Bonjour mon cher soleil
toi qui nous apporte la chaleur
mais aussi, ô merveille,
fait fleurir les fleurs.
Bienvenue, tu nous donnes la douceur
et la nature se révèle en toi.
et, merci pour notre bonheur
tu nous donnes, en nos cœurs, la joie.
Oui mon cher soleil,
les cigales te remercient
car, en réchauffant leurs ailes
elles oublient les fourmis.
Merci ô dame nature, merci
aide nous à vivre dans la paix,
lors de notre trop courte vie
nous profitons de tes bienfaits.
Jean-Pierre, Ambassadeur des cigales
"Carpe Diem"
Vivre
Sans la vie je n'aurais pas
la joie de vous connaître
et sincèrement cela me manquerait
Sans la vie impossible de faire la fête
et que de joie et de plaisir je raterais.
Oui la vie est parfois dure
Mais cela ne mérite pas un effort ?
Je rêve de connaître un monde futur
où enfin l'amour et l'amitié seraient les plus
forts.
Allons, mes amis, profitons de ce don
Vivons l'instant présent
Essayons de sortir de notre cocon
Et rendons ce monde plus chantant.
Tentons de faire de ce monde un havre de paix
Et que même la fin ne soit qu'un au-revoir
Ne laissons pas ce monde ainsi fait
et laissons entrer notre petite sœur, l'espoir.
2002
Le sourire d'un
enfant
Le sourire d'un
enfant,
La vie qui nous inonde,
Une promenade sur un étang,
La joie qui, parfois, surabonde.
Oui l'amitié est un don,
Mais la nature est une merveille,
Nous devons, entre nous faire un pont,
Entre nos espérances et le réel.
Ce siècle sera celui du cœur,
Sachons écouter, sentir, voir,
Sinon nous passerons l'heure
De ce qui, pour l'homme, est l'espoir.
Oui, le monde est notre fibre,
Nous devons l'admirer, le cultiver,
Mais nous sommes libres,
Et ce serait dommage, de l'abandonner.
Profitons de notre liberté,
Mais évitons les écueils,
Respectons, les autres de toutes entités
Eh oui, comme la rose, la paix se cueille.
Jean-Pierre des Cigales
Orléans/Cahors
Jean-Pierre
Fourastié nous invite à rencontrer l'abbé
Sylvain Toulze (Sylvan Toulza) qui était curé d'un
petit village du Quercy... dans ma jeunesse.
C'est un grand défenseur de la
Langue d'oc... mais grand Français tout comme Mistral...
Quelques mots, puis cliquez sur le
lien pour avoir tout le texte d' une de ses conférences sur
L'Occitanie.
Nos campagnes retrouvent très facilement leur parler
natal. Tenez ! le 27 juillet dernier, la messe fut enregistrée
à la Télévision en provençal à
Forcalquier, grâce à M. l'abbé Daumas,
l'archiprêtre du lieu. De nombreux quercinois l'ont entendue et
fort bien suivie. Plusieurs m'en ont fait part pour me faire
plaisir.
Qu'est-ce que cela prouve ? Premièrement que la langue d'oc
n'est pas morte: la surprise et la joie qu'ont eues ces
téléspectateurs de l'entendre ! Deuxièmement que
cette langue demeure une dans la diversité des dialectes. La
traduction de la messe, que nous avons réalisée de
conserve, provençaux, languedociens et gascons, est unique,
mais peut être utilisée dans chaque dialecte. Mistral
avait déjà démontré cette unité au
Trésor du Félibrige...
La querelle qui voudrait imposer l'existence de plusieurs " langues
d'oc ", de quelque hauteur qu'elle vienne, est contredite par
l'histoire et par les faits. Nous avons fait une traduction unique de
la messe que nos quercinois comprennent fort bien dans la version
provençale.
Il ne saurait être question d'imposer le carcan d'une
unité artificielle à un parler qui s'est toujours
exprimé en dialectes, comme le fit le grec ancien, mais de
reconnaître une unité profonde dans la
diversité.
Nous aimons la même princesse qui revêt des atours
différents. Mais peut-on encore espérer qu'elle vive
longtemps ? Mistral se pose la question, et précisément
dans la chanson de La Coupe, l'hymne sacré du
Félibrige:
D'un ancien peuple fier et libre
Nous sommes peut-être la fin;
Et, si les Félibres tombent,
Tombera notre nation.
Mais il continue:
D'une race qui regerme
Peut-être sommes-nous les premiers jets...
Verse-nous les espérances !...
D'un vièi pople fier e libre
Sian bessai la f inicioun;
E. se toumbon li Felibre,
Toumbara nosto nacioun,
D'un raço que regreio
Sian bessai Mi proumié grèu...
Vuèjo-nous lès esperanço...
De quoi demain sera-t-il fait ? D'aucuns vont clamant (ils battent lc
sein de leur mère !) que le Félibrige sommeille. Il
fait ce qu'il peut et même beaucoup plus qu'il ne semble.
Peut-être lui a-t-il surtout manqué, non pas tellement
de faire, mais de faire savoir !
II n'en est certes pas de même du mouvement occitaniste. Je
connais de très nombreux occitans qui servent la langue de
tout leur coeur dans la presse, dans les écoles, dans la
chaire chrétienne.
Des chanteurs, des diseurs de grand mérite, des chercheurs,
des historiens et pas plus tard que l'autre dimanche à
Lauzerte-en-Quercy. En outre nous ne manquons pas de "
prophètes " qui lient l'avenir de l'Occitanie à des
mouvements politiques ou sociaux: une certaine gauche affecte
actuellement de prendre en compte les mouvements occitans.
Je ne peux ouvrir ici le chapitre d'une éventuelle politique
occitane... Mais c'est un point où il convient de raison
garder, comme l'a fait Mistral. Il a prononcé à la
Sainte Estelle d'Albi, en 1879, un discours
célèbre:
" Les corps célestes, dit-il, qui tournent et se meuvent si
magnifiquement dans l'immensité de Dieu sont soumis, vous le
savez, à deux forces majeures: l'une qui les lance à
travers l'espace comme la pierre d'une fronde, l'autre qui les
retient et les attire vers son centre. Du contrepoids de ces forces
naît l'ordre miraculeux qui règne dans le ciel,
naît éternellement l'harmonie du monde. Les
sociétés humaines sont soumises aussi à deux
mouvements contraires qui sont les éléments de leur
progrès et de leur vie; ces mouvements sont le besoin
d'unité et le besoin d'indépendance Et la suprême
sagesse du législateur serait, je crois, de trouver
l'équilibre qui doit contre-balancer et maintenir d'accord
l'indépendance et l'unité, d'accomplir, en un mot, la
loi de Notre-Seigneur Sicut in caelo et in terra " .