Rêve épouse-moi
La pénombre s’étire aux cloisons de la chambre.
En prend possession, noircit l’angle et s’endort.
Des sanguines de l’âtre il ne reste que l’ambre.
Les yeux clos je sommeille et fantasme ton corps.
Ho rêve épouse-moi et glisse avec lenteur
Sur la chair assoiffée de mon corps alangui.
Serpente, enroule-moi de parfums enjôleurs
Souffle la déraison, aussi maintes folies
Un voile se déchire en volutes célestes.
Révèle ton visage, un regard qui dévêt.
Je te vois approcher, je reste sans un geste,
Le cœur mauve et tremblant j’espère ton baiser.
En vagues et remous le silence morcelle
La marée des soupirs, des murmures de soie.
Bouscule les coussins et froisse les dentelles
De princesse rebelle ayant trouvé son roi
Lorsque l’aube viendra tatouer les rideaux.
Effacer la chimère, éclairer le décor,
De mon rêve envolé, face au matin nouveau
Ne reste que l’espoir de m’assoupir encore.
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mes tableaux
Le lys rouge d’Eros
Cette fleur lumineuse aux pistils de tendresse.
A la chaude couleur qui en fait sa richesse.
Pousse en sable d’émois, mémoire de rocher
Elle est essentielle où règne l’intérêt.
Le vent de la passion entrouvre un peu ses lèvres,
Soulève ce jupon qui peut donner la fièvre.
Exquise et éphémère cette fleur est la vie
Son aura, sa vigueur font fi du triste oubli
Un pétale se fait mauve au déclin de la nuit
Y perle une émotion de rosée éblouie.
La tige s’est ployée honorant le soleil ;
Et la corolle efface un pli de son sommeil
La plante se dessèche en une terre aride
Mais carmin est le lys à l’aurore timide ;
L’alizé enjôleur frôle ses étamines
Redonne sa splendeur, le rouge s’illumine.
Sur cette fleur Eros a bien écrit cent pages
Il aime bien souvent la mettre à un corsage.
Les pétales des mots dansent sur chaque ligne
De la teinte de sang du pampre de la vigne.
Puisque l’amour commande
Prendre la main
de l’aventure
Et voir demain
avec tes yeux
Puis s’enrouler
dans la voilure
Du fin voilier
des rêves bleus
Puisque l’amour commande
Pourquoi lui résister
De tes caresses
je suis captive
A ma tendresse
je te soumets
J’ouvre pour toi
la fleur lascive
où ton émoi
vient butiner
Puisque l’amour commande
Pourquoi lui résister
Sous l’arc en ciel
je deviens vague
De ton soleil
darde la dague
a ma blessure
Si palpitante
faite à ma chaire
Pour toi ardente
Puisque l’amour commande
Pourquoi lui résister
30.01 2006
Pantoum du crépuscule
La plage s’endort et soudain se fige
La montagne ébrèche un bout de ciel noir
Tout en frôlant la mer l’oiseau voltige
D’un voile indigo se couvre le soir
La montagne ébrèche un bout de ciel noir
Le jonc laisse le vent ployer sa tige
D’un voile indigo se couvre le soir
Le soleil aux flots donne son prestige
Le jonc laisse le vent ployer sa tige
Se penche une barque sur son histoire
Le soleil aux flots donne son prestige
Perdu le rocher est verni de noir
Se penche une barque sur son histoire
La vague apporte au sable ses vestiges
Perdu le rocher est verni de noir
La plage s’endort et soudain se fige
De soleil et de mer
De soleil et de mer ma peau est caressée
Au sable tiède et doux, pieds nus j’aime flâner
Je contemple une mouette
Dont l’ombre se projette
Sur le rocher perdu où la vague se meurt
D’immensité trop bleue mon regard est noyé
D’embruns, de souvenirs mes larmes sont salées
Les ajoncs se soumettent
Au vent qui les maltraite
Sur le dos de la dune il reste encor des fleurs
Je vais le nez dans le vent ivre de liberté
Des algues sur ma jupe et mes cheveux mêlés
L’ombre devient violette
Le chant d’une alouette
Parle de cet amour qui fait battre mon cœur
Les chevaux de mes rêves
Ils chevauchent à travers mes rêves,
Les chevaux qui hantent mes nuits
Leurs galops rejoignent la grève
Où la vague borde mon lit
Ils traversent la plaine liquide
Aux sillons des flots indigo
Ils sont libres, sans selle sans guides
De l’écume moussant aux sabots
Leur échine accroche la lune.
La crinière arbore l’étoile
Qui les guide à travers les dunes
Dans le sable aux éclats d’opale
Le matin les voit dans la plaine
De la course encore écumant
Ils reposent, songent à la prochaine
Chevauchée dans le vent
A vous
Vous dont les nuits sont livides
d'avoir logés tant d'insomnies.
Vous dont les journées sont vides
d'errer en quête d'un ami.
Vous vivez dans le silence
des quatre murs d'une prison
sans l'ombre de la présence,
d'épaule pour poser le front.
J' aimerais envoyer l'ange
qui d'un coup d'aile, porte l'amour.
La fée de lumière qui change
les oripeaux en beaux atours.
Je voudrais semer d'étoiles
votre regard qui s'est éteint,
faire de rubis, d'opales
les pierres de votre chemin.
Vous les êtres en détresse
sachez bien que je vous aime.
N'étant pas fée, ni princesse
pour vous je n'ai que ce poème.
Je veux poser mon cœur...
Je veux poser mon cœur au vol du goéland
Pour afin qu'il s'endorme au doux nid de l'amour.
Et déposer ma lèvre aux arpèges d'un chant
Aux les notes s'élevant du serein jusqu'au jour.
Je veux poser ma tête au coussin ténébreux
De la nuit étoilée qu'elle veille sur mes rêves.
Et poser mon regard sur un nuage bleu
Pour qu'il fasse tomber la rosée sur mes lèvres.
Déposer mon parfum sur le souffle du vent
Pour qu'il aille se fondre aux corolles des roses.
Je veux plonger mes doigts dans le ruisseau chantant
Et qu'il frôle et câline un galet trop morose. ..
Donne moi ton regard
Donne moi ton regard que j'y plonge mon âme.
Et donne moi ta bouche, assoiffées sont mes lèvres.
Donne moi ton soupir aux braises de la fièvre
Qui torture mon corps, sous tes doigts qu’il enflamme.
Donne moi ta chaleur, quand ma vie tourne au Nord
A tes paumes ouvertes je dépose mon cœur
Donne moi le pistil qui fait ouvrir la fleur …
Donne moi la tendresse pour que j'y croie encore.
Donne moi ta semence, et j'enfante l'amour,
Pour mon ange d’argent j’aurais des cheveux d’or
Donne moi ton destin et j’évince la mort
Et donne moi tes bras pour m’y blottir toujours
Je te donne mon corps pour en faire un jardin.
Ou tu peut butiner chaque fleur, chaque fruit.
Te pencher à ma source, ou s’irrigue le puits
Tu boiras confondus ton plaisir et le mien.
Nos rendez-vous
Nos rendez-vous devant la toile
Sont a présent dans les étoiles.
Dans le velours des galaxies
Sont connectées nos longues nuits.
Nos rendez-vous au lit des pages
Sont a jamais dans les nuages.
S’accrochent aux flèches du soleil.
Se tressent aux pampres de la treille..
Nos rendez-vous sont dans nos mots
Quand un violon joue l’adagio.
Je te retrouve chaque fois
Qu’un oiseau chante dans le bois.
Aux vagues sont nos rendez-vous.
Ils dansent au gré de bleus remous.
Nos duos voguent sur la mer
Puisque tu as quitté la terre.
L'aventurier
En joignant sa guitare à l’orchestre du vent,
Il va de mont en plaine, aux néons d'une ville.
Illumine son rêve où son coeur prend asile
Enlacé à sa ronde et tressé à son chant.
Enfant de l’aventure, au lit des fleurs l’amant,
Il butine en chemin la corolle fragile.
Illumine sa nuit, au matin se faufile,
Envoûté des parfums apportés par l’autan..
Illusionniste allant comme le flot sur l’île.
Il s’en va et revient, de passion en idylle.
Enjolive l’ailleurs sans goûter le présent.
Illusoire utopiste en sa quête fébrile,
Entre espoir et désir d’un éternel printemps,
Il verra son hiver sonner au campanile.
Compteur Général :