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J'ai traversé
ma vie avec beaucoup d’élan
Chevauchant le passé sur un bel alezan,
Tantôt tenant son crin avec toutes mes forces,
Tantôt gisant par terre enveloppé d’entorses,
Je suis là malgré tout, au seuil du Nouvel An.
Je
vois l’aube pointer sur ce Deux Mille Six,
Et je pense souvent au pays d’Osiris,
Où le limon du Nil a nourri ma jeunesse,
Qui m’a donné des jours parcourus en vitesse ;
Reverrais-je jamais ma belle Héliopolis ?
Je
rêve très souvent aux belles eaux du Nil,
Qui bercèrent mon coeur avant mon long exil,
Mais j’ai fait un parcours avec beacoup de chance,
Dans mon nouveau foyer rempli de bienveillance,
Qui m’accompagnera jusqu’ a l’ainsi-soit-il.
Me
voici arrivé, comme un vieux troubadour,
Encor sur mon cheval au bord de mon séjour,
Et c’est bien que je peux regarder en arrière,
Avec ma harpe en main et tenant la crinière,
Savourant ma vieillesse avec un brin d’humour.
J’espère
que l’enfant qui va naître bientôt,
Mettra fin aux conflits pour partager l’écot,
Et donner un sursis aux terribles souffrances,
Des peuples subjugués par les superpuissances,
Qui doivent s’accorder pour alléger leur lot.
La
Saint-sylvestre est là pour
sonner l’hallali,
D’un an qui fit couler les pleurs du tsunami,
Pourtant elle présage une nouvelle esquisse,
Avec des cotillons et des feux d’artifice ;
Saura-t-elle apaiser ce monde endolori ?
Avant
de m’en aller dans le lac éternel,
J’aimerai voir briller au fond du noir tunnel,
Cette petite flamme où beaucoup d’espérances,
Doreront les blasons des futures enfances ;
Donnera-t-elle au monde un amour fraternel ?
30 Décembre 2005
Incognito
Je me sens entouré par une foule énorme,
Elle grouille partout et passe sans me voir,
Je ne suis qu’un quidam, un tout petit point noir,
Un invisible rien dans un smog uniforme.
Ce canevas dépeint une lave difforme,
Qui coule à la dérive au fond d’un entonnoir,
Je sombre sous son poids avec très peu d’espoir
De jamais démasquer le pourquoi de sa forme.
Je suis dans ce magma tout à fait par hasard,
Un minuscule hic caché dans le brouillard,
Piétiné par la foule ignorant ma présence.
C’est dans l’incognito que je passe mes jours,
Dans un monde imprégné de sang et de nuisance ;
Ce tout petit point noir vous appelle au secours !
11 Janvier 2006
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Lorsque
la nuit me guette avec ses mille feux, Viens
reposer ta main sur ce cœur amoureux, Je
me perds chaque soir, dans de sombres méandres, Je
sombre sous le poids de ma triste détresse, 4
Janvier 2006 |
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Je
regarde les yeux de cet an qui s’efface, Il
naquit plein d’espoir mais se meurt en disgrâce, Bientôt
de nouveaux yeux nous promettront l’espoir, Le
monde voudrait tant pousser un grand soupir,
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Mon Frère
Dans mes rêves, hier soir, j’ai fait un long voyage,
Au temps de mon enfance où tout était douceur,
J’ai revu mes parents, ma maison et ma soeur,
Mon frère était absent de ce pèlerinage.
C’était mon inconscient qui m’ôtait son image,
Parce qu’assez récemment un cancer ravageur,
Foudroya son parcours d’érudit bon viveur,
Et me ferma la porte aux traits de son visage.
Malgré que mes parents sont morts depuis longtemps,
Ils avaient tous les deux dépassé leur printemps ;
Mais je les vis tous deux aux jours de leur jeunesse.
C’est drôle quand l’esprit sait rationaliser
Le départ des parents au point de leur vieillesse ;
Mais la mort d’un cadet le fait agoniser.
16 Septembre 2005
Notre Vie ...
Notre vie est brève
Comme un jour d'hiver,
Elle n'est qu'un rêElle
Un fugace éclair
Au fond de éthers ;
De son tranchant glaive.
Elle sabre l'air.
Dès notre naissance,
Tout est incertain,
Car la providence
Trace le chemin
De notre déclin,
Et la turbulence
De notre destin.
Quand la cloche sonne
Son funèbre glas,
Son air monotone
Suspend nos visas,
Et c'est le tréEt
Qui nous chaperonne
Dans nos mastabas.
13 Septembre 2005
Genèse
Quand le Seigneur sortit de son profond sommeil,
Il créa, du néant, la lune et le soleil,
Il répartit le temps de l’ombre et la lumière,
Entre l’astre de nuit et l’astre incendiaire ;
La lune fut d’argent et le soleil vermeil.
A la lune il donna le royaume du soir,
Un collier de diamants pour parer le ciel noir,
Et comme compagnon il délégua Morphée,
Pour répandre la paix pendant sa randonnée,
Et bénir le sommeil de dortoir en dortoir.
Au soleil il donna l’empire des chaleurs,
Pour lui faire couvrir la nature, de fleurs,
Il lui donna le don d’illuminer la plaine,
Et de faire germer la manne quotidienne ;
Il mit dans son carquois la gamme des couleurs.
Lorsque enfin Il finit de partager le temps,
Entre lune et soleil, il reprit ses sextants,
Il comblait l’univers, l’espace et ses grands vides,
De lumineux quasars et d’énormes bolides,
Qui traversent toujours les lointains firmaments.
Il prit notre planète et sépara les eaux
Des terres qu’Il couvrit d’animaux et d’oiseaux,
Il fit des océans les plus grandes cuvettes,
Et les alimenta de poissons, de crevettes,
De grands monstres marins et de petits coraux.
Il divisa la terre avec de grands déserts,
Et d’immenses forêts qu’Il vêtit d’arbres verts,
Il les peupla d’oiseaux dans leurs plus beaux plumages,
D’insectes, d’ophidiens et d’animaux sauvages ;
Les vents qu’Il leur souffla, firent d’exquis concerts.
Après ses longs labeurs la constatation
Qu’il manquait quelque chose a sa création,
Le fit revoir son oeuvre ; Il s’assit près d’un fleuve,
Et prit entre se doigts un peu de terre neuve,
Pour façonner un être avec cognition.
Il lui donna son souffle, une âme, un paradis,
Il lui donna la faune et la flore, hormis
Le grand pommier, là-haut, au milieu de la plaine,
Qu’il ne doit pas toucher, ni l’approcher, sous peine,
De perdre tous ses droits à ce divin logis.
Quand Il le vit jouer avec les animaux,
Et parler, sans réponse, à de petits oiseaux,
Il façonna, de suite, une autre créature ;
C’est de là qu’émana toute une autre aventure,
Premier point de départ de tous nos grands fléaux.
Et c’est ainsi que le pépin
D’Adam, semé dans le jardin
Fécond, plein des délices d’Ève,
Fit déborder une ample sève,
Qui fut le germe de Caïn.
3 Juin 2005
Ma Petite Fille
La nuit baille et s’en va, cédant sa place au jour ;
C’est ton anniversaire, et gentiment je pose,
Sur ton petit coussin, où ta tête repose,
Silencieusement, une fragrante rose,
Blanche comme ton âme, avec tout mon amour.
Assis près de ton lit, j’admire ton sommeil,
Et je revois l’instant du jour de ta naissance ;
Mon cœur s’emplit de joie et de reconnaissance,
Envers les dieux cléments pour cette récompense,
Qui t’a donnée à moi, mon aube, mon soleil.
Mon Dieu que le temps passe ! Exactement cinq ans,
Que tu vins dans nos cœurs, ma petite Michelle,
Nous t’avons vu grandir en une demoiselle ;
Tu nous rends notre amour et tu nous ensorcelles,
Avec tes cheveux noirs et tes jolis rubans.
Oh ! ma petite fille ouvre tes beaux yeux bleus,
Regarde ton papa qui t’admire en silence,
Assis près de maman, ses yeux pleins d’espérance,
Pour que les dieux du ciel protègent ton enfance,
Et t’épargnent les maux d’un avenir houleux.
Sereine, sans soucis, comme un ange tu dors,
Car ton âme jouit d’une aura d’innocence,
Mais nous craignons pour toi tes ans d’adolescence,
Dans un monde qui guette, avec concupiscence,
La belle pureté de tes plus beaux trésors.
Ah ! que voilà tu sors de ton profond sommeil,
Tu vois ta rose blanche et ta belle poupée,
Tu te frottes les yeux et restes bouche bée,
Tu te lances vers nous, comme un raz-de-marée ;
Ton sourire remplit la chambre de soleil.
23 Mai 2005
Appréciation
Tes beaux yeux verts, tes lèvres roses,
Tes cheveux blonds, ton nez câlin,
Ton beau sourire cristallin,
Que tu répands en grandes doses,
Sont l’ornement de mon festin.
Tu m’as donné ton corps, ton âme,
Me soutenant sur mon chemin,
Notre parcours, main dans la main,
Qui ne fut pas toujours sans blâme,
Arrive au bout de son chemin.
Lorsque mon cœur te dit je t’aime,
A mon réveil, chaque matin,
Je vois que ton regard serein,
Me rend ce sentiment suprême,
Et la douceur de ton soutien.
En atteignant nos crépuscules,
Paisiblement et sans chagrin,
Nous supportons notre déclin,
Avec nos maux et nos pilules,
En remerciant notre destin.
19 Mai 2005
La Mouette
Il fait très froid ce jour d’hiver,
L’ouragan fait rugir la mer,
Un vent très fort souffle et maltraite
Cruellement une mouette ;
Elle a subi de grands dégâts,
Probablement dans des combats,
Elle est si frêle et délicate,
Elle n’a qu’une seule patte,
Elle traverse le chemin,
Pour se poser dans mon jardin,
Elle boite vers ma volière,
Une retraite hospitalière ;
Elle s’avance avec effroi,
Ses plumes sont en désarroi,
Mon poulailler s’ouvre et l’invite,
C’est bien tentant, mais elle hésite ;
En sautillant, elle entre enfin,
Car elle a froid et meurt de faim.
Mes braves poules généreuses,
Laissent rentrer la malheureuse,
Elles la laisse picoter,
Leur déjeuner, sans hésiter,
Même le vieux coq la salue,
Lui souhaitant la bienvenue,
Le coq lui dit : « Reste avec nous,
Ici nous vivons sans remous,
Notre maîtresse est très gentille,
Nous faisons part de sa famille,
Elle vient nous ravitailler,
Et nettoyer le poulailler,
Notre existence est confortable,
Reste avec nous, c’est agréable. »
Mais la mouette lui répond :
« Je ne veux pas te faire affront,
Je veux te dire sans ambages,
Que je comprends les avantages,
De votre vie en ce lieu sûr ;
Mais moi, vois-tu, j’aime l’azur,
Je suis né de ces nobles races,
Pour conquérir les grands espaces,
Le vol est mon hérédité,
Mes ailes sont ma liberté,
Les monts, les mers, les champs, les plaines,
Sont les piliers de mes domaines. »
Ayant tout dit, le pèlerin,
Quitte son hôte et mon jardin.
Ce bel oiseau si plein d’audace,
Soudain me mit en face-à-face,
Avec mon sort de basse-cour,
Qui jalonna tout mon séjour ;
Si je reviens, mon cœur souhaite,
Renaître comme une mouette.
16 Mai 2005
Halloween
En ce froid soir d’hiver, parmi les sépultures,
Le grincement strident des portes des caveaux
Et le soulèvement des dalles des tombeaux,
Libèrent, tour à tour, squelettes et lémures.
Du fond du cimetière on entend les murmures
De tous ces trépassés dans leurs habits spectraux,
Ils forment, éperdus, de macabres tableaux,
A travers les rayons de cette nuit obscure.
La nuit de halloween ouvre tous les coffins,
La terre se remplit de spectres inhumains,
Qui rodent les chemins sortant des nécropoles.
Ils vont de porte en porte en secouant leurs os,
Mais quand le jour revient couronné d’auréoles,
Les squelettes s’en vont retrouver leur repos.
7 Mai 2005
Les Humeurs des Vents
Quand Dieu donna son souffle aux hommes,
Ce souffle aussi créa les vents,
Des doux zéphyrs ensorcelants,
Aux ouragans belligérants,
Qui nous font peur et nous assomment.
Quand en été les douces brises,
Baisent nos rêves de fraîcheurs,
Et nous remplissent de langueurs,
Elles nous donnent les saveurs,
Pour nos latentes gourmandises.
Dans les déserts, ronflent les sables,
Simouns, khamsins aux vents brûlants,
Ces phénomènes aveuglants,
Avec leurs hurlements cinglants,
Sèment paniques effroyables.
En mer ils soufflent des tempêtes,
Ils bouleversent les destins,
Des capitaines, des marins,
Tristes pâtures de requins,
Qui s'aventurent sur ces crêtes.
Quand ils se mettent en colère
Les vents se font vraiment méchants,
Et leurs passages fulgurants,
Causent des dégâts effrayants,
En répandant mort et misère.
Aux pôles la neige aveuglante,
Balaye tout sur son chemin,
Ce grand panorama alpin,
Porte l'empreinte du divin,
Dans sa splendeur stupéfiante.
Les vents balayent les surfaces,
Des océans et des déserts,
Des monts tout blancs, des plateaux verts,
Et des espaces grand ouverts,
Des villes et leurs populaces.
Le vent dispense ses caresses,
Passant sa main tout gentiment,
Sur nos sommeils exquisément,
Mais il devient très alarmant,
Pendant ses rages vengeresses.
25 Octobre 2004
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La Belle Nature
De temps en temps une ombre passe, Quand nous venons en face-à-face, Nous ne devons pas oublier, Ouvrons nos bras à ces passés, 16 Décembre 2003
La Triste Guitariste
Pessimisme
Jeunesse
Découverte Macabre ! Je veux ... Je
veux que le bonheur dans ma vie pénètre Pour
l’arbre sur la route, avec ses belles branches, Pour
tout, enfin, mon Dieu, pourvoyeur d’abondance, Septembre 2001
La virgule de la vie Ce
soir je suis tout seul, ma femme est en voyage J’ai
toujours préféré ces dansants feux de l’âtre, J’aime
cette lueur, qui chauffe, et m’enveloppe; Ce
beau feu, la musique, enlacent mes pensées, Et
me voici tout seul , devant la cheminée, J’entends
un miaulement, elle arrive, mignonne,
Octobre 2002 Mélancolie d’un enfant
Moldave
Bientôt
l’écume jette au fond du firmament
Un beau disque d’argent pour éclairer les plaines, Son vieux manteau mité, se traîne lentement Pour couvrir l’univers et soulager ses peines.
Ces
petits feux brillants veillent toute la nuit,
Sur le silence mort qui règne sur la terre, Et qui, de temps en temps, est percé par le bruit Du lugubre hou-hou d’un hibou solitaire.
Les
champs des laboureurs s’assoupissent repus,
Une douce rosée adouci leurs semences, Les labeurs des humains sont tous interrompus; Les villes et les bourgs tirent leurs révérences.
Les
gens vont au théâtre ou bien au restaurant,
Sous le ciel clignotant, les boulevards s’entassent, Les cinémas sont pleins, le monde exubérant, Cherche hors de chez soi les choses qui délassent.
Dans
son sein ténébreux l’astre accueille les pleurs
De tous ceux que le sort accable de souffrances, Et qui n’ont d’autres liens que peines et malheurs, Car ils ont tout perdu, même leurs espérances.
Par
contre, dans les bois, les baisers, les soupirs,
S’opposent aux sanglots des âmes ténébreuses, Ils parfument les cœurs de leurs mille élixirs, Et font un contrepoids aux larmes douloureuses.
Mais
bientôt, le silence, inévitablement,
Nous redonne la paix dans l’empire des rêves, Pendant que tout sommeille, un doux gazouillement Nous annonce la fin de ces heures, si brèves.
Le noir
velours des cieux commence à s’éclaircir,
Comme un phénix en feu, l’astre du jour se lève Du fond de l’océan, que ses feux font roussir; Le chant du coq, au loin, dit que la nuit s’achève.
Depuis
l’aube des temps, de clin d’œil en clin d’œil,
La ronde fait tourner le soleil et la lune, Qui contrôlent nos jours, du berceau au cercueil, Et qui sombrent toujours dans les flots de Neptune.
Adieu !
Adieu ! que de tristesse on ressent pour le dire, Ce mot qui fait pleurer, qui sépare les cœurs, Ce mot, si déchirant, qu’il faudrait le proscrire, Souvent il fait jaillir, nos fiels et nos rancœurs. C’est un mot si final et si plein d’amertume, Il crache du venin quand on est en courroux, Par contre c’est un mot, quand il est dit posthume, Séparé d’un sanglot, à-Dieu, devient si doux. J’hésite à l’employer, car il entache l’âme, Pour amants, et amis, c’est le bannissement; Par ce mot, on éteint les cendres de la flamme, Qui réchauffait les cœurs, avec ravissement. Pourquoi faut-il briser ce verre si fragile, Qui donne à l’amitié son beau son de cristal, Par ce mot, si méchant, par ce mot qui mutile, Un chaleureux passé, par un rejet brutal. Adieu ! je veux bannir ce mot qui tranche et sèvre, Le cœur de l’amitié, la beauté de l’amour, Ce mot, qu’en le disant, fait trembler sur la lèvre, Une larme barrant la route du retour.
Ma muse
Quand ma muse apparaît, souvent elle m’amuse, En chatouillant mon coeur, ma plume et mon vélin, Elle dicte mes vers, de joie et de chagrin; Je suis son gigolo, l’amoureux qu’elle abuse, En caressant mon parchemin. Quand elle ne vient pas, je l’appelle sans cesse, Je deviens apathique, et le sommeil me fuit, Je la cherche partout, chaque jour, chaque nuit, Puisque même, de loin, elle me tient en-laisse, Et son absence me détruit. Après m’avoir trompé, sans aucune conscience, En allant inspirer, poètes, écrivains, Elle revient me voir, un luth entre ses mains, Sentant encor le lit, de sa concupiscence. Avec peintres et musiciens. Je la prend dans mes bras, comme un cocu poète, Heureux de la revoir, et de tout pardonner, Comme si rien n’était, elle sait m’enchaîner, Et me faire danser, comme une pirouette, Qui sait comment m’embobiner. Ô muse, ma muse, pardonne ma faiblesse, Reste tout près de moi, donne-moi ton support, Je t’aime, je te hais, car dans tes mains, mon sort, N’est qu’une marionnette, infidèle maitresse; Je suis à toi, jusqu’à ma mort. Juillet 2002. L’éternelle muse. La muse est éternelle, elle est, avec les anges, Au coude du Seigneur, pendant la création; Son rôle est de fournir, aux arts l’inspiration, Et faire propager, de nation en nation, Un unique langage, en de langues étranges. A la tour de Babel, projet plein d’insolences, La muse du Seigneur, jette la confusion; La langue qui liait ce monde, et sa vision Multiplia les sens, en grande profusion, Et cela engendra d’énormes consèquences. Dès le début des temps, elle va d’âge en âge, Elle parle le grec, avec le grand Platon, Et puis c’est en anglais qu’elle inspire Byron, Et presque au moment même, elle dicte à Villon, Sa fameuse épitaphe, au bord du sarcophage. Le monde entier lui doit, Mozart et Baudelaire, Gershwin, Bossuet, Bach, Shakespeare et Tiepolo; Les âges sont, pour elle, un simple tremolo, Qu’elle franchit d’un pas, d’Euripide à Hugo, Et caresse en passant, Themistocle et Molière. Sur les ailes du temps, sa présence surplombe La musique, les mots, le grand, l’insignifiant; Elle inspire Goya, Flaubert et Maupassant; Elle veille au chevet, du vieux Chateaubriand, Lui dictant ses derniers, Mémoires d’outre-tombe. Elle fit de Rodin, grand sculpteur émérite, L’égal de Michel-Ange, et des Greco-Romains, Elle sait ciseler, marbres et parchemins; Tous les grands musiciens, qu’ils soient Francs ou Germains, Ou d4autres nations, chantent sa réussite. Après son amitié pour tous ces personnages, Comment puis-je espérer recevoir ses ardeurs? Après tout, je ne suis qu’un de ses rimailleurs, Qui doit se contenter de ses quelques faveurs. Ce soir, je suis tout seul avec mes griffonnages. Août 2002.
L’indifférence
Nous
passons notre vie à jouer pile où face,
Les haines d’un côté, de l’autre les amours, Nous subissons les deux, mais ce qui nous tracasse, C’est quand l’indifférence, envenime nos jours.
Haines,
affections, deux faces d’une pièce,
Sont intégralement cousues dans nos coeurs, La vie nous apprend qu’avec un peu d’adresse, On peut leur octroyer, une même valeurs.
Ce sont
deux passions qui soulèvent nos âmes,
Pour le mal où le bien avec un objectif, Mais quand nous subissons, l’indifférence infâme, Elle remplit nos coeurs, d’un poison corrosif.
La haine
et l’affection dénote qu’on existe;
Quand on est ignoré c’est la désolation, On devient très amer, retiré, pessimiste, On est pris de panique et de consternation.
L’âme
humaine a besoin de voir dans une glace,
Un regard qui lui rend des sentiments concrets, Mais si rien ne paraît, tout son esprit se glace, Et se fond dans des pleurs, de rage et de regrets.
Aimez où
haïssez, avec exubérance,
Montrez vos sentiments et vos émotions, Mais ne montrez, jamais, un air d’indifférence, Car cette nullité, répand l’affliction.
Il faut
toujours montrer la face d’une pièce,
Sans jamais piétiner les sentiments humains, Qui sont nos seuls atouts, nos cachets de noblesse, Qui nous donnent l’espoir de meilleurs lendemains.
16 Février
2003.
Méditation
Ma
Fillette
C’était
un clair et beau Dimanche,
On s’empressait à la maison, Elle portait la robe blanche, De sa première communion.
Qu’elle était
belle, ma fillette,
Avec ses beaux cheveux châtains, Qui cascadait de sa voilette, Elle égalait les chérubins.
La cathédrale était
remplie,
De fleurs et feuilles d’oranger, Elle ajoutait sa panoplie, Aux carillons du haut clocher.
L ‘evêque avec son
acolyte,
Tous deux vêtus d’habits blancs-purs, Nous aspergeait à l’eau bénite; L’orgue faisait trembler les murs.
Je me reveille de mon
songe,
Et je regarde autour de moi, Mon Dieu! Ce que je vois me plonge, Pour un instant, en désarroi.
C’est ma fillette
qui se lève,
Pour embrasser son jeune époux, Ah! son enfance fût si brève! Je suis heureux, je suis jaloux.
Je suis ici, ce beau
Dimanche,
Pour assister à son bonheur, Elle est toujours en robe blanche; Adieu fillette, adieu mon coeur.
J’ai tant joui d’être
son père,
Mais maintenant j’ai son enfant, Et c’est si beau d’être grand-père, Tout recommence, comme avant.
21 Février
2003.
A Mlle H.D.
Amour T’aimer pour ton regard, t’aimer pour ton sourire Où pour ton corps bien fait, qu’en silence j’admire, Non, si je vais t’aimer ce sera pour l’amour, Ce sera pour le don de t’avoir chaque jour Tout près de moi, sans fin, pour l’amour de ton âme, Car ton comportement, un jour, perdra sa flamme, Il se pourrait, aussi, que les ans et les pleurs Feront flétrir ton corps, tes yeux ensorceleurs, Tes appas séduisants, ta grâce féminine, Tout ce que j’aime tant; ce jeune air de gamine, Tout va t’abandonner. Vais-je te mépriser? Parce que l’éphémère a couru se briser Contre l’âge, la peine ou contre les alarmes? Vais-je alors ajouter à ton malheur des larmes? Vais-je, à tes yeux hagards, te jeter mon dédain? Vais-je te faire mal par un mépris hautain? Souiller le souvenir, imprégné de tendresse De l’amant de jadis, de nos instants d’ivresse? Vais-je enfin déserter le lit du premier jour Ou nos deux chairs en une ont scellé leur amour? Non, non je vais t’aimer pour l’amour en lui même, Pour cette part de Dieu, pour cette foi suprême. Je vais t’aimer pour nous, avec toute l’ardeur D’un amour infini dans toute sa splendeur. Et quand l’âge et le temps auront blanchi nos têtes Et que nos yeux seront flétris par les tempêtes, Quand, enfin, le nocher, m’enlèvera un jour, Je t’aimerai bien mieux dans l’éternel séjour. 1949-2001. Continuum Que va-t-il arriver quand la vie s’arrête, Quand le dernier soupir laissera notre corps, Quand, enfin, notre esprit, en s’envolant, s’apprête, A quitter notre cosse et ses liens, aux remords? Y a-t-il un résidu qui s’élève et s’envole, Vers d’autres horizons, vers d’autres univers, Pour reprendre son cours avec une auréole, Où pour recommencer dans un monde divers? Serons-nous enrobés d’une nouvelle écale, Et remis sur la terre avec un autre sort, Pour un nouveau trajet, une nouvelle escale, Retraçant les hasards, jusqu’au jour de la mort? Serait-ce Nirvana, qui recevra notre âme, Pour la joindre au divin, pour toute éternité, Et savourer la paix, aux pieds de ce grand brahme, En l’embaumant d’amour et de sérénité? La mort n’est pas la fin du trajet, qui commence Le jour que nous prenons notre premier soupir, C’est un continuum, constante transhumance Vers d’inconnus futurs, qu’il faudra découvrir. Il faut vivre la vie et ce qu’elle nous offre, En acceptant le sort fourni par ce parcours, Et quand la mort viendra, nous mettre dans un coffre, Nous reviendrons, peut-être, avec d’autres atours. Novembre 2002 Je cherche... Je cherche le bonheur, dans tes baisers, ô, femme, Je cherche ces baisers, pour soulager mon coeur, Je cherche, sans trouver, l'arôme de ton âme, Pourrais-je un jour, enfin, trouver cette âme soeur? Je cherche ces baisers, pour soulager mon coeur, Il saigne, jour et nuit, et vit dans la détresse, Pourrais-je un jour, enfin, trouver cette âme soeur, Qui le soulagera, d'une seule caresse? Il saigne jour et nuit, et vit dans la détresse, Ce cœur qui veut aimer, et qui ne trouve pas, Qui le soulagera d'une seule caresse. Il souffre, il pleure, il geint, il aspire au trépas. Ce cœur qui veut aimer, et qui ne trouve pas, Ô, femme il est à toi, prends-le dans ta berceuse, Il souffre, il pleure, il geint, il aspire au trépas, Dis-lui des mots d'amour, ô, belle ensorceleuse? Ô, femme, il est à toi, prends-le dans ta berceuse, Chante-lui doucement, pour assécher ses pleurs, Dis-lui des mots d'amour, ô, belle ensorceleuse, Puis, d'un baiser, bien doux, écarte se frayeurs. Chante-lui doucement, pour assécher ses pleurs, Rallume, dans ce cœur, une petite flamme, Puis, d'un baiser, bien doux, écarte ses frayeurs; Je cherche le bonheur, dans tes baisers, ô, femme. 1947-2002 La Colline ( Rondeau ) Sur la colline, que l'aube illumine, L'ouragan, en colère, se mutine, Il emporte tout, hurlant sa fureur, Qui sème partout, panique et terreur, Malgré tous ces dégâts, l'aube dessine, Un grand soleil brillant, qui se dandine, Pour apaiser le courroux, qui s'obstine, A faire trembler le monde d'horreur, Sur la colline. Bientôt le soleil voit cette ruine, Produite par l'infernale machine; Il cache son regard, avec douleur, Derrière un sombre nuage, grondeur, Et ses pleurs s'échappent, en pluie fine, Sur la colline. Juillet 2002 L'Aube Tout dormait dans les champs; le silence et la paix, Régnaient dans les vergers, régnaient dans la verdure, Mais déchirant, soudain le sombre dôme épais, Un rayon fit chanter le coq et la nature. Bientôt, le paysan marche près de ses bœufs, Et déjà, dans les champs, le soc creuse la terre, La fermière, en sabots, s'en va chercher les oeufs, Et traire, en chantonnant, sa vache solitaire. Les oiseaux, gazouillant dans les bois de sapin, Le carillons joyeux des vaches, sur la pente, Egayents les coteaux arrosés de matin, Et l'onde fraîche va, murmurant, indolente, Dans son lit tortueux, vers d'autre horizons. Du fond de la clairière, on entend que le pâtre, Appelle ses brebis sur les tendres gazons, Il éteint, lentement, les derniers feux de l'âtre Qui l'avait réchauffé durant la froide nuit. Il retourne à sa flûte, amie pastorale, Et s'assied près du lac, où le soleil reluit; Pour lui cette nature est une cathédrale! Ce cycle est continu, comme à l'aube des temps, Le jour poursuit la nuit, et le tout recommence, La pluie et le soleil, l'hiver et le printemps, Et le blé s'épanouit de sein de la semence. Bergers et paysans, campagnes et faubourgs, Tout s'éveille et reprend les labeurs de la vie, Mais quand l'astre finit son majestueux parcours, La nature s'endort, se sentant assouvie. 1947-2001
Lever
du jour
C’est tout
un nouveau jour qui se lève de l’ombre,
Il pointe à l’horizon d’une pâle couleur, Il retire, un à un, les voiles de pudeur, De la nuit qui se pâme, au toucher plein d’ardeur, De ce nouvel amant, qui la prend, sans encombre. Elle s’adonne à lui, jouissant de l’odeur, Qui jaillit de ce corps, rayonnant de splendeur, Qui la fait tressaillir au tréfonds de son coeur, Et dans son paroxysme elle se cabre et sombre. Le triomphant soleil, du lit, plein de chaleur, Se lève et distribue au monde sa verdeur; La nature s’étire et sort de sa torpeur, Pour saluer ce jour, qui sort de la pénombre. Mais la nuit reviendra reprendre sa froideur, Et répandre son voile et sa douce moiteur, Sur un monde transi d’un élixir rêveur, Demain, un nouveau jour se lèvera de l’ombre.
2 Février
2003.
Tolérance Heureux, celui qui de la chère, Déguste, à table, les plaisirs, Qui, dans son lit, toujours préfère, Des belles chairs et ses désirs. C’est beau d’aimer, aussi, la vigne, Ah, ce Bacchus, qu’il est heureux, Ce vieux mortel, alors est digne, D’être le préféré des dieux. Et si ce tout, avec la lyre, Rend le séjour plus tolérable, Et qu’il lui donne du délire, Cela ferait plaisir au diable. 31 Janvier 2003. Lennui.
Souvent, un grand
ennui se répand dans mon âme, Sournoisement, il vient, sans se faire inviter, Ce mauvais resquilleur, arrogamment réclame, Toute ma paix desprit, quand il vient résider.
Jessaye, sans
succès, de lui montrer la porte, Il envahit mon cur et ma sérénité, Je cherche des amis, pour me prêter main-forte, Ils sesquivent blâmant ma taciturnité.
Je suis un bon-vivant,
jaime la bonne chère, Jaime, aussi, la musique et beaucoup de grands crus, Je ne suis pas bougon, et jai du savoir-faire, Mais quand lennui simplante, je deviens un reclus.
Ô, que cest
embêtant, quand lennui menvenime, Car je deviens morose, et comme un escargot, Je me recroqueville, et ma triste déprime, Fait, que mes « bons » amis, me traitent de cagot.
Heureusement, le moi,
bientôt, se débarrasse, De ce triste importun; je reprends mon train-train, Je redeviens social, et jôte ma cuirasse, Et je suis, de nouveau, ce joyeux boute-en-train.
Ah, oui, mes chers amis,
lorsque le soleil brille, Vous êtes tous présents, pour faire des chichis, Quand jai besoin de vous, votre amitié vacille, Et me tourne le dos, sans faille; eh, bien, tant-pis. 30
Janvier 2003.
Coeur de femme ! Courroux et
paix.
Résurrection.
Assis
près dun ruisseau, un soir de pleine lune, Pensant à mon passé, je regardai les flots Chatouillant les cailloux, jappelai la fortune, Pour apaiser mon cur, et tarir mes sanglots. Quand
par enchantement une voix argentine, Me dit en mapprochant : « Quavez-vous, vous souffrez? Je vis sur londe claire, une tête enfantine, Qui se pencha sur moi, me disant : « Vous pleurez? » Je
levai mes yeux mous, sur ce petit visage, Qui si soudainement, me fit tant tressaillir, Je me sentis rempli, dun délicieux présage, En fixant sur cet ange, un plaidoyant soupir. Les
formes de son corps, couvertes dun vieux
châle,
Allumèrent la flamme, au fond dun cur souffrant, Je fus rempli divresse, et sur sa joue pâle, Je posai, sans penser, un baiser enivrant. Déesse
voluptueuse, es-tu démon ou femme? Qui sur ma triste route, a pu guider tes pas? Comment devines-tu, les tourments de mon âme? Tu sais que jai besoin, de ton cur, tes appas. Ma
main frôla sa tête, laissant tomber son
châle, Et là, sur son épaule, un tout petit enfant Dormait paisiblement; mon Dieu quil était pâle! Ce tableau, sous mes yeux, était ébouriffant. Jétais
abasourdi, mon esprit en détresse, Je reculai dun pas mais je revins sur moi, Je compris quelle avait grand besoin de tendresse, Et mon cur déborda dun grand élan démoi. Oh ! femme
écoute moi, je suis seul dans ce monde, Dis-moi quel est ton nom et ne me quitte point, Laisse-moi partager, ta course vagabonde; Si tu me le permets, je serai ton conjoint. Nous
serons souverains, de tout ce grand empire, Je te ferai ma reine, et je serai ton roi, Être ton compagnon, cest tout ce que jaspire, Réponds-moi, mon amour, réponds, veux-tu de moi ? On
mappelle Régine, dit-elle dun air
triste, Jai tout abandonné, ma mère, mon couvent, Jai fui mon bourg tranquille, et jai suivi la piste, De lhomme que jaimais, père de mon enfant. Ce
lâche me séduit, tout en me rendant
mère, Le traître, sans regrets, choisit de se sauver, Quand je lui fit savoir, quil allait être père; Je le poursuis depuis, sans jamais le trouver. Regardant
son enfant, elle ouvrit son corsage, Elle exposa son sein, pour pouvoir lallaiter, Lenfant ouvrit sa bouche, et tourna son visage Vers ce petit sein rose, et se mit à téter. Elle
serra lenfant, juché sur sa poitrine, Elle ferma ses yeux, et sendormit sans peur, Je remis sur son corps, sa vieille pèlerine, Et massoupis aussi, repris par ma torpeur. Je
rêvais de beaux jours, appuyé sur un saule, Écoutant le ruisseau, qui roucoulait sans fin, Ma Régine était là, dormant sur mon épaule, Berçant entre ses bras, son petit séraphin. Je
regardais la lune, en pensant à ma vie, Je me vis tendre fils, pieux jeune enfant de chur, Mais plus tard, grandissant, je fus pris dune envie, De prendre le chemin, dun ignoble noceur. Jai
vécu de plaisirs, ils ont durci mon être, Jai parcouru le monde, en semant mes déchets, Jai perdu le respect, de ceux qui mont vu naître, Je me trouve tout seul , au bout de mes trajets. Et
me voici, devant ce ruisseau qui sécoule, Nayant jamais aimé, dautres que le plaisir, Mon passé disparaît, emporté par la houle, Régine, sur mon cur, verse son élixir. Un
doux gazouillement, en crescendo,
sélève, Envahissant les bois, dun rythme délicieux, La flûte du berger, le rejoint et soulève Les voiles de la nuit, en éclairant les cieux. Depuis
quelques instants, la nuit cède à
laurore, Son domaine pesant, comme une absolution, Le renouveau surgit, et mon cur se restaure, Lamour me sauvera, de la dépravation. Noyé
dans ma torpeur, je ne vis pas Régine, Ouvrir ses beaux yeux noirs, et les fixer sur moi, Elle offrit à lenfant, sa petite poitrine; Ce geste maternel , souleva mon émoi. La
prenant dans mes bras je me sentis renaître, Pour la première fois, je ressentis lamour; Oubliant mon passé, jétais prêt à commettre A cette douce union, chaque instant, chaque jour. Le
disque de carmin, embrasa la nature, La campagne reprit, ses labeurs journaliers, Le paysan se mit, à son agriculture, Et le bruit sentama, dans tous les ateliers. Régine
se leva, prit sa petite fille, Vers la rive, tout près, et se pencha sur leau, Elle lava lenfant, puis levant sa mantille, Elle trempa ses pieds, dans ce petit ruisseau. Elle
revint vers moi, et me remit Michelle; Elle donna ce nom, à son petit poupon; Cétait de Périgny, tout près de La Rochelle, Quelle avait commencé, la chasse à ce fripon. Elle
était fille unique, au sein dune famille De bons bourgeois aisés, et chrétiens pratiquants, On ne lui permettait, aucune peccadille, Sa faute provoquât, des mots durs et choquants. Elle
avait dû quitter, sa tranquille existence, Son couvent la chassa, sa famille, elle aussi, Se montra sans pitié, pour son inadvertance. « Et voila, mon ami , pourquoi je suis ici. » «
Comme toi, jai couvert, des routes
détestables, Pour arriver au bord, de ce ruisseau bénit, Le destin nous a joint , deux êtres vulnérables, Je suis prête à taider, pour nous construire un nid. Nous
sommes âmes surs, allant à
laventure, Nous cherchons tous les deux, un soutien, un support, Je voudrais bien te suivre, avec ma créature, Si tu veux bien de moi, pour nous mener au port. » Je
la pris contre moi, nos lèvres se joignirent,
Nos corps firent de même, avec exaltation, Nous reçûmes des cieux, quand ils nous conjoignirent, Le cachet immortel, de leur approbation. « Je
vais te ciseler des mots, comme un orfèvre, Pour te faire un diadème, en or et en diamants, Je veux que plus jamais, de moi tu ne te sèvre, Et nous partagerons, nos jours en vieux amants. Allons
construire, à trois , un foyer de tendresse, Elevons ton enfant, vivons au jour le jour, Je serai ton servant, tu seras ma maîtresse, De nos vies faisons, un bel hymne à lamour. » Adieu mon
sort hideux, existence perverse,
Je naurai plus besoin, de pleurs et de regrets, Près de moi jai trouvé, cet amour qui me verse, Le pardon sur mes jours, passés aux lazarets. Poème à part
Christian Cally
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