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Présentation
Mon recueil de quinze poèmes Quelques rares qualités est publié aux éditions Poiêtês. Vous
pouvez lire quelques-uns de mes écrits sur mon site web :
http://site.voila.fr/emmanuel.blas/index.html |
Mon regard s'enfonce à l'intérieur de
tes reins
Mon cœur s'embrase, il se transforme en
aliéné
Mon âme s'évade de la prison de ses
pensées
Il a enfin trouvé tout ce qu'il
recherchait
Il crie, il rugit comme un lion possédé
Qui a enfin trouvé la proie qu'il
pourchassait
Le spectateur enchanté ne cesse
d'applaudir
Cette féerie charnelle si souvent espérée
Ce défilé de formes trop souvent
exploité
Le poète désespéré cesse enfin d'écrire
Lui qui croyait avoir à jamais échoué
Il ne cesse de contempler cette grâce,
ta beauté.
Je
viens vous apporter des fleurs
De
saisons, de parfums
Vous
les connaissez si bien
Je
vous apporte un peu de douceur
Les
roses pour vos yeux
Les
jaunes pour vos sourires
Les
blanches pour mon désir
Les
autres importent peu
Je
vous apporte des couleurs
Vos
yeux tristes me désespèrent
Tel
un croisé, je pars en guerre
Avec
mes modestes fleurs
Demain
mon paradis aura fondu
Vous
replongerez dans le malheur
Alors,
je reviendrai avec de nouvelles fleurs.
Qui me plonge dans un mince filet
d'espoir
Qui réveille toutes mes frayeurs
Doux regard, si barbare
A ta vue, mon esprit s'égare
Son seul vœu
Que tu détournes les yeux.
Sur les
feuilles
Les
ombres se balancent
Au
gré des solitudes coutumières
Les
vagabonds entrent en transe
Dans
cette passion meurtrière
Si
seulement tu n’existais pas
Je
connais les vérités et les lumières
Ces
artifices pour combler la misère
Plus
rien ne pourrait m’éloigner de toi
Ni
les aventures, pas même la foi
Il
ne me reste qu’à vivre lentement
À
apprécier le calme des jours cléments.
C
C…
toujours pour commencer
Je
pourrais imaginer
Je
pourrais m’efforcer
Je
pourrais arrêter de dire C
C…
comme ma chérie
C…
comme une mélodie
C…
apprendre à chanter
C…
toujours pour commencer
Je
pourrais apprendre à t’aimer
Je
pourrais du moins essayer
Je
pourrais arrêter de dire C
C…
la vérité
Je
pourrais apprendre l’alphabet
Je
pourrais te le réciter
Par
cœur, par cœur.
Mon
sang, mes rêves, mes espoirs
Je
donnerais tout pour deviner
L’envie
d’être désiré
Elles
frôlent mes chemins
Sans
jamais partager le mien
Il
est sombre et obscur
J’espère
une lueur, un appel
J’entendrais
Quelles
que soient la distance et les années
Je
veux que ma vie soit belle
Quelle
destinée sera la mienne
Parsemée
d’étoiles et d’aurores
Où
qu’elle soit, je trouverai ma reine.
Discrétion
J’aurais
voulu te dire
A
ma présence détachée
Des
silences pour te retenir
Ce
que j’avais à t’offrir
Des
résistances démodées
Face
à ce monde désordonné
Tu
as préféré les fantasmes et les humiliations
Tout
un univers de frustrations
De
cassures et d’inévitables blessures
Ce
que tu voulais, en es-tu si sûre ?
Ta
place dans mon cœur
Jamais
ne s’effacera
Malgré
la peine et les douleurs
Tu
seras toujours bienvenue dans mes bras.
Vague
brûlure quelque part
Sur
le cœur
Au
diable le hasard
Et
son cortège de jours meilleurs
Je
t’ai pleuré
Comme
personne ne pourra jamais
J’ai
supplié, le corps en croix
Pour
que tu reviennes près de moi
Quel
sot, quel insensé
Et
les autres qui me regardaient
J’étais
si bien là où j’étais
Prisonnier
des souvenirs et des regrets
Je
te pleure encore
De
temps en temps
Toujours
doucement
Mais
l’amour n’est pas mort
Il
brûle parfois, sauvagement
Je
le calme, je lui mens
Je
lui parle des jours merveilleux
De
tous tes rêves qui me font peur.
Excuse-moi
de ne pas être un héros
De
vivre silencieusement
De
laisser les cow-boys et les rodéos
Pour
la fumée et le divan
Excuse-moi
de parler rarement
De
ne pas trouver les mots
D’avoir
ce ton hésitant
De
laisser les autres me traiter d’idiot
Non,
je ne suis pas fier
Non,
je ne regarde pas le ciel
Je
pose mon visage par terre
Et
je pleure de voir le monde si cruel
Non,
je ne fais rien
Je
me lamente quotidiennement
Je
ne sais pas faire le bien
J’ai
peur, quoi de plus humain pourtant…
Cherchant
un parfum, une image
J’avais
ce que je voulais
Mais
je n’étais pas satisfait
A
trop t’attendre, j’ai changé
A
trop vouloir te posséder
Je
ne m’en suis plus inquiété
Tel
un garçon comblé
Le
soir de Noël, ses cadeaux à ses pieds
Finalement,
quelle utilité ?
Il
lui faut autre chose pour s’amuser
Tu
vas sûrement me détester
On
ne joue pas avec les sentiments
C’est
hélas ma seule vérité
Je
ne suis fait que pour être amant.
Manivelles
Quoi
de plus cruel
Un
rayon en été
Gisement
de fierté
La
panique sur le sentier
Le
Miracle !
Soudain
le vent
Les
regrets, les torrents
Les
victimes de pluie
Quelques
sourires aussi
Colère,
crime châtiment
Quelques
gouttes de vent
Restructuration
Un
reste de rage
L’ultime,
le pas sage
Rire
saccadé, chauve-souris assassine
Nuage
et petite pluie fine.
Battement
de cœur
Mélodie,
parfum
Couleur
de bien
Goût
de bien
Regard
déjà familier
Bienvenu
à la vie
Toujours
en profiter
Toucher
la main
Quelques
cris
Réclamer
le sein
La
première envie
Puis
fermer les yeux
Se
reposer
Se
laisser bercer
Bienvenu
merveilleux.
Tu
rougis ou tu as peur ?
Quelle
est la vérité ?
Fuir
ou rester ?
As-tu
déjà deviné ?
Tes
ongles cherchent ta chair
Te
pénètrent et te dévorent
Tu
voudrais tant plaire
Sans
dévoiler ton corps
A
chaque nuit suffit ses larmes
Tu
te croyais immobile et sérieuse
Si
proches des armes
Malgré
tes protections et tes décolletés
Tu
ne peux t’empêcher
De
songer et de regretter
Voudrais-tu
être enlacée ?
J’ai
caressé tous les chemins
Sans
arrières pensées
J’ai
toujours agi en homme de bien
Quel
naïf je faisais
Évidemment
je me trompais
Je
ne croyais pas mes hésitations
Trop
fier, sans imagination
Pas
le moindre soupçon de vérité
Et
tel un cheval sans cavalier
J’ai
foncé vers le précipice
Et
quand le sol s’est dérobé
Je
me suis offert en sacrifice
Mes
derniers soupirs et mes regrets
Ainsi
que les mots que j’ai prononcé
« Je
t’aimerai au–delà de la mort ».
Les
rideaux se sont fermés
Notre
histoire est terminée
Les
spectateurs s’en vont retrouver leurs vies
Nous
rejoignons les nôtres et la nuit
La
chaleur va bientôt s’apaiser
Nos
cris et nos larmes vont s’envoler
Chaque
histoire doit se terminer
Laisser
sa place à celle qui doit arriver
Bientôt
tout sera oublié
Et
dans un regard au coin d’une ruelle
D’un
éclair se remémorer
Combien
notre histoire était belle.
Attendre
et espérer
Un
sourire pour être gaie
Depuis
que tu es dans ma vie
Je
vis dans l’angoisse et les cris
Tu
parles, j’ai peur
Tu
bouges, je meurs
Quand
tu m’enlaces et que tu dors
J’aimerais
tant que tu sois mort
Je
ne vois plus que des horreurs
Et
le visage des enfants
Dans
la vie, il y a les fautes
Les
faibles et les puissants
Moi
qui croyais innocemment
Que
l’on pouvait enfin s’aimer
Tu
ne changeras jamais
Tu
ne sais pas t ‘exprimer
Tu
ne connais que les poings
Ma
vie désormais ne vaut plus rien
Plus
rien…
Bouton
doré
Sur
ma peau
Tendre
regret
Bouton
doré
Impossible
à enlever
A
déchirer
Bouton
doré
Misérable
saleté
Amour
ou paternité
Complicité
ou aveuglement
Souvenir
d’adolescent
Réminiscence
d’un passé
Révolu
et démodé
Bouton
doré
Impossible
à oublier
A
éviter
Bouton
doré
Pour
toujours et à jamais
Je
te ramasserai
Maudit
réflexe de désespéré
Je
te hais
Mon
bouton doré.
Elle
a cessé d’essayer
Elle
veut pleurer
Inutile
de vouloir arrêter
Inutile
d’y songer
Elle
sent au fond d’elle-même
Cette
horreur qui grandit chaque jour
Qui
se propage et qui sème
Sans
jamais faire demi-tour
Les
traitements, les consolations
Ne
peuvent empêcher
L’horreur
de se diluer
C’est
à l’intérieur, c’est sa malédiction
Chaque
jour, les résultats
D’autres
mauvaises nouvelles
Et
la certitude qu’ici-bas
Plus
jamais aucun homme ne lui dira
Qu’elle
est belle
Si
belle.
Mourir
d'aimer
Tu
chuchotes puis ta voix s'agrandit
Ton
chant se fait tendre et doux
Parfois
amoureux quand tu ris
Tu
répètes alors tes paroles enchantées
Et
mourir d'avoir aimé
Les
chœurs s'accélèrent
L'orgue
se met à jouer
Le
rythme ralentit, tout va se terminer
Par
mourir d'avoir aimer
Puis
le violon va t'emporter
Du
silence, tu vas te réveiller
Crier
ta rage pour les rêves ailés
La
tension ne fera que s'accélérer
Pour
mourir d'aimer.
Eveln
et Mars II
Eveln et Mars et plonger à côté
Le premier part le rechercher
Et le second qui le poursuit
Marcher en haut sous aucun plafond
L'univers est petit, l'air si froid
Et ce chat qui mord
Reconnaître ces rats qui dorment dehors
Sous la nuit d'un arbre fruitier
Évelyne
ne parvient pas à oublier
Et son frère, se pendant de bonne heure
Si vous pensez revenir hier
Sans oublier votre horloge et vos pieds
Retrouver vos deux nouveaux amis
Aux prises avec ce dévorant lit
Alain Bentolila