| Cinq ans après… Les yeux portent toujours les reflets de l’horreur. Au fil du souvenir les cœurs saignent encore Et dans chaque être, hélas, que le chagrin décore Tinte le sombre glas de ce jour de terreur. Les tours qui, de leurs flancs gonflés de vie humaine, Se dressaient vers le ciel comme un signe de paix, N’étendent plus leur grâce et leur manque est un faix Que porte en lui le monde et son moindre domaine. Les rescapés, témoins, acteurs malgré le sort Tous ressentent en eux cette vile blessure Ne pouvant pas guérir, et l’horrible fissure Reste à jamais pour tous, le rictus de la mort ! Pleurant les disparus ce jour de souvenance New York, cinq ans après, tristement, se souvient Son pleur ne tarit pas, son hoquet nous parvient Pour vibrer dans notre âme en âpre résonance. 11 septembre 2006
|
MERCI ! |
|
| A
la quête de toi Esseulée et morose avançant sous la pluie Je chemine sans but, m'enfonçant au hasard Dans les rues en chagrin qui donnent le cafard A la ville assombrie, en pleurs et qui s'ennuie. Quel chemin sinueux faut-il donc emprunter Dans ce triste parcours pour trouver ton regard ? Petit coin de ciel bleu dans l'univers blafard De mes jours solitaires. Où donc te rencontrer ? Au centre de ma vie où ce désir me brûle Mon coeur depuis longtemps dépeuplé déambule Avec l'espoir secret de te voir face à moi. Mais tout comme le mien, ton coeur, en théorie, Devrait traîner aussi dans les rues sous la pluie. Pour remarquer mes yeux qui ne cherchent que toi. 5 juin 1999 Extrait du recueil «En Tous Sens » - 1999 et 2001 (épuisé) Editions Les Poètes Français - Paris Prix Pierre de Ronsard, Société des Poètes Français 2000 |
|
Partie de
pêche
La
lumière automnale en grands frissons dansants Dans
leur doux bruissement sous le vent cajoleur L’automne
et ses pinceaux tracent déjà, ténus, Ma
ligne criminelle à l’hameçon félon Le
voile de l’été dans l’air environnant Soudain,
en se cabrant tel un coursier nerveux, Après
une bataille âpre, mais très honnête,
21 sept 1999
|
||
| Lorsque l'hiver
rêve d'été (Rondel) Lorsque l'hiver rêve d'été Avec sa foi douce et profonde, Le ciel de bleu soudain s'inonde Et le soleil n'est que gaîté. Le paysage est enchanté : Tout semble sourire à la ronde Lorsque l'hiver rêve d'été Avec sa foi, douce et profonde. Dans son cour plein d'intensité J'aime voir voleter l'aronde, Et des épis en houle blonde... Non, ce n'est pas stupidité Lorsque l'hiver rêve d'été.
Sous l’œil de cupidon… |
|
Désirs...
Je voudrais être Chocolat…
Pour aller fondre sur ta langue,
Ou bien la pulpe d’une mangue
Au goût libérant son éclat !
Je voudrais être une cerise
Entre les lèvres, sous ta dent,
Pour te livrer, sans précédent,
Les émois de la gourmandise.
Je voudrais être la “douceur”
Au parfum rare que ta bouche
Qui, lorsqu’en son berceau le couche,
Trouve qu’il n’est rien de meilleur !
Et je voudrais être la pomme
Que tu viendrais croquer joyeux,
A belles dents, heureux en somme
De voir le plaisir dans mes yeux !
| Crépuscule
Alpin Lorsque le jour s’en va rejoindre sa prison, Le soleil des grands soirs, rouge comme une airelle, Traduit sa dernière heure en sublime aquarelle Sur le dais fasciné par son inclinaison. Tout s'enfièvre et prend feu sous cet ardent tison. Enflammant la montagne offerte et naturelle, A l’instant vespéral, quand se ferme l’ombrelle, Expatriant l’azur il brûle l’horizon. Le magique tableau dés lors engendre un signe… Zébrant la teinte mauve où le bleu se résigne, Les couleurs du sommeil sont en plein devenir. Aussitôt la nuit mène au ciel ses avalanches ; Et tandis que la lune est prête à les unir, L’astre peint, moribond, de sang les cimes blanches ! |
|
A bras le coeur !
(Terza-Rima)
A
bras le coeur je prends ce que la vie ordonne
De l'aube au crépuscule, acceptant ses propos,
Même quand tout espoir quelquefois m'abandonne ;
Il est vrai que son train n'est pas de tout repos
Dans ce monde actuel dont la folie éprouve,
Mais pour mieux l'affronter je suis toujours dispos !
Qu'elle ait tort ou raison, tantôt je la réprouve
Lorsque sa dure loi néglige mon effort,
Alors que du succès si près je me retrouve ;
Néanmoins dans ses yeux, cherchant du réconfort,
Je peux lire : "Vas-y ! L'important c'est de vivre"
Et, pour encor me battre, elle me rend plus fort.
Dans les moments de doute où j'ai peine à la suivre
Je revois ses bonheurs : ils relancent mon pas,
Car leur doux souvenir de mes peurs me délivre.
Grâce à ce chant serein, vous me croirez ou pas,
Je peux, sans désespoir, avec tout mon courage,
Supporter ses tourments, et ce jusqu'au trépas.
Comment ne pas aimer sa douceur ou sa rage,
Sentir vibrer sa flamme est pour moi plus qu'un don.
Si parfois il m'arrive, aux gifles d'un orage,
D'avoir le coeur amer, j'en demande pardon.
Extrait
du recueil " A bras le coeur ! " - 2002 (épuisé)
Prix de la Pléiade 2001 (Prix de l'Édition)
Aubade
vespérale
Lorsque
le soir en feu chante sa mélopée
Au jour qui se retire et dans son coeur se fond,
J'entends monter du tien le sentiment profond
S'ennoblissant vers moi dans sa belle échappée !
Aussitôt c'est l'ivresse au tendre récital
Livrant tous ses accords pour enchanter mon âme.
Avec le crépuscule offrant sa folle flamme,
La tienne, vibrante, a le son du cristal !
La vespérale aubade éclatant d'espérance,
De lyrisme et d'amour, rend le déclin plus beau
Inscrivant, à jamais, dans mon for son flambeau
Où tu parais, bien doux, avec sa fulgurance !
J'aime écouter ce choeur où palpite la foi
Celle qui ne craint pas d'élever sa prière
Parce qu'elle est sincère en manteau de lumière.
Et je ferme les yeux pour me tendre vers toi !
Extrait du recueil
"En Cueillant le Jour" - 2005
Éditions La Lyre Bleue (Éditions de l'Auteur)
Avec
l'automne
Un
rayon de soleil sur la dernière rose,
L'été vient de s'enfuir dans un ultime adieu.
Déjà la feuille d'or tourbillonne et se pose,
Et le chêne, là bas, semble soudain très
vieux.
Il y a moins d'oiseaux, la fontaine est muette.
L'angelot du bassin n'a donc plus de désir ?
Soudain la peine afflue en mon coeur de poète :
De la belle saison je vais tant me languir !
Les fleurs dans le jardin par le vent dépouillées
Demain par un temps gris, hélas, disparaîtront
Et sur un tapis roux couvrant l'herbe mouillée
Moroses, accablés, tous mes pas erreront.
Et puis viendra l'hiver à petits pas feutrés.
Avec ses bises froides et ses matins frileux.
Alors je songerai, près de la cheminée,
A la prochaine rose au parfum merveilleux !
(octobre
1966 - octobre 1996)
Extrait du recueil « En Tous Sens » - 1999 et 2001
(épuisé)
Note de l'auteur : C'est un m'obligeant à
réécrire ce poème dont je ne me
souvenais que du premier quatrain, qu'un ami m'a fait renouer avec la
poésie
après 30 années "d'autisme" poétique du à
l'incompréhension familiale lors
de mon adolescence. et depuis je "tutoie" le bonheur tous les jours
grâce à l'écriture.
Chaque
jour
(Maillet,
ou Quatrain à vers glissant)
Chaque
jour il faudrait savoir dire "Je t'aime ! "
Avec, brodé dans l'âme, un ruban d'arc-en-ciel
Emperlé de rosée où, comme un doux
poème,
Se traduit en deux mots l'amour au goût de miel.
En mettant tout son coeur dans cet unique thème,
Chaque jour il faudrait savoir dire "Je t'aime ! ".
Car le temps passe vite en sa ronde ici-bas,
Défilant, implacable, et ne reculant pas !
Pour voir chez l'être cher le bonheur que l'on sème
Briller comme un soleil . sublime dans ses yeux,
Chaque jour il faudrait savoir dire "Je t'aime ! "
En escortant ce dit d'un baiser plus soyeux.
Son coeur gonflé de joie, heureux à l'instant
même,
D'un magique transport exulterait toujours !
Alors d'un bel élan, délicat, sans discours,
Chaque jour il
faudrait savoir dire "Je t'aime ! "
26
mars 2003
Extrait du recueil " A FLEUR DE COEUR "- 2004
Prix Maurice Rollinat (manuscrit) 2003
Dans
la forge des dieux
(Poésie
libre rimée)
L'acier dont la vaillance
Depuis longtemps ternie
Retrouve sa brillance
Éclatante et bénie.
Le soufflet de l'amour animé par ton coeur,
Forgeron exalté à l'enclume où
résonne
Le marteau du bonheur, attise avec ardeur
Le brasier qui, en moi, se consume et frissonne.
Ce feu dont la chaleur
Que toi seul encourage
Porte en lui la ferveur
Du plus céleste orage.
Le métal en fusion où brûle ton désir
Prend sa forme à nouveau pour soudain devenir
Ce glaive au doux tranchant dont le fil en mon âme
Imprime avec passion les traces de ta flamme.
Les lueurs qui flamboient
En éclairant nos cieux
Sont celles qui rougeoient
Dans la forge des dieux.
13
novembre 1999
Extrait du recueil « Dans la Forge des Dieux » - 2000
(épuisé)
Éditions La Nouvelle Pléiade - Paris
Prix du recueil Académie de Poésie Française
2000
Le
dit de l'ami
Dans
ton coeur où le deuil a posé son bagage
De souffrance et de peine en ballot noir indu,
Je voudrais que le flot de mon soleil s'engage
Pour en chasser la pluie au zèle vil, têtu.
Dans l'urne du chagrin, de toute ma rudesse
Avec le bel envol de mon affection,
Je voudrais tant flétrir les fleurs de ta tristesse
Pour y placer des lys de consolation.
Dans le jardin des jours de morne solitude
Où, l'âme en bandoulière, on se souvient de
tout,
Je voudrais d'un parfum, t'offrant la quiétude,
Pouvoir te détourner de ton malheur, surtout.
Entends-tu les accords s'élevant de mes harpes ?
Montant mélodieux avec tout mon émoi
Pour te border le coeur d'arcs-en-ciel en écharpes
Et murmurer céans «Tu n'es plus seul, crois-moi !
»
Extrait
du Recueil "A Fleur de Coeur"
Éditions la Nouvelle Pléiade, Paris -2004
Merveilleuse
jeunesse
Jeunesse aux doigts de fée, ourlant les fronts d'enfants,
De dentelles d'espoirs où l'avenir se dresse,
Tu brodes le futur avec amour, adresse,
Quand, gracieux sourient leurs printemps triomphants.
Par ton soleil fougueux et ta sève intrépide,
Jeunesse, au goût de miel, en toi viennent mûrir
En brûlantes ardeurs que nous savons chérir,
Des fruits remplis de force au noyau qui palpite.
Leur ciel brûle toujours de tes éclats gaillards
Quand l'automne s'embrase au bord du crépuscule.
Jeunesse aux regards d'or lorsque l'été recule,
D'espérance et de Foi tu nimbes leurs brouillards.
Filant certains regrets d'un rouet nostalgique
Sur les coeurs courbatus, qui tressaillent surtout
Sous tes regains subtils qu'ils prisent avant tout,
Jeunesse au geste sûr, ta main rose est magique !
Extrait
du recueil "Des Vers pour Le Dire" - 2003
Éditions La Nouvelle Pléiade - Paris
1er Prix du recueil S.P.A.F. Vendée 2005
Pour
que nul ne t'oublie !
Au
vent je chanterai l'écho de ta voix sage,
À la plaine, l'accord, parfait, de ton visage ;
En parlant aux blés murs de l'or de tes cheveux,
Au ciel d'un bleu serein je conterai tes yeux.
Décrivant au soleil l'éclat de ton sourire,
A la source, aux ruisseaux, comment coulait ton rire,
Je crierai ta tendresse aux matins diaprés
Pour hurler ton courage aux couchants empourprés.
Disant ton espérance à l'oiseau qui s'envole
- En rappelant de toi cette allégresse folle
Que mettaient dans ton coeur la vie et ses transports -
Je clamerai ta force aux arbres les plus forts.
Chaque sommet du monde apprendra tes mérites
Et tous les Océans tes valeurs émérites.
Pour que nul ne t'oublie, autant que ton prénom,
Partout dans l'univers, je graverai ton nom !
Extrait
du recueil " A bras le coeur "!
(épuisé)
Pour
te trouver…
Je
marcherai |
![]() |
Tes
flots et mon rivage
Lorsque
sur mon rivage en creux de dune blonde
L'écume de tes flots vient déposer son sel
Un cri de profondeur poussé par une aronde
Se déchire dans l'air, vibrant, universel.
Ta houle dont la fièvre aussitôt apaisée
Tendrement néanmoins reprend son doux roulis ;
Caressante, lascive, elle soulève, aisée,
La vague du désir aux brûlants friselis.
Répondant à l'appel toute ma plage s'ouvre
Aux ruisselantes eaux d'un plaisir souterrain
Dont l'intense frisson que ta lame recouvre,
Tressaille en ton abysse en bonheur souverain !
Sur ma rive éblouie où chante l'allégresse
L'onde de ton amour ardent et généreux
Laisse encor son empreinte en sillons de tendresse
Dans mon triangle d'or, infiniment heureux.
Premier
prix, médaille d'or aux Érotides de la Poésie
2000
(Concours international francophone de poésie
érotique)
Extrait du recueil « Dans la Forge des Dieux » - 2000
(épuisé)
Éditions La Nouvelle Pléiade - Paris
Prix du recueil Académie de Poésie Française
2001
Viens,
je t'emmènerai.
Viens, je t'emmènerai dans mon pays de rêves
Celui que mon coeur porte, en lui, rempli de foi,
Et qui sait prendre vie au soir sur d'autres grèves
Lorsque s'y rend mon âme, ivre, en vibrant d'émoi.
Alors je t'ouvrirai mes sentiers d'espérance
Que tu pourras fouler en mettant chaque pas
Dans l'empreinte des miens fous de persévérance
Quand je ferme les yeux, en t'appelant tout bas.
Je t'offrirai la rive ou dansent les roseaux
Sous les baisers que seule exprime encor ma brise
Et tu pourras entendre ainsi tous mes oiseaux
Dont les beaux chants d'amour s'élèvent sans
surprise.
Tu priseras les blés de mes champs de tendresses
Qu'une houle câline anime en blonde mer
Près de la douce sylve offrant les allégresses
De ma terre où jamais ne règne un moindre hiver.
Tu pourras respirer la fragrance des roses
Des jardins tout en fleurs de mes belles saisons
Et le subtil parfum des douces passeroses
Lorsque le crépuscule empourpre l'horizon.
Alors, tout près du lac où s'abreuve la biche,
Sous le ciel étoilé, parmi les nobles pins
De mon pays si proche où personne ne triche,
Ton coeur pourra, joyeux, poser ses brodequins !
Extrait
du recueil "En Cueillant le Jour" - 2005
Éditions La Lyre Bleue (Éditions de l'auteur)
Disponible
chez lauteur
| Sonnet Libertin… Prenant d’assaut ta proue Dressée au vent fougueux de ton ardent désir, Sur les flots de l’amour, ma bouche, de plaisir, Est une douce roue ! De ma langue qui joue Le long de son essor où perlent à loisir Les gouttes de l’émoi qu’elle adore saisir Je t’aime et je te loue… La soif de ton frisson Me donne cette fièvre où brûle à l’unisson Ma faim de ta jouissance ! Et lorsque enfin jaillit La vague généreuse, en flux plein de puissance, Toute mon âme jouit !
|
|
| A l'enterrement du stylo (Rondel) A l'enterrement du stylo, Une lyre versant des larmes Aux rimes livre ses alarmes Sa voix n'étant qu'un trémolo. Quelques vers en méli-mélo Escortent de leurs beaux vacarmes(*) A l'enterrement du stylo, Une lyre versant des larmes ! Ah ! Il reste la dactylo Pour retranscrire tous ses charmes. Hélas, elle n'a plus ses armes Car... elle s'en vient de Milo A l'enterrement du stylo ! (*) Licence poétique A la quête de toi... Esseulée et morose avançant sous la pluie Je chemine sans but, m'enfonçant au hasard Dans les rues en chagrin qui donnent le cafard A la ville assombrie, en pleurs et qui s'ennuie. Quel chemin sinueux faut-il donc emprunter Dans ce triste parcours pour trouver ton regard ? Petit coin de ciel bleu dans l'univers blafard De mes jours solitaires... Où donc te rencontrer ? Au centre de ma vie où ce désir me brûle Mon cour depuis longtemps dépeuplé déambule Avec l'espoir secret de te voir face à moi... Mais tout comme le mien, ton cour, en théorie Devrait traîner aussi dans les rues sous la pluie... Pour remarquer mes yeux qui ne cherchent que toi. |
||
Compteur Johanne :
Compteur Général :