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FONTENELLE
de Bernard Le Bovier de
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Jean Baptiste Rousseau
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André Chénier
La jeune Tarentine Pleurez, doux alcyons, ô vous, oiseaux sacrés,
(Recueil : Poésies Antiques)
Fille du vieux pasteur, qui d'une main agile
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François-René de Chateaubriand 1768 - 1848
« La solitude absolue, le spectacle de la nature, me plongèrent
bientôt dans un état presque impossible à décrire. Sans parents, sans amis,
pour ainsi dire seul sur la terre, n'ayant point encore aimé, j'étais accablé
d'une surabondance de vie. Quelquefois je rougissais subitement, et je sentais
couler dans mon cœur, comme des ruisseaux d'une lave ardente ; quelquefois je
poussais des cris involontaires, et la nuit était également troublée de mes
songes et de mes veilles. Il me manquait quelque chose pour remplir l'abîme de
mon existence : je descendais dans la vallée, je m'élevais sur la montagne,
appelant de toute la force de mes désirs l'idéal objet d'une flamme future ;
je l'embrassais dans les vents ; je croyais l'entendre dans les gémissements du
fleuve ; tout était ce fantôme imaginaire, et les astres dans les cieux, et le
principe même de vie dans l'univers. [...]
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Décidément, ce cher Voltaire avait tous les talents... On l'a croisé l'an
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Philippe Desporte
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(1755-1794) Recueil: Fables Les deux jardiniers Deux frères jardiniers avaient par héritage Un jardin dont chacun cultivait la moitié ; Liés d'une étroite amitié, Ensemble ils faisaient leur ménage. L'un d'eux, appelé Jean, bel esprit, beau parleur, Se croyait un très grand docteur ; Et Monsieur Jean passait sa vie A lire l'almanach, à regarder le temps Et la girouette et les vents. Bientôt, donnant l'essor à son rare génie, Il voulut découvrir comment d'un pois tout seul Des milliers de pois peuvent sortir si vite ; Pourquoi la graine du tilleul, Qui produit un grand arbre, est pourtant plus petite Que la fève qui meurt à deux pieds du terrain ; Enfin par quel secret mystère Cette fève qu'on sème au hasard sur la terre Sait se retourner dans son sein, Place en bas sa racine et pousse en haut sa tige. Tandis qu'il rêve et qu'il s'afflige De ne point pénétrer ces importants secrets, Il n'arrose point son marais ; Ses épinards et sa laitue Sèchent sur pied ; le vent du nord lui tue Ses figuiers qu'il ne couvre pas. Point de fruits au marché, point d'argent dans la bourse ; Et le pauvre docteur, avec ses almanachs, N'a que son frère pour ressource. Celui-ci, dès le grand matin, Travaillait en chantant quelque joyeux refrain, Béchait, arrosait tout du pêcher à l'oseille. Sur ce qu'il ignorait sans vouloir discourir, Il semait bonnement pour pouvoir recueillir. Aussi dans son terrain tout venait à merveille ; Il avait des écus, des fruits et du plaisir. Ce fut lui qui nourrit son frère ; Et quand Monsieur Jean tout surpris S'en vint lui demander comment il savait faire : Mon ami, lui dit-il, voici tout le mystère : Je travaille, et tu réfléchis ; Lequel rapporte davantage ? Tu te tourmentes, je jouis ; Qui de nous deux est le plus sage ? |
Dernière mise à jour : dimanche 24 septembre 2006
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