DANIELLE LINARD PROSE


Les silences

L'amour de lui ...

La Vie

L'Être d'Or

Si j'étais ...

Prière ...

Histoire de rendre l'âme

Qu'est-ce que l'hiver

Elle écrit

Il faut, parfois ...

   

 

 


Elle écrit

Pour parler du continent de son âme où il a usé de tous ses charmes, 
arpentant les sillons de ses formes, de mille doigts, de mille pas comme un psaume.
IL a nagé dans mon océan de larmes comme pour froisser ce destin de drames, il s'est perdu, et a découvert la forêt des anges où coure l'élixir d'un bouquet de louanges.
Sur le continent de mon cœur, s'entrecroisent les vallées de lumières, chacune des routes glissent sereinement, près des rivières pourpres de sentiments inexprimés qui rappellent l'immense plénitude à vivre de ses passions et de ses certitudes.
Sur le continent de mon amour naissant ton sourire s'est posé sur mes lèvres et j'ai vu l'arc en ciel se former sous nos pas pour qu'enfin se rejoignent nos deux corps au cœur épris.
Entendez-vous les bruits de mon cœur qui chuchotent dans l'océan de mon 
âme?
Entendez-vous les bruits de mon corps que vous ensemencez avec tant 
d'amour et de mansuétude ?
Entendez-vous ma faim de vos discours qui remplissent mon cœur de gratitude
Monsieur ce continent est le vôtre,
Entendez-vous?

2005


Les silences

J'ai enlacé la solitude, forte des combats que j'ai menés contre elle.
J'ai sollicité l'obscurité, tombe du désespoir à ne pas triompher de la lumière de la parole.
J'ai fleuri l'espoir de croiser le chemin du désir d'autrui à être de son être la seule éternité possible dans le silence du monde.
J'ai vidé l'océan qui m'inondait de son silence insoutenable comme une larme qui arroserait le cœur de son poison.
J'ai sculpté mon esprit dans le marbre de la passion du corps, du cœur et de la voix pour que mon être diffuse un parfum de mots doux et bruyants.
Et pourtant j'ai été le jouet d'un destin silencieux qui a conduit mes pensées inavouées à s'enflammer vers des cieux plus animés ou l'on chante la vie comme on crie une évidence.
Saurai-je un jour sortir des entrailles de ce fallacieux silence?
Serai-je sortie des entrailles du silence si vous ne cessiez, un seul jour, de penser que le silence est d'or, quand celui-ci ne s'attache qu'à meurtrir les âmes qui ne savent plus que serrer les dents.
Je hais l'orage du silence. Sa foudre ne saurait être moins bavarde.

2005




L'Amour de... lui
J'ai entendu, mon cœur, me parler d'amour, me dire des mots doux dès le matin...
A peine réveillée, à peine aimée, juste du bout des lèvres... son baiser se dépose sur mon front pour faire entrer le soleil dans ma nouvelle journée.

J'ai entendu, mon âme, susurrer les caresses de ses yeux sur mon corps dénudé, avec cet éveil de l'esprit qui sait mes envies d'être parcourues de mille doigts.

J'ai entendu, mon corps, frissonner à l'appel de ses mots doux dictés par le cœur, à l'appel des caresses de ses yeux qui m'effleurent de leur doux parfum matinal.

J'ai entendu mon impatience du corps, du cœur et de l'esprit à vouloir l'aimer si fort que mes gestes s'empressent et deviennent ineffables de sensualité, d'érotisme et d'amour... qu'il aurait pu me donner s'il n'était absent du reste
de ma journée.

 2005




La vie
Il est arrivé un jour sur terre un âme vide, un petit être qui n'avait que pour seule ambition que de boire et manger.  Il ne se doutait pas de la puissance que l'on venait de lui offrir, de l'extraordinaire pouvoir qu'il tenait entre ses petites mains, qui se lisait sur son visage d'ange... venu du ciel, disait ses parents dans leurs moments d'euphorie.
Il était attaché à son petit quotidien de bébé comme nous sommes attachés, nous les adultes à notre confort matériel et moral si tant est qu'il existât.
De pas en pas, de bouchée de pain en bouchée de pain, notre petit être fût pris de besoins, d'envies, d'exigences inutiles jusqu'alors. Que ce passait-il donc ?
C'était La vie ! celle qui nous presse d'être grand, celle qui nous conduit ou nous ne voulons pas aller forcément, celle qui dicte nos pas, nos choix, nos regrets, nos joies, celle qui s'était présentée à nous comme un cadeau et non comme un combat. la lutte était inégale, elle était plus forte que lui, elle, elle avait vécu mille fois ici et là , avait subi tous les malheurs du monde, était "carapacée" pour tout affronter une nouvelle fois, elle était prête à accepter les travers de l'être, et sourire de ses bontés. Elle avait des siècles et des siècles d'avance sur notre petit être qui arrivait serein et convaincu
d'arriver au bout de sa vie comme il l'entendait.
Douée d'une intelligence sans pareille, la vie pouvait déraper au son de cet être qui ne marchait pas droit... et pouvait s'en séparer même! la vie ne supportait que très mal les maladies terrestres, alors, autant couper court à la souffrance et renouveler l'expérience avec un autre petit être, puis un autre, puis autre, puis un autre...
voyage petit et sois sage, la vie n'obéit qu'à ceux qui veulent la vivre respectueusement.






L'Être d'Or

Si elle était de l'oubli, comme peut l'être cet arbre au milieu de tous
ces arbres, l'oublierait-on... pour les peines, les craintes; la laisserait-on vivre lentement au rythme du temps qui passe et qui ne se lasse pas de la voir grandir, s'étoffer et s'épanouir... Comme ce volcan, qui à force de trop de sommeil, s'éveille et rougit d'être admiré de tant de beauté mais craint de tant d'éternité. Serait-elle comme ce carillon qui danse au gré du vent dans un chant clair, envié de tous les oiseaux du printemps de sa vie. 
Serait-elle comme cet ange, qu'elle attend souvent lorsque sa tête se pose sur l'oreiller et qu'elle se met à rêver de son paradis qui se moque de son monde, puisque son monde ne veut pas de lui. Serait-elle comme cette étincelle, parmi les étoiles qui brille plus que de raison pour devenir le seul horizon du ciel de lumière.
Serait-elle comme cette lumière qui vous éblouit tellement... qu'elle vous rend aveugle et que vous ne la regardez qu'en méprisant sa clarté jusqu'à ne plus vous douter qu'elle peut s'éteindre un jour sans avoir eu le temps de vous faire comprendre... comprendre qu'elle était d'OR mais déjà, peut-être, de votre oubli.
01/2005

 



Si j'étais ...
Si j'étais de celle qui te décrivait le mieux, je dirais comme Alcibiade, au sujet de Socrate " il ressemble on ne peut plus à ces silènes que les sculpteurs exposent dans leur atelier..." voire, à Silène, même, "aviné" de Sagesse divine et de don de prophétie. Je dirais de "Platon" ...le mien, celui qui a traversé le temps, le successeur du précédent, que lorsque je l'entends, à l'instar de Socrate, mon cœur bat et mon âme éprouve ce trouble que même mes plus fortes émotions ne sont en rien semblables; que les mots ne se trouvent pas ! n'existent pas! Que ma vérité et sa vérité à lui est celle de Khalil GIBRAN quand il dit que "en vérité autrui est son propre moi, le plus sensible, auquel on a donné un autre corps".

Alors? Pourquoi se défendre de ce qui nous appelle, nous interpelle et nous rappelle que nous avons droit au bonheur, le bonheur du "Juste", juste le bonheur, cette nuance de justesse et de justice qui éclaircit notre vie  parce qu'on a su se voir, se savoir et se vouloir.

Si j'étais de celle qui t'allait le mieux, comme le suggérait BRASSENS ..." Auprès de mon arbre, tu serais heureux..." Tu sais cet arbre aux racines découvertes, seul au milieu d'une prairie , qui t'invite à sa solitude pour mieux partager sa sève de tendresse, qui a plus de sentiments que tous les êtres réunis, qui fleurit d'un songe pour l'éternité mais que le destin arrache au plaisir voluptueux. Mais point là, de regrets. Nous savons notre cœur rempli de cette "nature" aux formes capricieuses qui inspire à notre âme le désir d'être seul pour mieux désirer être deux.

Si j'étais de celle qui te suffisait le mieux, je serai ton diamant, le bel astre qui te brûle par l'éclat de trop belles journées, par les nuits sans faim de rêveries, par la femme humble que je suis. Ne brûles-tu pas de cette conscience là?

Non !?!

Alors je serai de celle qui emprunterai les mots de La Mettrie et te dirai: " Je te rends , amour, le pinceau que tu m'as prêté, fais le passer en des mains plus délicates; et toi, reste à jamais dans mon cœur."

Mais il faut que tu saches Ô ami d'hier, d'aujourd'hui et de demain, que...

Si j'étais de celle qui te perdait... au mieux , j'en mourrai!.

Dany de sources sûres et impénétrables

Il faut, parfois, être fou pour être raisonnable

A trop aimer, plus que sa vie... se fondre dans une éternité aussi éphémère
qu'une rencontre qui vous fait perdre la tête. Agir, agir à contre sens de ses
principes, de son éthique, plus rien ni personne ne vous reconnaît, vous ne
reconnaissez plus rien ni personne, ni vous même... d'ailleurs! vous ne vous
cherchez plus, puisqu'en lui, vous vous êtes trouvée!
Il est devenu votre passé, votre avenir, votre conscience, votre âme, votre
corps et votre cœur ! Il est de tous vos regards, de tous vos pas, coule dans
vos veines, vous pouvez l'aimer si démesurément, jusqu'à mourir pour lui,
sans même qu'il vous en fasse requête. Vous ne pouvez plus jurer de rien, si,
d'un sourire il vous promet TOUT! Vous n'avez plus de limite dans vos mots,
dans vos gestes et dans la perdition, pourvu, que ce soit dans ses bras.
Vous faites de votre vie une mort annoncée à force d'aller au bout de vous même
pour l'atteindre lui. Dans votre bulle, vous ne voyez rien venir, vous êtes si
folle de lui, que votre passion l'emporte sur votre raison, cette raison que
vous avez occultée pour pouvoir vivre cet amour là! Cet électrochoc qui vous
emporte sans la douce folie de l'amour aux allures de guet-apens à vos dépends.
Et là... vous vous reprenez, de l'amour, certes, il faut en donner mais aussi
en recevoir pour construire, à deux, un avenir parfait... ainsi, il faut,
parfois être fou pour être raisonnable.



 

Prière ...

De mémoire de prière, une seule sait me convaincre: elle vous parle de foi, intimement retenue, qui sauve les êtres de la médiocrité, de la violence et des supplices endurés. Elle vous parle de loi, à ne pas outre passer pour le bien de tous. Elle vous parle d'étranges miracles qui s'abandonnent à vos joies, à vos peines ou à vos espoirs perdus ! Elle vous parle d'un chemin tracé pour vous, qui ne demande  ni réflexion ni fatalisme mais de l'ambition dans votre façon de faire le voyage. Elle vous parle, comme personne ne saura jamais vous parler de le vie, de l'amour, de la mort, des torts et des remords, des raisons et des passions, du temps qu'il nous faut, du temps qu'il nous reste,  de l'espace à prendre, de l'espace à respecter pour que chacun trouve sa place. Elle ne vous parle pas comme vous l'entendez mais comme vous la ressentez quand les maux  vous dépassent, elle murmure son impuissance et vous prie, à son tour, de ne pas l'exhorter. Et de votre Foi en la prière de la prière, vous trouverez le pardon d'être ou de ne pas être convaincu de l'aide que vous apporte votre foi. 
Et, même, si vous en êtes surpris, toutes les prières sont de bonne foi quand ce sont de bonnes prières.

 

 

 

Histoire de rendre l'âme

J'ai ouvert, par mégarde, les portes de mon âme, invité le salut qui n'est jamais venu. Comment, après cela, ne pas avoir ce vague à l'Âme qui vous emporte jusqu'à perdre son âme et penser, candide: N'avais-je , pourtant, pas eu cette grandeur d'âme... en ouvrant les portes de mon âme, qui de fait, la condamne.
 
 
 
 
 
 
Qu'est-ce que l'hiver ?
Si ce n'est l'errance d'un cœur léger comme un flocon de neige en partance vers une âme nature faite de terre , d'air, d'eau, de glace, de senteurs et de couleurs. C'est , peut-être l'absence, la part manquante, une plume faite de plomb, un non-dit de maux, un souffle coupé et le néant de notre respiration. Où bien l'indicible blancheur qui couvre nos pas, l'indicible pâleur de nos voix que nul ne reconnaît, le temps qui n'est plus à notre disposition et ce vent qui souffle plus qu'il ne respire et pourquoi pas cette flamme flambant neige, sans couleur, sans chaleur aux allures de colère... ivre de naître de l'hiver.

 

Compteur Général :

 
 

 

 

 

Adresse de 
Danielle Linard
daniellefabre.l@free.fr

 

Compteur Danielle-Fabre-Linard :

 

 

Retour au Portail