! Poète ?
Dire en des mots choisis les choses de la vie
Magnifier les Amours, chanter la mort sordide
Exalter les plaisirs, les regrets ou l’envie
Raconter la souffrance humainement perfide
Etre maître des sons, jouer avec les sens
Jongler avec les rythmes en musicien du verbe
Montrer de l’au-delà ce que l’humain encense
Détailler des miracles aux sensations acerbes
Inspirer l’idéal de féminines âmes
Emouvoir par l’image et créer l’émotion
Dépeindre le détail pour que d’aucuns se pâment
Suggérer en rêveries d’irréelles notions
Le poète a ce don de peindre avec des mots
Les maux du monde entier parfois à demi-mot
Poétisant le laid pour en faire du beau
En artiste il vit, reclus en son tombeau
Le poète par son art de combiner les vers
Fait vivre à ses lecteurs, rêveurs dans l’univers
Après un dur labeur de recherche artistique
Ses rêveries intimes en des formes classiques
Suis-je un poètereau ou un futé poète ?
Auprès de vous Lecteurs, permettez que j’enquête…
Folie
Je vis tout simplement hors folies et grandeurs
Lorsque je suis sujet à la mélancolie
Il me targue de dire avec forces candeurs
Que mon esprit s'évade en rêves de folies
Certes ces états-là sont de courtes durées
Mais me font un bien fou et gèrent ma raison
La sagesse s'acquiert par ces peines endurées
Que maint humain subit au détour des saisons
En cette vie fofolle où tout est frénésie
Je fais l'éloge ici d'une folie certaine
Et suis parmi ceux-là dont l'âme puritaine
A foi en une terre où fleurit la splendeur
Que FOLIE et marottes égayent avec ardeur
De délires, de débauches et de folle hérésie
Hôtel Astoria Stresa.it
Sonnet irrégulier
Les Maissineries VI 20
Anniversaire
Depuis l’antiquité, l’homme adore les fêtes
Faisons donc la nouba tant qu’on peut si l’on aime
Avec forces plaisirs sans les excès bohèmes
Par soucis de garder équilibre en nos têtes
Les anniversaires sont les occases rêvées
Où l’on rit, où l’on boit, où l’on rote, où l’on chante
Où l’on danse à vingt ans, à cinquante, à septante
Lors, mon« ego » se plait à les voir ravivées
Ainsi je vis heureux avec ces sensations
Las, il en est certains qui créent des vexations
Dues aux chagrins cruels et génèrent des larmes
Notre vie serait triste avec juste des charmes
Qu’elle ait des hauts, des bas, je fuis le tristounet
Car je suis optimiste et vous le dis tout net
Sonnet irrégulier
Les Maissineries III.20
L’Anthologie et
les mots
Écrire et versifier avec style et beauté
Des mots donnant la vie et d’autres primautés
A des vers émotifs et à rimes parfaites
Tendrement composés font ma joie et ma fête
Choisir les mots qui font des bouquets de parole
Être l’élu des foules, être en fait une idole
Être mis en compil au sein de florilèges
Le poète émérite a seul ces privilèges
N’étant point ce poète en ce sens n’étant rien
Par le monde hélas, je suis juste un terrien
Indigne de planer en la chrestomathie
Où dort le merveilleux au creux d’œuvres choisies
Les Maissineries V.20
Les passeurs de mémoire
Thème
du printemps des poètes 2005
Je fus plongé jadis du temps de ma jeunesse
En des textes en grec, en latin, en français
D'érudits d'occident ayant gloires et succès
Dont les vertus profondes ont créé ma richesse
Ma mémoire a gardé en mon coeur la tendresse
Pour les écrits en prose et poèmes et tercets
Pour les odes et sonnets, les lais et autres essais
Dont les scribes et lettrés ont sauvé la noblesse
De nos jours, fors les lettres où les maths sont en verve
Mes regrets sont réels et ma vieillesse observe
Les oeuvres d'autrefois se muant en grimoires
Ce sonnet que j'écris en vous narrant ma peine
Resterait sans écho s'il n'était les mémoires
De passeurs de talent, sa survie serait vaine
Sonnet III.20
Accident
En
ce long soir d’hiver au coin d’un âtre en fonte
Je revis mes souffrances et les profondes peines
Et les douleurs subies qui glacent encore mes veines
Que ma plume chagrine en ce poème vous conte
Je
connais vos bontés et vos atouts précieux
J’ose vous confesser mes larmes spontanées
Dès que revient l’hiver et les débuts d’années
J’avoue sans honte alors mes pleurs silencieux
Ces
temps me remémorent de tristes souvenirs
Des souvenirs si forts bien que déjà anciens
Depuis lors mon vieux coeur sans arrêt se souvient
Et ne peut ni douleurs ni chagrins contenir
Lorsque
la mort immonde à sa table convie
Un enfant, un angelot, un quidam, une vie
Par un destin cruel, le hasard, la déveine
En ces heures chers amis vous ressentez la peine
Qui survient sans prévenir lorsqu’un être se meurt
Les regrets, la tristesse à tout jamais demeurent
Sonnet irrégulier (Crassi modo)
Les
Maissineries II. 20
Sankt Valentin 14.II.20
A l’aube, à l’heure où la grive m’éveille
Par son chant mélodieux qui appelle à l’amour
Dont elle me fait l’aubade, le matin au réveil
Je pensais en ces temps vivre seul
Sans amie ni mamours
De mourir vieux, puceau
D’aller en blanc linceul
Comme un ange au berceau
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Je
me sentais alors être un mal aimé
Un fidèle ami, un confiant confident
De jeunes filles aux charmes évidents
Que jamais je ne pensais aimer
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Aimer,
qu’était-ce donc aimer
Si ce n’est ressentir une étrange attirance
Pour un être et de vaines espérances
Comme certes qui sait, ses graines essaimer
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J’étais
las, solitaire, impassible et rêveur
Les yeux perdus au loin, dans les brumes du rêve
Un jour, pourtant, des pensées imprévues en mon cœur s’élèvent
J’avoue, je fus dès lors divinement amoureux
Vous connaîtrez, j’espère cet état langoureux
En cette St Valentin, je vous livre le mien baigné de grâces et de douce
ferveur
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Maritim Hôtel Koningswinter.de
Les Maissineries 14.II.20
"Quo usque tandem abutere, ( Maria ..)"
Cicero Les
Catilinaires
Ayant fait des études en grec et en latin
Me voici affublé par vous d'être élitiste
Ce mot me convient mieux que le mot socialiste
J'ai la masse en horreur lors me plait le gratin
Je fus bercé jeunet quand du mont Palatin
Sont venues me charmer les poésies d'artistes
Dont Pline, Horace, Ovide et moult fabulistes
Qui par leurs références aident à mon baratin
Madame, lisez donc du tribun Cicero
Plaidoyers et discours inconnus de Mao
Ils ont fait la grandeur des lettres d'Occident
Bannissez le latin de l'école et des livres
Une élite pensant vous semblerait trop libre
Rendre le peuple ignare est pour vous évident
Sonnet et pamphlet
II.20
°°°°°°°°°°°
Martialis modo
D'aucuns
amassent argent et biens
D'autres par contre ont peu ou rien
Moi j'erre ainsi parmi ces gens
Sans pour autant être indigent
Ma vie coule selon mes goûts
Certes j'ai eu dons et bagou
J'écris en vers sans qu'ils épatent
Puisque ma bourse point n'éclate
J'irai bientôt rimer ailleurs
Pierre n'est hélas qu'un rimailleur
Épigramme
Les Maissineries IX.20
°°°°°°°°°°°
L'esprit
Rester
jeunes d'esprit est un vœu unanime
Mais avec l'âge aidant, parfois l'esprit nous quitte
Et l'humain sans l'esprit, hélas meurt de dépit
Voyez ces pauvres errant, sans but, pusillanimes
Condamnés par le sort, doucement anonymes
Hommes plantes advenus tels que des clématites
Leurs yeux voguent ailleurs ou vaguement méditent
Perturbés, abêtis, presque sans patronyme
Garderai-je par chance en forme mon esprit
Grâce aux dons alloués par le divin esprit
Indulgents soyez lors, si comme un zombie, j'erre
En des lieux de chimères, en ces lieux hors la terre
Où des vivants aimeraient exiler ces cassandres
Oh ! de ces lieux m'enfuir, si je puis en descendre
Sonnet VI.20
°°°°°°°°°°°
La
mode
Je
ne suis point le seul à bien aimer la mode
J'ose en ce monde avoir une vie de bohème
Si mon cœur broie du noir, je m'épanche
en poème
En sonnets ou sizains, formes passées de mode
Pour rester dans le vent, être toujours commode
Gérer mon quotidien et mon pognon de même
Amoureux de la mode et fidèle à ce thème
Je vis les nouveautés, mon coeur s'en accommode
Tout m'est plaisir en fait, une ode ou l'inconnu
La mode en général, une esquisse ou un nu
Une musique en vogue enchantent mes soirées
Je suis jeune d'esprit, je vis dans le présent
Comme la mer roulant son flux et son jusant
Je vis tantôt reclus et tantôt en virées
Sonnet
VIII.20
°°°°°°°°°°°
La
France de Maman
Si
fille, j'eusse été
Je serais Marie-France
Pour maman, pas de chance
Par un beau jour d'été
Un garçon lui est né
Je fus lors, son aîné
Charmé
dès mon enfance
Par l'esprit de ma mère
Elle m'apprit sa France
La France de son père
J'ai
pris goût à ses vins
Ses baguettes aux fromages
Aux plages, aux pâturages
Mais n'en fut point chauvin
De souche ardennaise
Luxembourgeois, je suis
De culture française
J'aime à dire depuis
Fraternel, libre à l'aise
Un peu comme en Andorre
La France, en fait j'adore
D'ici, ne vous déplaise
Ode
°°°°°°°°°°°
à ma belle inconnue
Toute
de bleu vêtue en sa jupe moulante
Perdue en des pensées, elle semblait hautaine
Indifférente aux lieux en sa démarche lente
Elle allait, elle allait, mystérieuse, lointaine
D'une
fente à sa jupe, sa jambe par à coup
Furtive s'échappait attirant mon regard
Boucles ensoleillées, un foulard à son cou
D'un oeil elle jaugea le vieux à l'air ringard
Longtemps
je la suivis, disparaissant au loin
Comme au fil des années ma jeunesse adorée
Ô! ma belle inconnue, je t'envie néanmoins
Lors, j'envie ta beauté interdite par l'âge
Mais un jour tu seras par cette vie dorée
Délaissée tel que moi, ne crains rien, aie courage
Sonnet
°°°°°°°°°°°
Ma
complainte
Je
suis le vagabond
Honni, pestiféré
Le banni moribond
Et oncques préféré
Je suis le troubadour
L'écuyer qui fait rire
Même mes calembours
Sont omis d'ouï-dire
Je
suis las, éreinté
Main tendue à l'aumône
J'ai beau dire et feinter
Ma sébile encore chôme
Chantonnant
par les rues
Je parcours seul la ville
Jadis personne en vue
Ores je suis pauvre et vil
Poème
lyrique
°°°°°°°°°°°
Prison
Du
tréfonds de ma geôle
Que nul plaisir n'enjôle
Bonnes gens sans histoires
Oyez mes cris, oyez
De
ce lieu, la prison
Fleurant bon le sison
Où je fais purgatoire
En mes regrets, croyez
Pour
porter haut mon nom
Du bouge carcéral
Où je suis fourvoyé
Je fais vœu du renon
De
mes tares et travers
Quoique ancrés, viscéral
Par ces mots, par ces vers
Pitié de moi, ayez
Prière
°°°°°°°°°°°
in
memoriam
Saison
après saison
Sa force déclinait
Mais toujours sa raison
Encore disciplinait
Compagnon à l'esprit
Calme, malin, rusé
Du métier, il m'apprit
Les arcanes dont user
Si
je n'ai déraison
J'aurai envers Remy
Fin août, chaque saison
Une pensée d'amy
à Remy V
Sonnet 28.VIII.20
°°°°°°°°°°°
Paroles
et pensées érotiques
Paroles
:
Sois
la bienvenue mon cœur à ma table ce soir
Pour te plaire, O ma reine, j'ai choisi ce palais
Prends place je te prie, n'aie crainte de t'asseoir
Où règnent en ce haut lieu les plaisirs du palais
Pensées
:
J'ai
eu beaucoup de mal à l'attirer ici
Avec ce genre de fille il faut des gentillesses
Enfin elle est présente, j'ai eu bien des soucis
Paroles
:
Merci
mon ami pour cette invite aimable
J'aime et ne refuse point ta compagnie galante
J'adore en effet être avec toi à table
Surtout que je la sais toujours étincelante
Pensées
:
Je
suis vraiment sensible et ses propos me plaisent
Mais ne lui dirai pas mes sentiments pour lui
A moins qu'il ne me charme et me languisse d'aise
Paroles
:
Mon
amie, que de joies, de plaisirs vous me faites
Vous êtes bien jolie en cette parure de fêtes
Mon coeur est plein de feux, et pour vous il s'enflamme
Et brûle en cet instant à vous conter sa flamme
Pensées:
Elle
me plait plus que tout avec sa longue tresse
En sa jupe mini courant au ras des fesses
Déjà je sens EROS en moi croître en vigueur
Paroles
:
Voulant
briller pour vous en cette soirée de rêve
J'ai mis mes beaux atours car je connais vos goûts
Oh mais que me dites-vous? Vous êtes un orfèvre
Et me troublez mon cher avec votre bagout
Pensées
:
Je
vais rester de marbre sous ses propos charmeurs
S'il me veut pour amie en son humble demeure
Qu'il le dise vraiment car j'envie vivre chez lui
Paroles
:
Donnez-moi
votre main, votre cœur pour la vie
Je vous jure ma mie d'être amour éternel
Répondez-moi franchement si vous
avez envie
Mon cœur ne peut aimer que femme exceptionnelle
Pensées
:
Que
de plaisirs j'aurai à aimer cette fille
Rien qu' à poser ma tête sur ses jolis nichons
Ou à nicher mes mains en des lieux folichons
Paroles
:
Je
vous donne mon ami mon accord et mon cœur
Je serai toute à vous et fidèle pour la vie
J'ai eu de grand bonheur en votre compagnie
Vous êtes celui seul qui puisse aimer mon coeur
Pensées
:
Enfin
c'est terminé, je lui plaisais je pense
Il me courrait aux fesses, il est grand temps pour lui
Que cesse cette attente, que j'aie ma récompense
Dialogues
et pensées
°°°°°°°°°°°
L'enfant
et la guerre
Pour
l'enfant que j'étais, la guerre était un jeu
Jusqu'au jour où grand-mère eut raconté la sienne
Entre l'armée française et les hordes prussiennes
Un vingt-deux août quatorze où Maissin fut l'enjeu
De ce jour glorieux, son baptême du feu
Elle me dit l'horreur de sa vie quotidienne
Ou sa crainte à jamais de la gent milicienne
Le martyr de civils, les chaumières en feu
Il
me reste depuis les dépouilles teutonnes
Du Tréhou, le calvaire et les tombes bretonnes
Réunies au Spyhou, l'ossuaire des morts
Les propos de grand-mère et sa peur ancestrale
Car ce jour ne fut point une oeuvre théâtrale
Pour l'homme que je suis, un rien les remémore
Sonnet
à Maissin.be.lux
°°°°°°°°°°°
Des
pierres
Vous
êtes, Mesdames, comme les pierres précieuses
Celles-ci nous attirent et on aime les zyeuter
En vos yeux opalins aux doux reflets bleutés
On se plait à quérir un aval pernicieux
Vos
lèvres rubescentes à la moue malicieuse
Que nourrit un sourire aux charmes adamantins
Vos lèvres, ces rubis aux baisers galantins
Nous embarquent rêver en des lieux délicieux
Vos
pensées prennent parfois l'âme du diamant
Amenant dans la peine l'habituel amant
Et son coeur se durcit et devient tel l'émeraude
Et vos doigts, ces saphirs qu'évoquerait une ode
Ces joyaux que l'on couvre en baisers et en pierres
Font la joie, le plaisir et le bonheur de Pierre
à
Vespertine, la demanderesse
Sonnet irrégulier
°°°°°°°°°°°
Plaisirs
Doux
plaisir de la vie
Je suis malgré mon âge
Amoureux de poésies
De sensations, d'images
C'est un réel plaisir
Pour moi, d'écrire ainsi
En vers et sans soucis
Mes peines et mes désirs
Jongler
avec des mots
Pour le plaisir de plaire
D'offrir quelques bon-mots
Sans nuire et vous déplaire
Vouloir
vivre avec Ève
Les plaisirs de l'Amour
Ouvrir l'huis de mes rêves
J'adore ces mamours
Comblé plus qu'un prélat
Bardé de privilèges
Dont le plaisir d'apprendre
Serait-il sacrilège ?
De
n'avoir su m'éprendre
Des plaisirs de l'au-delà ?
Ode
°°°°°°°°°°°
A
aimer quelqu'un ...
à
aimer quelqu'un en secret
Voilà le passe-temps discret
Du chançard, direz-vous, en chœur
Hélas, mes amis, pour mon cœur
Un dilemme, avec ses regrets
Car l'Amour fait fi des décrets
Tout cœur à ce jeu se soumet
Sans penser, presque sans rancœur
à aimer quelqu'un (en secret )
Souhaitant
un pardon discret
Faites grâce à ce Pierre Crasset
Porter par l'élan de son cœur
Sa conduite, il le sait, écœure
Car
toujours, il est encor prêt
à aimer quelqu'un (en secret )
Rondeau
nouveau
°°°°°°°°°°°
Mes
bombes de rêves
«
I have a dream today » : son rêve
Il fit l'effet d'une bombe
« Faisons fleurir la paix » : mon rêve
Avec l'argent des bombes
Cette idée, suis-je fou, à l'esprit m'est venue
La voici tout de go en un poème pour rire
Idée folle je sais, peut-être malvenue
A vos lèvres amènera ou rictus ou sourire
Si
les maîtres du monde se muaient en colombes
Adieux bombes à gogo, à fission, super-bombes
Sans guerriers moins de morts, d'hécatombes, de tombes
Je vous bombe un slogan : « Allons
Enfants ..faire la bombe. »
à
Martin-Luther King, à Anouar el Sadate mes bombes de rêves
en souvenir des bretons morts les 22.23 VIII.1914
à Maissin.be.Lux
Pamphlet
°°°°°°°°°°°
Hasard
Disciple
du « az-zahr »
Éminent haruspice
Lors de transes propices
Je tente le hasard
J’achète et boursicote
Des actions à la bourse
Au pif, au gré des cotes
Pour gagner en fin de course
J’ai
acquis des fortunes
Mais, pour hélas des prunes
Jouant fictivement
La vie seule au hasard
Me guide activement
Mystérieuse et bizarre
Sonnet
irrégulier
|
Le
téléphone
Le
chant des villes
Viendront
qui sait, demain ! Tersa
rima
Au
gré des siècles, elles reviennent
|
X.Cépygé
Adresse de l'auteur : pisou1@skynet.be
Compteur Général