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Les silences |
L'amour de lui ... |
La Vie |
L'Être d'Or |
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Qu'est-ce que l'hiver |
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Elle écrit |
Il faut, parfois ... |
J'ai enlacé la solitude, forte des combats que j'ai menés contre elle.
J'ai sollicité l'obscurité, tombe du désespoir à ne pas triompher de la lumière de la parole. J'ai fleuri l'espoir de croiser le chemin du désir d'autrui à être de son être la seule éternité possible dans le silence du monde. J'ai vidé l'océan qui m'inondait de son silence insoutenable comme une larme qui arroserait le cœur de son poison. J'ai sculpté mon esprit dans le marbre de la passion du corps, du cœur et de la voix pour que mon être diffuse un parfum de mots doux et bruyants. Et pourtant j'ai été le jouet d'un destin silencieux qui a conduit mes pensées inavouées à s'enflammer vers des cieux plus animés ou l'on chante la vie comme on crie une évidence. Saurai-je un jour sortir des entrailles de ce fallacieux silence? Serai-je sortie des entrailles du silence si vous ne cessiez, un seul jour, de penser que le silence est d'or, quand celui-ci ne s'attache qu'à meurtrir les âmes qui ne savent plus que serrer les dents. Je hais l'orage du silence. Sa foudre ne saurait être moins bavarde. 2005 L'Amour de... lui
J'ai entendu, mon cœur, me parler d'amour,
me dire des mots doux dès le matin...
A peine réveillée, à peine aimée, juste du bout des lèvres... son baiser se dépose sur mon front pour faire entrer le soleil dans ma nouvelle journée. J'ai entendu, mon âme, susurrer les caresses de ses yeux sur mon corps dénudé, avec cet éveil de l'esprit qui sait mes envies d'être parcourues de mille doigts. J'ai entendu, mon corps, frissonner à l'appel de ses mots doux dictés par le cœur, à l'appel des caresses de ses yeux qui m'effleurent de leur doux parfum matinal. J'ai entendu mon impatience du corps, du cœur et de l'esprit à vouloir l'aimer si fort que mes gestes s'empressent et deviennent ineffables de sensualité, d'érotisme et d'amour... qu'il aurait pu me donner s'il n'était absent du reste de ma journée. 2005 La vie
Il est arrivé un jour sur terre un âme vide, un petit être qui n'avait que pour
seule ambition que de boire et manger. Il ne se doutait pas de la puissance
que l'on venait de lui offrir, de l'extraordinaire pouvoir qu'il tenait entre
ses petites mains, qui se lisait sur son visage d'ange... venu du ciel, disait
ses parents dans leurs moments d'euphorie.
Il était attaché à son petit quotidien de bébé comme nous sommes attachés, nous les adultes à notre confort matériel et moral si tant est qu'il existât. De pas en pas, de bouchée de pain en bouchée de pain, notre petit être fût pris de besoins, d'envies, d'exigences inutiles jusqu'alors. Que ce passait-il donc ? C'était La vie ! celle qui nous presse d'être grand, celle qui nous conduit ou nous ne voulons pas aller forcément, celle qui dicte nos pas, nos choix, nos regrets, nos joies, celle qui s'était présentée à nous comme un cadeau et non comme un combat. la lutte était inégale, elle était plus forte que lui, elle, elle avait vécu mille fois ici et là , avait subi tous les malheurs du monde, était "carapacée" pour tout affronter une nouvelle fois, elle était prête à accepter les travers de l'être, et sourire de ses bontés. Elle avait des siècles et des siècles d'avance sur notre petit être qui arrivait serein et convaincu d'arriver au bout de sa vie comme il l'entendait. Douée d'une intelligence sans pareille, la vie pouvait déraper au son de cet être qui ne marchait pas droit... et pouvait s'en séparer même! la vie ne supportait que très mal les maladies terrestres, alors, autant couper court à la souffrance et renouveler l'expérience avec un autre petit être, puis un autre, puis autre, puis un autre... voyage petit et sois sage, la vie n'obéit qu'à ceux qui veulent la vivre respectueusement. L'Être d'Or Si elle était de l'oubli, comme peut l'être cet arbre au milieu de tous ces arbres, l'oublierait-on... pour les peines, les craintes; la laisserait-on vivre lentement au rythme du temps qui passe et qui ne se lasse pas de la voir grandir, s'étoffer et s'épanouir... Comme ce volcan, qui à force de trop de sommeil, s'éveille et rougit d'être admiré de tant de beauté mais craint de tant d'éternité. Serait-elle comme ce carillon qui danse au gré du vent dans un chant clair, envié de tous les oiseaux du printemps de sa vie. Serait-elle comme cet ange, qu'elle attend souvent lorsque sa tête se pose sur l'oreiller et qu'elle se met à rêver de son paradis qui se moque de son monde, puisque son monde ne veut pas de lui. Serait-elle comme cette étincelle, parmi les étoiles qui brille plus que de raison pour devenir le seul horizon du ciel de lumière. Serait-elle comme cette lumière qui vous éblouit tellement... qu'elle vous rend aveugle et que vous ne la regardez qu'en méprisant sa clarté jusqu'à ne plus vous douter qu'elle peut s'éteindre un jour sans avoir eu le temps de vous faire comprendre... comprendre qu'elle était d'OR mais déjà, peut-être, de votre oubli. 01/2005
Il faut, parfois, être fou pour être raisonnable
Prière ...
De mémoire de prière, une seule sait me convaincre: elle vous parle
de foi, intimement retenue, qui sauve les êtres de la médiocrité, de la
violence et des supplices endurés. Elle vous parle de loi, à ne pas
outre passer pour le bien de tous. Elle vous parle d'étranges miracles
qui s'abandonnent à vos joies, à vos peines ou à vos espoirs perdus
!
Elle vous parle d'un chemin tracé pour vous, qui ne demande ni réflexion
ni fatalisme mais de l'ambition dans votre façon de faire le voyage. Elle
vous parle, comme personne ne saura jamais vous parler de le vie, de
l'amour, de la mort, des torts et des remords, des raisons et des
passions, du temps qu'il nous faut, du temps qu'il nous reste, de
l'espace à prendre, de l'espace à respecter pour que chacun trouve sa
place. Elle ne vous parle pas comme vous l'entendez mais comme vous
la ressentez quand les maux vous dépassent, elle murmure son
impuissance et vous prie, à son tour, de ne pas l'exhorter. Et de votre Foi en la prière de la prière, vous trouverez le
pardon d'être ou de ne pas être convaincu de l'aide que vous
apporte votre foi.
Et, même, si vous en êtes surpris, toutes les prières sont de bonne foi quand ce sont de bonnes prières.
Histoire de rendre l'âme
J'ai ouvert, par mégarde, les portes de mon âme, invité le salut qui
n'est jamais venu. Comment, après cela, ne pas avoir ce vague à l'Âme
qui vous emporte jusqu'à perdre son âme et penser, candide: N'avais-je ,
pourtant, pas eu cette grandeur d'âme... en ouvrant les portes de mon âme,
qui de fait, la condamne.
Qu'est-ce que l'hiver ?
Si ce n'est l'errance d'un cœur léger comme un flocon de neige en partance vers une âme nature faite de terre , d'air, d'eau, de glace, de senteurs et de
couleurs. C'est , peut-être l'absence, la part manquante, une plume faite de plomb, un non-dit de maux, un souffle coupé et le néant de notre respiration. Où bien l'indicible blancheur qui couvre nos pas, l'indicible pâleur de nos voix que nul ne reconnaît, le temps qui n'est plus à notre disposition et ce vent qui souffle plus qu'il ne respire et pourquoi pas cette flamme flambant neige, sans couleur, sans chaleur aux allures de
colère... ivre de naître de l'hiver.
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