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Salle Grande- Ourse |
Un Dimanche sous le signe de Mercure
Le soleil écrasait son insolent mercure
Les tentures de plomb nous préservaient de l'ombre
Paris était vide, bien à l'abri des voitures
Avions-nous oublié la perfidie des nombres ?
Un dimanche glacial nous invitait cependant
A nous écarter de nos préoccupations
Jamais la Mort n'aura pardonné aux vivants !
Va, petite, quitte nous pour d'autres aventures
Car rien, avec toi, n'a jamais été sombre
Tu as toujours rêvé de choses belles et pures
Nous serons toujours accrochés à ton ombre
Que dire de plus, sinon que nous aurions aimé
T'apporter la chaleur que le temps imposait
Laissons-le nous permettre encore de t'embrasser
Christophe Le Gall
La
voûte
Tout doucement, la plume
Aux couleurs triste de la brume
Laisse dans le recoin de la voûte
S'écouler sur les pierres, des gouttes
Ce sont des gouttes indélébiles
Tout comme les jolis fossiles
Ce sont des mots incompréhensibles
Mais à certains yeux, la lecture est possible
Elles vivent dans les entrailles de la pierre
Comme elles fusionnent sous la lumière
Ce sont quelques gouttes incrustées
Sous des regards bleu azurés
Elles s'éternisent au fil du temps
Comme elles dansent au gré du vent
Ce sont de fines gouttes bleutées
En partance vers l'éternité
Elles ne peuvent disparaître de la terre
Comme elles ne peuvent renaître de l'enfer
Ce sont des mots écrits avec quelques gouttes
D'une encre indélébile sous la voûte...
Écrit par @ Jenny
- 2005 -
La Rumeur
Qui vient de la ville
La rumeur nous vient
De la ville.
Elle avance, se gonfle,
Portant au devant d'elle
Nouvelles ou calomnies.
La rumeur qui vient
De la ville
Emporte les chants
Les bruits et ...
Les odeurs aussi.
La rumeur qui vient
De la ville
Retournera, sans bruit,
Son chemin parcouru,
Vers la source d'où elle est venue.
Madeleine Chambon
MURMURES. DES JOURS
A : K.KHATABI
.Fille obscure des jours d'antan
Je ne fais que retourner les pages
Revivre de mes anciens souvenirs
Les digues de nos entrevues sont rompues
Et la vétuste passerelle entre nous
Vient de sombrer brusquement
Emportée par les dernières crues
J'escalade souvent le promontoire
Qui plonge dans les bras des prés fleuris
Scrute toutes les allées de l'alentour
Les minimes sentiers escarpés
Dans l'espoir de te voir surgir. !
D'hier il n'y a plus de mémoire
De ton parfum point de senteur
De tes pas fébriles nulle trace
Je revois notre lac solitaire
Les cèdres ne se rappellent plus
L'onde mouvante ne donne plus de reflet
Je m'enfuis dans les bras des ombres
Chevauche à légère des moments de nostalgie. !
.Fille obscure testament de mon passé
Ô cour qui s'étouffe dans l'absence. !
Je lacère le visage des lettres dorées
Les images floues de nos mille randonnées
Le feu qui crépite dans l'âtre de la vie
Ne peut rendre à mon corps sa chaleur
Ne peut permettre à mes yeux leur clarté. !
Je veux vivre dans l'écrin de l'oubli
Et finir par tout enterrer
J'ai rebâti ma demeure au flanc de l'errance
Effacé des murs ébréchés toutes les empreintes
Hélas, il suffit d'un rien. !
Pour sentir l'esprit de ta présence
Tes pas légers qui glissent sur le parterre
Telle une brise sur la face de l'onde
La douceur de tes mains qui éveille les objets
La cambrure d'un corps de félin
Et ton rire qui éclaire les parois du silence
.Et tu reviens de loin
Fille obscure, rose fanée hors saison
Ton corps plié avant terme
Ta voix a perdu son meilleur éclat
Et ta démarche est devenue hésitante
Tes cheveux qui convoitent la nuit
Ne se balancent plus lors de tes passages
Tu es de retour avec tes peines
Avec des sillons sur ton beau visage
Et tes yeux ne pétillent plus
Tu sanglotes dans ton isolement
Et de temps en temps tes soupirs
Viennent se fracasser aux murs sans échos
Tes mots retrouvent enfin la cadence
De sortir en cascades étouffées
Tu te vois dans la voie de ton séjour
De tes nouveaux voyages.
Peux-tu me pardonner ?
Réveiller un cour qui couve toujours
Je suis partie à la dérive
Comme un cerf-volant aux mains du vent
.Plus, plus rien. !
Une statue d'airain fracassé
Qui glisse de son socle
Et qui gît en dehors du temps. !
L'arbre caduc a perdu toutes ses feuilles
La source a oublié ses débits
Je m'éloigne, enlace un corps pesant
Vis des siècles parmi les rêves avortés
La lune sourit quelque part
Dans l'univers des dunes en mouvement
Seul dans mes peintures inachevées
Je décide d'éteindre l'ultime lumière
Pour rejoindre un lit souvent. déserté
© kacem loubay
Samedi 12 Mars 2005
Khénifra / Maroc
Loubay_k@yahoo.fr
Le poète de l'autre rive
LE POÈTE.
Il est là, il est ailleurs.
Adossé aux vestiges du temps
Gardien de tous les patrimoines
Il serpente les flancs des montagnes
Garde la falaise contre l'oubli
Contre l'érosion de la mémoire
Il prend sa source dans ses pensées
Accompagne la brise dans sa course
S'infiltre comme une ombre
En traduisant ses errances.
Des fois il vit en solitaire
Un ascète qui essaie de s'oublier
Des fois il est parmi les autres
Perdu dans l'anonymat des méditations.
Il est une silhouette en filigrane
Un arbre qui pousse partout
Une eau qui ne tarit jamais
Il est le silencieux, le rêveur.
Il n'a pas d'attache fixe
Il est libre de circuler comme le vent
De franchir toutes les frontières
D'atteindre toutes les dimensions
Il n'a pas besoin de visa.
Il peut crier, vivre, créer son monde
A la mesure de ses ailes mouvantes
Il chevauche sa fertile plume
Croise le fer à la fluidité de l'encre
Il peint les horizons les plus lointains
Les mers les plus profondes
Les lacs inconnus des explorateurs.
On ne peut lui mettre de bâillon
Ni lacérer le parchemin de ses visions
Ni lui enchaîner les mains et les pieds
Ni le réduire au silence.
Il est la révolte personnifiée
Il est là, il est ailleurs : lui l'inconnu. !
Il fait naître les notes colorées
Les musiques sacrées des transes
Il donne aux arbres dénudés les feuilles
Aux rosiers fanés les arômes
Au désert le mouvement des dunes
Aux palmeraies la quiétude de l'espace
Il fait avancer et reculer le temps
Ramer sans rame à contre courant
Fait chanter les oiseaux muets
Fait étinceler les eaux stagnantes
Si on se penchait sur lui. ?
On découvrirait un autre être
Quelqu'un qui vivait d'incompréhension
Quelqu'un qui vivait dans l'âme des autres.
Il est là, il est ailleurs, il est partout.
Il est le solitaire, il est le rêveur.
Il est le peintre de l'ombre
Qui ne fait que peindre ses sentiments
De la diversité de ses mille. évasions
© Kacem loubay
Samedi 7 Févier 2004
Khénifra / Maroc
Loubay_k@yahoo.fr
Le poète de l'autre rive
MURMURES. DES JOURS
A : K.KHATABI
.Fille obscure des jours d'antan
Je ne fais que retourner les pages
Revivre de mes anciens souvenirs
Les digues de nos entrevues sont rompues
Et la vétuste passerelle entre nous
Vient de sombrer brusquement
Emportée par les dernières crues
J'escalade souvent le promontoire
Qui plonge dans les bras des prés fleuris
Scrute toutes les allées de l'alentour
Les minimes sentiers escarpés
Dans l'espoir de te voir surgir. !
D'hier il n'y a plus de mémoire
De ton parfum point de senteur
De tes pas fébriles nulle trace
Je revois notre lac solitaire
Les cèdres ne se rappellent plus
L'onde mouvante ne donne plus de reflet
Je m'enfuis dans les bras des ombres
Chevauche à légère des moments de nostalgie. !
.Fille obscure testament de mon passé
Ô cour qui s'étouffe dans l'absence. !
Je lacère le visage des lettres dorées
Les images floues de nos mille randonnées
Le feu qui crépite dans l'âtre de la vie
Ne peut rendre à mon corps sa chaleur
Ne peut permettre à mes yeux leur clarté. !
Je veux vivre dans l'écrin de l'oubli
Et finir par tout enterrer
J'ai rebâti ma demeure au flanc de l'errance
Effacé des murs ébréchés toutes les empreintes
Hélas, il suffit d'un rien. !
Pour sentir l'esprit de ta présence
Tes pas légers qui glissent sur le parterre
Telle une brise sur la face de l'onde
La douceur de tes mains qui éveille les objets
La cambrure d'un corps de félin
Et ton rire qui éclaire les parois du silence
.Et tu reviens de loin
Fille obscure, rose fanée hors saison
Ton corps plié avant terme
Ta voix a perdu son meilleur éclat
Et ta démarche est devenue hésitante
Tes cheveux qui convoitent la nuit
Ne se balancent plus lors de tes passages
Tu es de retour avec tes peines
Avec des sillons sur ton beau visage
Et tes yeux ne pétillent plus
Tu sanglotes dans ton isolement
Et de temps en temps tes soupirs
Viennent se fracasser aux murs sans échos
Tes mots retrouvent enfin la cadence
De sortir en cascades étouffées
Tu te vois dans la voie de ton séjour
De tes nouveaux voyages.
Peux-tu me pardonner ?
Réveiller un cour qui couve toujours
Je suis partie à la dérive
Comme un cerf-volant aux mains du vent
.Plus, plus rien. !
Une statue d'airain fracassé
Qui glisse de son socle
Et qui gît en dehors du temps. !
L'arbre caduc a perdu toutes ses feuilles
La source a oublié ses débits
Je m'éloigne, enlace un corps pesant
Vis des siècles parmi les rêves avortés
La lune sourit quelque part
Dans l'univers des dunes en mouvement
Seul dans mes peintures inachevées
Je décide d'éteindre l'ultime lumière
Pour rejoindre un lit souvent. déserté
© kacem loubay
Samedi 12 Mars 2005
Khénifra / Maroc
Loubay_k@yahoo.fr
Le poète de l'autre rive
O muse mon amour !
A l’ombre de tes yeux fleurissent tant de larmes
Fugitives beautés des orages marins
Leurs sillages perlés ourlent mes bleus matins
Tombant nus et cruels dans l’antre de mes drames
Ta bouche rose et vive emporte au loin mes armes
Et tes grands yeux de moire ainsi que cieux divins
Enivrent l’encrier où valsent les festins
A tes pieds je m’endors bercée aux mille charmes
Belle comme une aurore amante du soleil
Ton âme adolescente ainsi qu’un doux réveil
M’invite en son secret à voler un pétale
Je t’aime et te jalouse et j’écris ta beauté
J’entends battre ton cœur comme une arme fatale
Tu embrases mon sang torrent de volupté
© Marine / Janvier 2004
***********
Ciel
Divin
Du
ciel divin me vint le chant
De sa flûte mélancolique,
Que mon sommeil devint magique,
Enchanteur, exquis, alléchant.
J'ouvre l'oeil dans cet univers
Plein d'extase, rempli de charmes ;
Tout est joie ; point de tristes larmes :
Aube rose et horizons verts.
Au milieu de ton beau jardin,
M'enveloppant de ta tendresse,
Je hume l'encens de tes tresses
Mêlé aux vapeurs du jasmin.
Et vers ton sein volumineux
Une aile vaste, toute en flamme
M'emporte, léger comme l'âme
D'un phénix vert et fabuleux.
Immense mont de volupté
Où tètent les dieux et les anges,
La beauté, l'amour et les songes,
Les astres et l'éternité!!!
Qu'il est cotonneux et juteux :
Océan des nues tropicales,
Paradis des délices mâles,
Essence du bonheur laiteux.
J'attends là, joyeux, mon trépas,
Ma langue sur cette mamelle.
J'entends le bruit d'une femelle.
O Fati ! Ne m'éveille pas!!!
Ammar
***********
LA PLUME
à SAIDI Hamid
Madame, je suis épris
Amant de toutes les beautés
Mon cour enseveli
Gît dans une autre dimension
Avec comme épitaphe éternelle
" Il aime sans être aimé..."
Amour, ce mot me fait frémir
Glace le reste de mon sang
Dans des veines ingrates
Dont le débit ne fait que se rétrécir
A longueur des années
Madame, tu vois mon errance...
La vie m'est sarcastique
Comme l'est le convoi de l'indifférence
Je n'ose plus aimer...
Je suis lié à la timidité du sort
Tout affrontement reste à l'écart
Et je souris de cette hantise
Ma nuit n'est point frileuse...
Je vis à la dérobée des regards
Dans un âtre désolé
Murmure quelque débris
Et je souris de cette tragédie
Le feu qui consume les écrits
Me permet de m'évader
De réchauffer un peu
Mes membres engourdis
Mon cour abandonné à la terre
Et cette lente fureur de l'âtre
Eclaire le reste de mon abri
Mes yeux sortent de l'ombre
Visitent les cavernes de mon regard
Et nous sortons de cette léthargie
Madame, je suis de nouveau épris
Cette fois d'une unique beauté
Celle qui vit à mes côtés
Celle qui ne me quitte jamais
Celle qui ne cesse de me chuchoter
je suis à toi... !
Cette idole tant vénérée
N'est autre qu'une... plume
Qui me sert d'avirons
Pour ramer dans tous les océans de la... pensée
© Kacem Loubay
Vendredi 14 JUIN 2002
Khénifra (Maroc)
Le poète de l'autre rive
CARDABELLE
poète contemporain
PETITE PRIERE
Charmez mon désarroi, sortilèges blessants,
Que je puisse accueillir, les gaîtés enfantines
En espiègle ingénu, loin des peurs clandestines,
Dans un brasier d’amour, d’espoirs convalescents !
Larmes, suspendez-donc, mes doutes incessants,
Le mauvais goût saumâtre au bord de mes tartines !
Que Sèche la tristesse, à l’heure des comptines
Et survienne un bel ange aux regards caressants !
Comment m’épanouir, distraire mes blessures,
Dorloter mon enfance aux multiples fissures,
Si le respect s’égare, après quelques bonjours ?
Chers parents maladroits, vos palettes indignes,
Conduisent mes couleurs à fuir vos contre-jours,
Sachez, certains canards, deviennent de beaux cygnes.
-Hommage aux enfants qui vivent en accueil –
°°°°°°°°°°°
CALLINIRA
poète contemporain
A Valvins
Le ciel avait le gris jauni d'une faïence,
Une péniche ouvrait l'eau en longs V penchés,
Lourde aux mille éclats blancs et s'en venant coucher
Sur la berge mouillée les joncs verts en silence.
Un soleil d'après pluie dans ce temps de latence,
Une lueur fugace et à peine ébauchée,
Avait dans le soir froid et finement gouaché
La fragile langueur d'une convalescence.
Lorsque me manqueront la douceur, la tendresse,
L'appel impatient, le cri fou qu'on adresse,
A celle qu'on désire et qui se fait prier,
Même si j'ai le cœur broyé, si je pantelle,
Si ma gorge nouée m'empêche de crier,
Je relirai les mots que tu disais pour elle.
25/10/2004
°°°°°°°°°°°
Oeuvre de Claude Hardenne (artiste belge)
Présenté par © Marine - 30/08/2004 -
Ô nuit blanche ! . . .
Ô nuit blanche d'amour viens t'asseoir sur mon seuil
De tes doigts en fils d'or épouse ma jeunesse
Sois aussi la fontaine où se meurt la détresse
Et qu'enfin mes soupirs s'écrivent en recueil
Que s'enivrent tes sens aux fruits doux de ma couche
Tais toi Ô ma douleur ! j'en appelle à ce dieu
Qui jettera mon âme aux lueurs de son feu
Que fleurisse ton ciel aux ourlets de ma bouche !
Tu es ce trésor blanc longuement convoité
Aux confins de mes jours blanchit rose d'été
Et s'élance la brume en vagues si lointaines
Ô laitance légère accrochée à nos mains
N'étreins pas cette fleur sous des caresses vaines . .
Viens nuit blanche d'amour t'endormir sur mon sein !
BRUNO ALEXANDRE
(poète contemporain)
ALGER
Au poète J. Sénac
Il avait cru, à Alger, aux lendemains qui chantent.
Il louerait dans ses vers enflammés
La justice , la jeunesse, l'amour, la beauté.
A pouvoir nouveau, hommes nouveaux.
"Poésie sur tous les fronts"* :Il a fait éclore
Au cœur des plus humbles, la lyrique étincelle,
Le verbe qui ensemence sur le champ des différences
les germes d'une empathie universelle.
Il a voulu pour son pays hôte, la liberté,
Entre les hommes et les femmes, l'égalité,
Entre les religions du Livre, la sérénité,
Pour le ciment social, la fraternité.
C'était trop pour les esclaves devenus tyrans.
Après sa villa de mer et de lumière
Une cave lui donnerait la nuit pour compagne
Clair avertissement de l'obscur sans retour.
"Vous verrez que je serai assassiné
Ils feront croire que c'est une affaire de mœurs."**
N'ayant pu le corrompre, ils l'ont fait! ***
Se lavant même les mains de leur ignoble forfait.
On n'assassine pas le soleil!
On n'éteint pas les vers de feu de l'humain!
L'astre continuera de briller sur Alger,
A jamais l'un de ses rayons sera de sang.
* Émission de radio qu'anima Jean Sénac.
** Déclaration faite en 1970 (J. Sénac était homosexuel.)
*** en 1973
Un beau film à voir en la mémoire de Jean Sénac: "Le soleil assassiné".
°°°°°°°°°°°
Mes Vœux,
A tous les Amis
Une autre année est en fuite.
Elle est sur le point de s'éteindre
Pour rejoindre le sépulture de l'ombre
Une année charnière qui charrie les crues
Misères d'un univers en déperdition
Guerres sans noms sans visage.
Maladies inconnues en croissance.
Viols des innocents à l'état bestial.
Crimes de l'impunité des États.
Des murs de la Honte érigés.
Les déluges qui traversent les continents
Les séismes qui font l'affront
A la question du sous-développement
On crie, on s'écrie, on condamne.
Et les obus tombent sur les têtes
Et les bombes écrasent les civils
Au nom de la Démocratie Unilatérale
Je maudis ma plume en gestation
Quand ma voix conjuguée à tous les temps
Que l'écho se joint à tous les échos
Ne peuvent rien. !
Quand les autres décident
Avec des mains gantés de velours
Signent la barbarie de l'année
De tuer, d'usurper les pouvoirs
De saccager les pays, décimer les récoltes
De convoiter toutes les richesses
Le sang des autres n'a plus d'importance
Pour eux compte l'or noir.
Les gisements à ciel ouvert
Les espaces pour l'expansion.
L'asservissement des peuples à dominer.
Je me laisse emporter par la rage
Par la colère viscérale
Et je mets un point final
Ou des points de suspension.
Pour reprendre mes anciennes narrations
J'oriente la pointe de la plume
Sort des ornières de mes répulsions
Pour glisser sur le verglas de la page
Et je prie dans ma solitude coutumière
Pour un autre monde plus humain
Mes meilleurs vœux de solidarité
Pour les peuples opprimés
Pour les malades incurables
Pour les journalistes emprisonnés
Pour les poètes bâillonnés
Que l'année 2005 sera :
Une année de la réconciliation des peuples
Que les guerres finiront par se taire
Que la médecine triomphera des maladies
Que les fléaux seront exterminés
Que tout le monde peut s'exprimer
Que les geôles seront rasées.
Que l'alphabétisme n'existera plus
Que la guerre des cultes sera radiée
Que les hommes retrouveront leur dignité
Que dire de plus. !
La prière d'un poète qui ne fait que rêver
Peindre de ses mots un autre monde
Mes meilleurs vœux à tous les . amis
Santé, bonheur, prospérité.
Grand espoir qu'ils soient exaucés
Ou une simple utopie de fin. d'année
Kacem loubay
Khénifra : Lundi 29 Décembre 2004
Maroc
Loubay_k@yahoo.fr
Le poète de l'autre rive
°°°°°°°°°°°°
Jenny
Larme d'amour
Au travers de ton regard,
Je découvre la naissance d'une larme
Qui ne demande qu'à couler,
Sur ton si doux visage ridé.
Quand enfin, tu me regardes,
Je te caresse de mes yeux couleurs bleutés,
Puis en te dévisageant, je m'attarde
Sur tes longs doigts
Qui ont déjà parcourus mon corps,
Avec fougue et passion,
Avec tendresse et amour,
Jusqu'au porte des toujours.
T'aimer, c'est tout un art
Sur le lit de la tentation...
T'embrasser, un plaisir divin
Que je me tâte à prendre le train,
Pour me jeter dans tes bras,
Te faire du charme
Et finir tous les deux, sur les draps.
Au travers de ton regard,
Je vois... Je vois encore
Comme des gouttelettes...
Mais dis-moi mon tendre poète,
As-tu de la fièvre ?
Ô ! Mon bel amour,
J'aimerai être cette larme,
Afin de venir à pas de velours,
Déposer sur tes lèvres,
Le plus sensuel des baisers !
Larme d'un jour,
Larme d'amour
Au-delà des toujours...
24 Mars 2004
©
°°°°°°°°°°°
-Ophélia-
Ah s'ils savaient, s'ils savaient
J'ai jeté des pommes d'amour
Dans les jardins de barbelés,
Accroché des lilas autour
Des statues aux regards figés.
Je lisais Sartre et de Beauvoir,
J'espérais tant des lendemains,
A vingt ans on croit tout savoir
Il m'a fallut passer la main.
Oh s'ils savaient, Oh s'ils savaient...
J'ai rencontré bien des marlous
De faux Brando de vrais hâbleurs,
Des vieux beaux et des jeunes loups
Des fiers à bras, des beaux parleurs.
Monsieur le curé s'est enfui
Qui me donnait l'absolution,
Je restais dans mes convictions:
"Allez voir ailleurs si j'y suis!"
Oh s'ils savaient, Oh s'ils savaient...
Aujourd'hui on me dit Madame
On me sourit, on me salue,
J'ai gardé au fond de mon âme
D'avoir été, de n'être plus
Un petit voyou de Paname
Oh s'ils savaient, Oh s'ils savaient...
Mais ils ne le sauront jamais !
http://www.poesie-ophelia.fr.st
BROUILLARD
Au long des jours sans fin et des nuits sans sommeil
Quand la morosité s'étale sur les murs
Quand les pavés mouillés implorent le soleil
Nôtre regard au loin des horizons obscurs
Cherche en vain le rayon qui percera le noir.
L'étincelle de vie, un souffle bienfaisant
Pour égayer enfin d'une lueur d'espoir
Tout ce morne décor d'un soir agonisant.
Des lambeaux de brouillard glissent en silence
L'air humide et glacé enveloppe la nuit
Une cloche fêlée au son grêle s'élance
Déchirant le sommeil d'où le rêve s'enfuit.
°°°°°°°°°°°
Poète contemporain.
Renée Jeanne Mignard
L'ORANGE
C’était dans les hivers de mes jeunes années,
Quand innocente encor, et le cœur en émoi,
Je mettais mes chaussons devant la cheminée
Pour vivre la magie des Noëls d’autrefois.
Il y avait longtemps que selon la coutume,
J’avais écrit déjà au vieillard généreux.
Lorsque je regagnais mon douillet lit de plume,
Je ne voyais que lui dans mes rêves heureux.
Parmi tous les cadeaux et toutes les merveilles
Que le matin suivant je devais découvrir,
C’est une simple orange, à la robe vermeille
Qui me causait alors le plus grand des plaisirs.
A cette époque là, il était impensable
De la pouvoir goûter tout au long des saisons.
Elle ne m’en semblait que bien plus délectable,
Je ne la recevais qu’à cette occasion.
Je la faisais durer au-delà du possible,
Je ne la dégustais que petit à petit,
Retardant ce moment de regret indicible
Qui me faisait haïr mon coupable appétit.
Il y a maintenant de nombreuses bougies
Accrochées aux rameaux de l’arbre de mes jours.
Je ressens quelquefois un peu de nostalgie,
Car le temps s’est enfui comme ruisseau qui court.
Mais des beaux souvenirs de mes jeunes années,
A l’heure de l’enfant et de l’étoile au ciel,
C’est une simple orange, à peine enrubannée,
Qui a gardé pour moi le parfum de Noël.
Essai pour Isabelle à fin de
création d'une Page
en Galerie des Poètes_Actuels
dans L'Anthologie d'Or
"Je
m'oublie"
de Isabelle Fraselle
Prends ma main, emmène-moi
Je m'oublie, auprès de toi
Apprends-moi, tes idéaux
Tes émois, tes qualités
Sers-moi fort, entre tes bras
On m'ennuie, au loin de toi
Défends-moi, de tous les maux
des abois, des coups de pieds
Tout l'amour, qui vient de toi
Je vacille, auprès de toi
Un sourire, sur ton visage
Fait frémir, fait des ravages
Viens encore, tout contre moi
Je m'oublie, auprès de toi
Avec toi, Le temps s'écoule
Mais sans toi, c'est moi qui coule
Et toujours, je pense à toi
Je m'ennuie, au loin de toi
Un espoir, au fond des yeux
Ton regard, m'es si précieux
Prends ma main,
emmène-moi
Je m'oublie, auprès de toi
Tes caresses, me font trembler
Ta tendresse, me fait t'aimer
Je m'oublie, auprès de toi...
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Bonjour cher Monsieur, encore une fois je vous
envoie un texte, qui j'espère sera trouver son chemin, au plaisir de t'écrire ,mes amitiés et mon profond respect à
vous maître. Souab. Appel de paix
Le festival des ‘je’
poètes |
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Ernst DELMA |
Matin de Printemps
La gent ailée chante à tue-tête,
La flore éclate de jeunesse,
La faune piaffe d'allégresse,
Tout chante la nature en fête.
Derrière les arbres, le soleil
Joue à cache-cache, rayonne et luit
Sur le front du matin ébloui
Devant la nature en éveil.
Splendide et majestueux à l’orée
De l'horizon en flammes, il scintille
Sur la surface des eaux qui brillent
Bruissent et pétillent dans leur lancée.
Quel émerveillement! Quelle splendeur!
Sur les ailes du mois des fleurs,
L'extase nous est venue en douceur'
Et nous tous la goûtons avec bonheur.
Ces matins frais, doux, revivifiant
Sont l'apanage du printemps
Qui offre pour un bout de temps
Une félicité à jouir abondamment.
Mauvais coucheur, il court dans plusieurs directions ; Dépourvu de sang-froid, il ne pèse guère sa décision Et choisit toujours son alternative des plus faciles. Isme est une femme extravagante et malhonnête ; Elle épouse l'homme qu'elle jure qu'elle n'aime pas Et se donne corps et âme à l'homme qu'elle n'épouse pas, Elle prend plaisir à multiplier et humilier ses conquêtes. Isme est un vieillard sourd, inefficace et aveugle. Il se laisse mener n'importe où et suit docilement; Sans faire de questions, il se laisse manipuler innocemment. Il marche à tâtons, se cogne stupidement aux meubles. Isme s'acclimate vite, a un flair particulier de toute réalité. Dans une explosion de haine et de démagogie, le nazisme Est né, féroce, cynique, animé du plus prétentieux patriotisme. Il est capitalisme dissipé quand il joint dureté et méchanceté. Un brin de bon sens et d'équité le rend au socialisme, Mais dans une griserie de gloire, déborde et devient stalinisme. Son goût du merveilleux le pousse vers l'extrémisme ; Finalement déçu, son orgueil blessé le verse dans le nihilisme. Un simple sermon convertit l'hypocrite au christianisme Et avec une éloquence surprenante, il proclame le messianisme. Peu après, il se réclame de Confucius et exalte le bouddhisme Puis de là, fait un saut vertigineux dans le monde de l'occultisme. Il se croit être à la hauteur de toute situation, mais le scepticisme, Maître absolu de son esprit troublé, détruit tout déterminisme Le forçant à voir un ennemi là où il n'est pas. Son fanatisme Est des plus outrés, voile sa raison et se moque du réalisme. Isme est vendu, sans cœur donc sans âme, l'exécrable caméléon, La crapule change de ton par circonstances et par pur égoïsme. Il foule aux pieds les droits des autres, s'en fout de l'altruisme. Isme est un scélérat, se pervertit au bon gré de ses crétins patrons. ............ Le langage des Oiseaux Que dîtes-vous entre vous, oiseaux du bon
Dieu? ............ J’existe
|
Vieillesse
Ses rêves partirent un soir à tire d'ailes,
Fourbus par tant années à contempler la lune,
Ces serments imprégnés de senteurs d'amertume,
Passions s’épuisant à vouloir rester belles
Le désir lui aussi a perdu ses atèles
Sapées de railleries et de jours d’infortune,
Où même les regrets se perdent dans la brume
Des amours oubliées, des rancœurs infidèles
Elle attend bien seule ce dénouement fatal
Rêvant de s'endormir et partir sans bagage
Vers ce lieu inconnu où l'attendent visages
De tous les êtres chers ayant fait le voyage,
Lui laissant la douleur pour unique corsage,
Et des rires d'antan, doucereux récital
Manuel Susierra
Ecrire à l'auteur : manuramolo@club-internet.fr
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Alain Dukarski
Folie poétique
Nébulosité intrinsèque
Dans l’opulence de mes tourments
Le torrent lacrymal à sec
L’érosion m’attend au tournant
Au chaud dans ma catatonie
Je repeins les mûrs de ma geôle
Aux couleurs de schizophrénie
Et de son poids sur mes épaules
En équilibre sur le fil
De mes incohérences mentales
Je vois ma folie qui défile
Dans l’imbroglio du dédale
Mais quand parfois dans ma pénombre
Se dessine le trait d’un éclair
La magie soudain sort de l’ombre
En de sporadiques lumières
Alors ma plume se déchaîne
Formant des rimes informelles
Le long de vers qui s’enchaînent
Pour vous offrir mes ritournelles !
18/10/02
............
L’île aux treize ors
Même s’il y a loin de la coupe aux lèvres
On cherche un chemin à travers la grève
Loin des lieux communs nous conduit le rêve
Vers ces lendemains qui nous donnent la fièvre
Le sable émouvant s’imprègne de la trace
De nos pas errants, légers et fugaces
Un dessin vivant qu’aucun vent n’efface
Se perd au ponant où les vagues s’enlacent
Le jour qui s’achève nous offre un écrin
Poli par l’orfèvre qui taille les embruns
Un orage se lève pour d’autres desseins
L’aurore nous menace de tuer le temps
Envahit l’espace et nie l’existant
Pour un face à face entre deux amants
Écrire à l'auteur : dukarski@hotmail.com
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Rick Tilmel
La colère
Elle est en vous et elle gronde
Petit à petit sa force vous inonde
Sournoise et insidieuse,
Forte et désireuse,
Elle vous submerge sans en avoir l'air.
Et on se lève un jour en en voulant
à la terre entière !
Toujours ce sont les autres
Sur qui on rejette la faute.
Elle n'a pas su m'aimer...
Elle ne m'a pas écouté...
Ils ne peuvent pas réfléchir ?
Il faut vraiment tout leur dire...
Et de fil en aiguille,
Louvoyant comme l'anguille,
Elle vous rempli et vous inonde
Cette bête immonde.
Mais la colère est bien pire que ça,
Car le vrai coupable c'est soi !
©
Pour écrire à l'auteur : brag@netcourrier.com
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Rachid Bouakicha
Aujourd'hui
Aujourd'hui quoiqu'on en dise
Elle est passé la belle époque
Ou les hommes vivaient
Parce que la vie les y invités
Aujourd'hui quoiqu'on en dise
Il est bel et bien mort
Le bistro de la Jeanne
Ou l'on refaisait le monde
Aujourd'hui quoiqu'on en dise
Les pavés ne parlent plus
Les rues sont bien mortes
Plus de joie dans les avenues
Aujourd'hui quoiqu'on en dise
Les hommes ont bien changeait
Ils ne portent ni chapeau ni casquette
Les têtes se ressemblent toutes
Aujourd'hui quoiqu'on en dise
Les auteurs se sont taillés
Ils ont prient leur jambes à leur coup
De peur de ne plus se reconnaître eux-mêmes
Aujourd'hui quoiqu'on en dise
On s'en rend bien compte
Mon cœur se fait gros
Et je commence à pleurer
..........
Le cri de l’oiseau
Je suis dans cette terre
Un oiseau de terreur
Une peur brûlante
Dans un ciel plâtré
Je suis dans cette humanité
Un ventre vide et plein
De la douleur des incompréhensions
De la gloire d’un passé amer
Je suis le vautour réincarné
Je pèse une larme
Qui me fait si mal
Je pèse ma souffrance
Plus qu’infinie dans sa consistance
Indéfinissable terrassement
Des âmes toutes découpées
Je vous préfère madame en fée
Dans une planète verte et enchantée
Sur un théâtre ou rien n’est à apprendre
Ou les voix coulent tel le ruisseau
Dans une belle rivière de tolérance
Je vous préfère madame, je vous préfère.
©
Écrire à l'auteur : conso.services@wanadoo.fr
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Edith Urbaniak
Le miroir s'est brisé
Le miroir s'est brisé
Est sur chaque morceau
Les moments du passé
S'effacent en lambeaux
Dans ce puzzle je vois
De fragments de mon visage
C'est un regard si froid
Que me renvoie mon image
Je reste plantée là
A méditer soudain
Puis je ris aux éclats
Car, soulagée enfin
Le miroir s'est brisé
En laissant sur le mur
Une empreinte laissée
Du passé au futur
Je ramasse les débris
En me protégeant les mains
Les jette dans l'infini
D'une poubelle sans tain
Puis j'accroche à sa place
Une toile oubliée
Qui montre avec audace
Deux corps nus enlacés
Le miroir s'est brisé
Comme se brise une histoire
Pour alors révéler
Le blanc qui se trouve sous le noir
Le temps
Si l'on pouvait un jour
Apprivoiser le temps
Pour vivre son amour
Tout en le savourant
Parfois l'accélérer
Pour alors simplement
Pouvoir le rattraper
Le vivre pleinement
Sans devoir calculer
Doucement mettre le frein
Et faire des projets
Sans peur des lendemains
Pour enfin le stopper
Lorsqu'on est tous les deux
Goûter à tout jamais
L'éternité des lieux
...........
Mon cœur
J'ai égaré mon cœur
Pourtant je l'aimais bien
Il faisait mon bonheur
Mais aussi mon chagrin
Depuis, je me sens mieux
Je ne ressens plus rien
Ce qui est ennuyeux
Je suis comme un pantin
J'ai retrouvé mon cœur
Au détour de ma vie
Évitant les malheurs
Je rencontrais celui
Qui m'accompagnerait
Pour un bout de chemin
Et me protègerait
Sans peur des lendemains
...........
C'est ma vie
Comme une main géante
Qui emprisonne mon cœur
Je pose des taches d'encre
Sur des pétales de pleurs.
Pour écrire à tous ceux
Qui trouvent parfois étrange
Que l'on puisse être heureux
Même si ça les dérange.
Ma vie je la vivrai
A ma façon somme toute
Je tire un pied de nez
A tous ceux qui en doutent.
Je m'évade de ma cage
Même si elle est dorée
De rivage en rivage
Je vais me ressourcer.
Il arrive parfois
Qu'on se trompe de chemin
Mais lorsque tu es là
Tu guides mon destin.
Je pose enfin ma plume
A l'embrasement du ciel
Pour accueillir la lune
Qui veille sur mon sommeil.
...........
Source de vie
J’aime le parfum qu’elle laisse
L’été après l’orage
En distillant l’ivresse
A la terre en hommage.
On l’aime ou la déteste
Elle rend gai ou morose
Distribue sa richesse
Et change toutes choses.
Elle sait cacher les larmes
Des personnes en détresse
Agissant comme une arme
Défendant la faiblesse.
Elle est source de vie
Faisant naître toutes choses
Bien-sûr elle nourrit
Mes plantations de roses.
Elle dévaste surtout
Quand elle est en colère
En grands torrents de boue
Des régions toutes entières.
Si elle se fait attendre
Alors c’est le malheur
Des récoltes manquantes
De nos cultivateurs.
Elle est toujours bénite
Pour nos belles églises
Pour laver l’âme maudite
Des enfants qu’on baptise.
Mais il est bien connu
Toi ! pluie miraculeuse
Que rien n’aurait vécu
Sans tes perles précieuses.
©
Écrire à l'auteure
: Laudith07@aol.com
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Magdalena
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Un jour je partirai Écrire à l'auteure : magdalenoy@club-internet.fr |
La mort du chien
Derrière l'abri du grand portail,
le beau chien loup se languit :
altier, superbe et bien nourri,
mais seul, enchaîné ; il survit.
Ses yeux sont vides et sombres,
il n'ose même plus aboyer
de peur de réveiller des ombres
dans le grand beau parc foudroyé.
Un soir de lune, près de la mare,
il voit passer l'ombre d'un loup,
crotté, efflanqué, sans amarres,
heureux, libre à le rendre jaloux.
Sans beau collier autour du cou,
sourire retroussant ses babines,
il se sauve prestement, tel un fou
poursuivi par une meute canine.
Le chien se dresse, sa langue pend,
il tire sur la chaîne, manque d'air,
pendant qu'une larme se suspend
à son morne regard noyé de glaire.
Un instant, il oublie sa longue chaîne
et s'élance pour rejoindre le loup ;
mais la chaîne s'enroule, tout à coup,
et se coince dans une fente de la benne.
Suspendu dans l'élan freiné de son vol,
le beau chien gris au superbe poitrail
vient s'empaler sur les flèches du portail
et rend l'âme, le regard enfin en envol.
Chrdecoulescou@aol.com
Brulène
Zac
L'Homme
Si on ne t'avait
donné que de l'eau,
Si les fruits seuls pouvaient te nourrir,
Si tout ce que tu voyais te semblait beau,
Et surtout, si tu n'avais pas peur de mourir.
Alors, sans doute, tu connaîtrais la joie !
Mais voilà, tu es un simple être humain !
C'est pour ça que tu veux ce que tu n'as pas,
Que, par force, tu l'arraches d'autres mains.
En cela, tu es pire que les animaux !
La barbarie ne fait pas partie de la nature,
Tu l'as inventée sous des prétextes moraux.
Ton effroyable satyrisme te rassure !
Devenu plus féroce que les fauves,
Il t'a fallu inventer un nouveau prédateur.
Tu as trouvé celui dont l'immoralité te sauve :
Homme ! Tu es ton propre destructeur !
Auteur :
zac.concept@ifrance.com
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LE VILLAGE ET L'ENNUI
On y entre sans prendre garde
Un panneau, un nom qu’on oublie
Un village qu’on oubliera
Dès lors qu’on en sera sorti
Il y a un homme au regard las
Au milieu de la place vide
Une grosse femme au teint livide
Qui tient un panier sous le bras
Et puis le vide
Partout les volets sont fermés
Et ce n’est même pas l’été
Au pied d’une maison sans âge
Deux vieilles observent sans parler
Les yeux figés vers le néant
On guette en vain un bruit banal
Un sourire sur un visage
Des bêtises d’adolescents
Comme ça ressemble à l’automne...
Ca sent l’ennui
Les gens qu’on croise sont déjà partis
Ils vivent ici mais si peu
Il y a des yeux qui supplient
On dirait que nos voix résonnent
Des pas comme autant de détresses
Qui ne marchent jamais vraiment
Traînent des moments sans saveur
Et des tourments
Une sensation de malaise
Et tous ces déserts dans leurs yeux
On s’en va comme d’un autre monde
Qu’on n’avait jamais soupçonné
Extrait de La vie, en fait… (éditions Lettres du Monde, 2000), republié
dans A un océan (Aumage éditions, 2002)
POEMES
DE CLAIROBSCUR
STEPHANIE
PITINO
L'ANGE
DU TABLEAU
Assise par terre seule dans cette chambre noire
La porte un peu entrouverte
Et la lumière qui glissait du fin fond du couloir...
Les poings serrés, la gorge nouée je pleurais
C'était papa maman qui s'engueulaient
Blottie contre ma peluche, lentement j'ai levé les yeux
Toi tu me regardais et tu me souriais
Pourtant tu étais figé,
Quelque chose t'empêchait de bouger
Alors je me suis approchée et je t'ai touché
Une lumière blanche est apparue
Mes yeux me piquaient puis tu as disparu
Je ne savais plus où j'étais, je me sentais voler
Mes larmes se sont arrêtées de couler
J'avais cette impression d'être sur du coton
Puis j'ai senti la douceur de deux baisers sur mon front
Au petit matin lorsque je me suis réveillée
Tu n'étais plus là, le décor avait changé
Papa maman dormaient à mes côtés
Merci Ange de les avoir réconciliés
MA MUSE
Une aube comme celle-ci où le ciel brille par ses étoiles
Et où les criquets chenteront la douce fraîcheur matinale
Mes yeux se poseront sur toi... ma Muse
Pour figer le temps, pour que rien de s'use
De la rose fraîchement coupée, ouverte à l'éternité
A tes lèvres charnelles, j'y poserai un baiser
Et tes yeux, ma Muse... ton regard dans le mien
M'ouvrira le passage de ton coeur pour sceller nos destins
Les premiers rayons du soleil réveilleront la ville
Ma Muse... je ne veux pas m'en aller
Je voudrais rester à tes côtés et m'arrêter de compter
Pourtant je m'efface et mets fin à cette idylle
Quand l'ombre n'est plus je trépasse
Tu es le jour, je suis la nuit et le temps passe
Je renaîtrai à l'aube où le ciel brillera par ses étoiles
Et où la rose fraîchement coupée restera ouverte à l'éternité
COUP DE FOUDRE (Duo)
Mon coeur s'enflamme
D'un feu qui vaporise mes larmes
C'est toi que je veux
Pour être heureux
Tu es mon étoile, ma douceur
Je t'aime de tout mon coeur
Coup de foudre, quels sentiments !
Rencontres d'éclairs c'est puissant
Cet homme est mon air, mon océan
Cette femme est ma vie, mon courant
Je t'aime
C'est un poème
Aux milles facettes, aux milles tourments
Aux milles recettes, aux milles tournants
L'amour c'est tout mais mon amour c'est toi
Tout est amour en toi et cela me rend fou
Folle de toi et mon coeur qui bat...
Le mien est fou, il se prend pour un roi
Et pour rejoindre sa reine, il livre combat...
JE T'ATTENDS
Mon regard se pose sur toi, et moi...
Moi je suis folle de ça
Je souris au temps
J'attends
J'ai pioché dans nos souvenirs
J'ai pioché notre avenir
J'aurais voulu te le dire
Tu es toujours sur ma ligne de mire
Ce soir, demain, dans un an, dans dix jours
La lumière de tes yeux m'éclairera toujours
Ton reflet dans l'eau, et ta peau..
Je ne peux pas m'e séparer, je ne peux pas oublier
Mon regard se pose sur toi, et moi ...
Moi je ne rêve que de ça
Je souris au temps
Je t'attends
IL ECRIVAIT SON AMOUR
Il écrivait son amour sur du papier velours
Elle dessinait ses envies sur sa vie
Sans voix jamais ils ne dirent mot, pour
enfermer, condamner les non-dits
Mais s'il écrivait son amour sur leurs vies
Si elle dessinait ses envies avec lui
Sans lois jamais ils s'aimeraient
Et le temps... ils le vaincraient
Il rêvait de faire le tour du monde
Elle voulait vivre près d'ici dans son monde
Parfois ils pensaient à une nouvelle éternité
Une autre destinée, différente, moins troublante
Mais s'il écrivait son amour sur leurs vies
Si elle dessinait ses envies avec lui
Sans lois jamais ils s'aimeraient
Et la distance... ils la vaincraient
Clair0bscur
CHANTS DE BLES
Ce chemin d'Or n'est pas tracé
Il vous mène vers l'Ouest comme vers l'Est
Sur cette terre endiablée
Que le soleil s'opresse de condamner
Le plus grand des brins de blé
Souhaitait toucher le ciel
Mais le vent souffla son air
Le brin de blé s'est alors cassé
Il n'y a rien à en tirer, la nature a ses raisons
Les champs de blé caressent le vent qui touche le ciel
Pour rejoindre l'Orient et effaçer l'horizon
La Terre tourne sur cette petite paille de couleur miel
Le temps pour elle de pousser son dernier chant
Rêver du ciel, des nuages, de ce doux paysage...
Avant de partir en botte de paille
Le fameux temps des moissons... aïe
L'ANGE NOIR
Elle est déesse des profondeurs
Son âme inflige
toutes les peurs
Elle est tout ce qu'on voit
Mais elle n'est pas ce que l'on croit
Ses yeux noircis par la douleur
Traversent à feu tous les coeurs
Plongé dans son malheur absolu
Elle étouffe les sentiments non voulus
L'Ange Noir est dépourvu
La terreur a perdu.
TOI & MOI
Nouveau soir de désespoir
Nuit de tristesse sans ton regard
Et pourtant tu es là, dans mon coeur
Le ciel pleure et cherche le bonheur
Compter les pierres qui nous sépares...
Ou bien compter les secondes, la même histoire...
Je n'ai jamais aimé de cette façon
Car vois-tu je t'aime de toutes les façons
Tu es le moteur des mes envies
Tu es mon âme soeur, ma vie
Je ne t'ai encore jamais vu
Mais vois-tu j'ai des envies de folies
Pour toi je laisserai tout tomber
Pour toi je réaliserai des contes de fées
Où nous seront tout deux modérateurs
Vois-tu, nos âmes réunirons nos coeurs
A nous le ciel, la mer, la terre !
Nous construirons notre propre univers
Car vois-tu mon amour
"Je t'aime" sera notre emblème
OBSESSION
Jours et nuits
Je cherche un remède
Jours comme nuits
Tu es mes rêves
Plongé dans l'incertitude
Où j'ai appris à changer
Pour trouver la plénitude
Et m'arrêter de pleurer
Peu à peu tous s'éclaircie
C'est une évidence
Et non une question de chance
Je t'aimerais toute ma vie
Tu es le prince de mes nuits
Ma mélancolie
Tu chasses l'ennuie
Qui dérivait à l'infinie
Chaques secondes, chaques minutes
Tu défis ma raison
A tord ou à raison
Tout n'est plus question de lutte
L'ivresse de tes caresses...
J'en redemanderai sans cesse
Et pour ne jamais te quitter
Je voudrais ne plus me réveiller
MON ANGE
Que faire lorsqu'un beau jour un Ange vous tombe dessus
Que l'amour s'installe sans vous avoir prévenu
Que tout devient lumière
Et les ombres éphémères
Qu'un nouveau monde s'ouvre à vous
Un monde parfait, éblouissant...
Que je regarde comme un enfant
C'est un territoire inconnu
Mais je l'ai tellement voulu
Tu es là, tu es à moi
Ma douce moitié, ma destinée...
Tes baisers, tes caresses... j'en rêve
De la tendresse sans aucune trêve
Ta douceur, ta chaleur...
Ta présence me fait oublier mes peurs
Tu es mon océan de bonheur
L'étoile filante dans le ciel
Le sang qui coule dans mes veines
Et les battements de mon coeur
Que faire lorsqu'un jour l'on retrouve la raison
Cet amour n'était qu'une illusion
Ce qui me sépare de toi avec tant de violence c'est la distance...
Entre le ciel et la terre il y a... cet espace qui nous détruira...
Accepte de perdre tes ailes et rejoint moi
Car je ne peux pas vivre en ton absence
Ma vie n'aurait plus aucun sens.
TRANCHE DE VIE
Qu'est-ce des années devant l'éternel
Des matinées , des jours qui se lèvent
Partant la tête haute tel un guerrier
Je montrerai ma voie au monde entier
Jamais n'abandonne et rien m'étonne
Ces années folles où j'dégringole
J'suis enfermé sans camisole
Mais c'est pareil ca pèse une tonne
J'suis étudiant , j'bosse dans l'commerce
Et j'connais par coeur toutes les pièces
Chaque recoin jusqu'à la toile d'araignée
Sans oublier m'dame vidoni ma prof d'anglais
Un quart de ma vie dans ces couloirs
Oui j'ai 20 ans et faut pas croire ...
Entres les leçons et mes devoirs
je sèche des fois , ça faut le savoir
Apprends encore apprends toujours
Tu arriveras à la sagesse
Apprends encore apprends toujours
C'est ici que disparaît la paresse
LE CHEMIN
Nous nous sommes attendu pendant des mois
Des mois interminable à passer sans toi
Où nous souffrions en silence de notre absence
Où nous ne vivions qu'à travers nos illusions
Les mots ne suffisent pas
Ces mots qui décrivent cette souffrance... n'existent pas
Et cette douleur qui nous lie encore
Avec le temps un peu plus fort
Un amour qui naît malgré la distance
A-t-il une chance de résister ?
Deux âmes inconnues qui tombent amoureuses
Peuvent-elles encore s'aimer à visages découverts ?
La peur nous envahit
Les yeux suivront-ils le coeur ?
Ou seront nous trahis...
Et vivre notre plus grand malheur
Nous nous sommes construits un monde
Un monde de lumière... où tout reste à faire
UNE
NUIT, UN LIEU, UN SOUVENIR
Une
nuit, un lieu, un souvenir...
Et tout est différent
Je replonge dans l'instant
Un saut en arrière pour lire l'avenir
Ton
arrivée en arrêt sur image
Tes bagages au sol et ton regard sur moi
Tout devient flou autour
Il n'y a que toi, moi, et les nuages ...
La
scène en noir et blanc
Et tu t'en vas à présent
Mais à qui la faute...
Si l'on est si loin l'un de l'autre ?
Ton départ en arrêt sur images
Notre au revoir en couleurs
Et l'espoir d'être ailleurs...
Mesure
d'audience et statistiques
Classement des
meilleurs sites, chat, sondage