Guy Créquie

 

 

 

 

  Un visage

Un visage unique
Aux longs cheveux d'absence
Avec ses dunes de sable doux

Lèvres sans voix
Au rouge suggestif et apaisant

Yeux de lumière
Qui éclairent ta vie
Suscitent mon énergie
Captent mon désir

Reflets spécifiques
Aucune autre muse
Ne possède tes reflets
Le cristal de ta voix
la beauté de tes formes

Tu es : tout
Le reste semble mort
ta vie est la vie
La mienne est engloutie.






   
  La nature

Consommer les ténèbres
Leur cortège insolite
De bruits, de frémissements 
Et de silences nocturnes

Découvrir la faille
De l'interruption des sons
Jusqu'aux senteurs
Des premières lueurs du jour

Voir le rose s'entrouvrir
Sous la brise du matin
Lorsque pénètre l'éclat de la perle solaire
Sur les corps de la terre ocre

Le gazon sous la rosée
Présente la prairie reverdie
Comme la mer des oliviers
Empreinte de la beauté
Des herbes mêlées
Par la chaleur du ciel après l'orage
L'incandescence du soleil
Émerveille la vie diurne de la mousse

Respirons à pleins poumons
la saveur du spectacle naturel
Empreinte de la vie
Jusqu'au tréfonds ultime
De l'essence d'existence.