Danielle Fabre-Linard suite 1

 

De Vous à Moi ...

Si ...

Entre ciel et Terre

Corps accord

Ailes ou... moi

Au nom de ...

Molière ...

Les âmes virtuelles

Souvent !

Dany

Impair et manque

De chair, de sang ...

Mes mains...

LUI

le courage de l'amour

Mes lignes d'écriture

Le manoir des ondes

L'instant d'après...

Prépares-toi !!!

Un regard ...

L'eau raison

Poussières d'ange

Le regard de ...

O tristesse

L'éloignement

Pluie

Moi ...

Moi, rien que moi ...

Désespérance...

Soi-même

Lettre à l'être

Ailes de plumes

Il a crié son nom

Ame errante

 

 

Ailes de plumes

Si mon esprit est gémissant du poids de ton silence
C'est qu'il se languit de tes mots aux sons qui dansent
Que la vie est fatale aux rencontres palpitantes,
Et laisse un goût amer comme une vaine attente.

De mille doigts je parcours cet horizon insultant
laissant libre cours à l'encre de mon sang
la lettre s'écrit et je n'en suis plus maître
Cette indicible peur gagne tout mon être!

Si tu manques d'espace si tu manques de temps
Rélèves en toi ce qui est important
et suit ce chemin aux allures océannes
qui te laisse ce temps plus qu'il ne le condamne.

Comment ne pas garder nos instants de débats
Nos joutes de mots dans de faux combats
et nos mains qui se joignent sans jamais se toucher
et nos lèvres qui s'éffleurent sans jamais s'embrasser

Pourquoi s'interdire ce temple de paroles
Sis au milieu de nulle part comme un doux symbole
Que fais-tu donc, de cette magie du hasard
Qui a porté notre esprit en un seul regard ?

Sais-tu qui tu es dans mon âme vagabonde ?
Des ailes de plumes qui font le tour du monde
Sais-tu qui tu es dans mon coeur qui sommeille?
Des ailes de plumes qui le mettent en éveil.

 




Il a crié... son Nom

La peau sublime
Aux couleurs de l'amour,
Il a rejoint l'abîme
Des coeurs trop lourd.

Il s'en est allé là bas
Là où la vie ne va pas

Ses yeux clos
Sur une saison de lumière
Il a emporté...d'un saut
Tous les maux de son hiver

Il s'en est allé là bas
Là où la vie ne va pas

Ses mains en croix
Comme des ailes inertes
Il s'est envolé de mille doigts
Vers cette éternité déserte.

Il s'en est allé là bas
Là où la vie ne va pas.

Mais avant que de trop de silence
mais avant que nous en pleurions
De toutes nos larmes d'indécence
Il a crié...crié son Nom!







Ame errante

D'un siècle à l'autre
A pas de géant, votre âme se colporte
ici bas...Vous traversez les mers,
Les océans et leurs colères!
Vous changez de costume...
Spoliez les us et coutumes.
Vous n'en avez que faire...du temps!
mais où est votre siècle cependant?
XII, XIII, XIV, XV, seizième?
XVII, XVIII, XIX, vingtième?
Où est votre place dans l'aire du temps?
Vous qui ne survolez qu'au rythme du vent.
Vous vivez aujourd'hui au milieu de nulle part...
Pensant aux temps reculés des remparts,
Vous rêvez de ce regard qui, jamais ne vous a quitté.
Quel est cet endroit dont on vous a chassé?
Votre mie, pourtant, dans sa tour y siégeait...
Attendant patiemment...que vous veniez l'aimer...

2006

 

 

 

Lettre à l'être

j'aspire au temps qu'il me faudra
Et à la lettre qui se lira.
De vous, je m'ennuie à mourir...
Vos mots me manquent pour tout écrire.

Toute ma plume en tremble encore,
C'est dans mon ventre que tout ressort!
Jugez vous-même tout cet élan
Qui nous entraîne et se défend.

J'ai des prières dans tous mes doigts...
Que votre coeur veuille bien de moi...
Moi, qui ne suis et ne serai
Qu'un bel amour... sur ce papier!

Avec ces lendemains encrant hélas !
Le temps qui coure, le temps qui passe...
Et c'est sans nous, pourtant si proches
Que la vie file et nous rapproche.

je deviens d'ailes et de lumière
Je deviens ciel et solitaire
Dans ton regard, je veux me noyer,
Être ta plume et ton cahier...

Être la lettre entre tes mains à jamais...
Et vivre! vivre... pour cette éternité.

Août 2006

 

 

 

 

 

Désespérance... et vertige

Le silence frémit comme un âme qu'on afflige,
Chaque minute s'évapore au son de ton absence,
Je hais ce néant que m'inspire ce vertige...
Reviens-moi séant dans notre luminescence.

Chaque minute s'évapore au son de ton absence,
Mon corps, soudain, se vide, et se glace, et se fige!
La douleur est cruelle de tant de vile partance...
En moi, court notre idylle, qui, à rien, ne t'oblige.

Mon corps, soudain, se vide et se glace et se fige,
Sans toi, je ne suis rien qu'un pauvre être d'errance.
Je suis riche et belle de ta voix pour tout vestige...
Sois l'éternelle lumière de notre immuable alliance.

Sans toi, je ne suis rien qu'un pauvre être d'errance,
Mon corps, soudain, se vide et se glace et se fige,
Chaque minute s'évapore au son de ton absence...
Reviens-moi séant, je me noie dans ce vertige.

Mai 2006








Soi-même ?

Où est le clair sentiment d'être soi-même ?
Si ce n'est dans les nuits qui m'emportent vers toi.
Comme il est loin ce paradis que j'aime,
Comme il est loin cet horizon dans lequel je me noie.

Plus de remords, de douleurs, qu'amour et joie !
Je danse dans ce voyage empreint de volupté.
Comme il est bon de l'animer de ta voix,
Comme il est bon ce droit de t'aimer.

Emportes-moi de tous tes mots parfumés
Je vibre d'autant d'allégresse et de désirs fugitifs.
Comme il est doux à mon coeur d'être courtisé,
Comme il est doux ce plaisir craintif.

Dis-moi, ton coeur et ton esprit s'envolent-ils parfois ?
Au loin, là bas... où il est bon... où il est doux...
D'être soi-même avec l'amour pour seule foi...
D'être toi-même avec moi... comme un tout.

 mai 2006

 

 

 


L'éloignement ...

("l'amour se passe de cadeaux, mais pas de présence." Félix Leclerc)


Je m'arrache les yeux aux larmes...
L'éloignement est plus qu'une arme!
Il protège l'un et assassine l'autre.
Dis, que sommes-nous l'un pour l'autre?
Je m'explose le coeur d'un manque fatal,
L'éloignement fait plus que mal!
Il inspire l'un et fait expirer l'autre.
Dis, que sommes nous l'un pour l'autre ?
Je me torture l'esprit de pensées négatives,
L'éloignement blesse plus qu'une lame incisive!
Il s'impose à l'un et fends le coeur de l'autre.
Dis, que sommes-nous l'un pour l'autre?
Je me vide le corps qui n'a faim que de toi,
l'éloignement n'a aucune pitié pour moi
Il dicte sa loi à l'un et brise la loi de l'autre!
Mais que sommes-nous, dis, l'un pour l'autre?

2006









Moi...

Je ne suis pas de celle 
qui font parler d'elle,
je suis juste une âme
qu'on appelle madame!
De tous mes sens, je jouis...
N'est-elle pas belle ma vie?
Je m'abandonne à mes désirs,
Là où je vais n'est que plaisir,
Et n'en déplaise au monde entier
Je ris, je ris... à gorge déployée.
Mon histoire a fait de moi
Ce que je suis ou ne suis pas,
Mais qu'importe après tout!
Si j'existe seulement pour vous.
Je suis bien , moi, dans votre regard,
Je suis bien, moi, dans votre mémoire
Laissez-moi y séjourner longtemps
Comme un rêve qui n' vous quitte jamais vraiment.
Je suis seulement de celle
Qui vous donnera des ailes
Pour aller plus haut, plus loin
Pour aller dans ce coeur où l'on est si bien...
Le mien.


 



Moi, et rien que moi

Je ne suis pas de celle 
qui font parler d'elle,
je suis juste une âme
qu'on appelle madame!
De tous mes sens, je jouis...
N'est-elle pas belle ma vie?
Je m'abandonne à mes désirs,
Là où je vais n'est que plaisir,
Et n'en déplaise au monde entier
Je ris, je ris...à gorge déployée.
Mon histoire a fait de moi
Ce que je suis ou ne suis pas,
Mais qu'importe après tout!
Si j'existe seulement pour vous.
Je suis bien , moi, dans votre regard,
Je suis bien, moi, dans votre mémoire
Laissez-moi y séjourner longtemps
Comme un rêve qui n' vous quitte jamais vraiment.
Je suis seulement de celle
Qui vous donnera des ailes
Pour aller plus haut, plus loin
Pour aller dans ce coeur où l'on est si bien...
Le mien.

2006


 

 

 

Le regard de …

Comme une étoile ,
Tu m’en lumières ,
Tu m’écris sur la toile
Et tes mots se libèrent.

Juste susurrés,
A peine prononcés,
Mais entendus,
Mais lus.

Comme un soleil,
Tu m’embaumes ,
De ton miel, 
Comme un psaume.

Juste savouré,
A peine goûté,
Mais bu,
Mais su,

Comme un regard,
Tu me pénètres...
De mon histoire
Etre de mon être...

Juste désiré,
A peine aimé,
Mais compris...
Parce qu’ami.

2005

 

 

 

 




ô tristesse !

ô coeur meurtri!
par tant de vérité,
ô larmes suspendues
A cette certitude ennemie.

Aimer est une guerre...
Qui n'en finit jamais.

ô voix de l'âme
Qui me révèle fragile
ô corps qui me condamne
Et se déforme, subtil.

Aimer est une guerre...
Qui n'en finit jamais

ô esprit vibrato
De tant d'attente vaine,
ô paroles de peau
Qui dévoilent mes peines.

Aimer est une guerre
Qui n'en finit jamais

ô sens éveillés
De trop de sentiments.
ô rêves insensés...
Qu'en as-tu fait vraiment?

t'aimer est une guerre
ô amour... désenchanté.

2005 

 

 

 




Pluie...

Flip! flap ! flop !
Chantaient les larmes
Qui s'écrasaient sur le papier
Et brisaient le silence
Dans lequel, elle était entrée.

Flip ! flap ! flop !
Comme une pluie de charme
Glisse dans la mare à regrets,
Ivre d'intolérance
Qu'elle ne peut plus supporter.

Flip ! flap !flop !
Flip ! flap ! flop !

2005

 

 



Prépare-toi !!!

Qui m'émeut, me remue...
Prépares-toi à mes larmes,
Elles sont fêtes et jouissives.
Je suis nue de tant de désir!

Qui me sourit, m'enchante...
Prépares-toi à mes rires,
Ils sont enfantins et innocents.
Je suis belle de tant de plaisir!

Qui m'aime, m'envole...
Prépares-toi à mon amour,
Il est chaos de ravissantes visions.
Je suis miel de tant de gourmandise !

Qui me sait, m'adore...
Prépares-toi à ma beauté,
Elle est injurieuse de tant de douceur.
Je suis vivante de tant de soupirs!

Qui me mérite, me comprend...
Prépares-toi à mes regards tumultueux,
Ils sont respiration innée de mon âme.
Je suis libre de tant d'évocation!

Qui me parcoure, me goûte...
Prépares-toi à ma saveur câline,
Elle est fruit de mes sens en éveil toujours.
Je suis exquise de tant d'envie!

2005

 

 

 

L'eau raison...

De source sûre, elle était limpide,
Claire et translucide
Elle se la coulait douce aux confins d'une forêt
Laissant sourire juste un petit filet.
Un tout petit ru l'attendait en bas
Recevant en pluie tous ses ébats
Joueuse qu'elle était, à s'effondrer sur lui...
Comme une caresse libre de ses envies.
Coule, roule jolie eau de source
Dans mes mains, tu es si douce.
Mes lèvres t'aspirent avant que tu ne te faufiles
Entre mes doigts... si peu agiles.
Qu'il est bon de te regarder grandir
Dans ta chute et ton devenir.
Mais un jour... Souci! tu t'es tue
Le ventre de la terre, ne pleurait plus!?!
Qu'avions-nous fait, nous les hommes
L'histoire de vouloir plus que tu ne donnes?
Ainsi payons-nous incontournablement
trop de pluie, de soleil et de vents.
voyage sans retour aux sources de l'horizon
Tu n'es plus qu' une larme de la belle eau raison...

2006

 

 

 



Poussières d'Ange

Mon ange de poussières d'amour,
Comme cela te vêt bien!
Comme j'aime la ballade de mes doigts...
Sur cette poussière là.

Mon ange de poussières, toujours,
Comme elles sont belles sur mon teint!
Comme j'aimerai que ta main survole
Ce visage recouvert de ces poussières folles.

Mon ange de poussières d'amour?
Mon ange de poussières, toujours?
Vêtu de toi, mon teint s'éclaire...
Tu es et resteras mon ange de lumière.

Mon ange de lumière,
Mon ange de poussières,
Envahies-moi de cette poussière d'étoiles dorées
Que la lumière soit ce que tu es à Moi... mon aimé!
Mon ange de lumière,
Mon ange de poussières.

2006

 

 

 

 

Un regard accroché à sa petite étoile

Elle se baladait dans son ciel d'artifices
Plus brillante que jamais... et si séductrice!
Il ne voyait plus qu'elle entre toutes les constellations
Comme un point de songe sur son horizon...

Elle s'imposait, comme une énigme, à ses yeux,
Plus spirituelle que son corps astral et voluptueux
Il n'avait de cesse que de l'apprivoiser
Comme un art d'intention à ne vouloir que l'aimer...

Elle s'immisçait, sereine, au milieu de nulle part...
Plus imprégnée, pourtant, de ce lointain regard.
Il ne voulait naître que dans la lumière de cette vie
Comme l'appel du coeur, du corps et de l'esprit.

Elle n'était qu'une petite étoile accrochée à son essentiel
Plus vibrante que jamais dans ce regard immortel!
Il était ce regard accroché à sa petite étoile
Et comme elle l'aimait pour qu'enfin, elle se dévoile!

2005





Un hiver dans le corps

quel sale temps!
Là dedans...
Je n'arrive pas à y croire!
mes yeux broient du noir...

il pleut à l'intérieur
et mon coeur en seigneur
essaies de tricher...
pour ne pas succomber.

les larmes coulent dans mes veines,
comme s'est impreignée ma peine...
rien ne l'arrête, ma peine, tant elle est intense,
Elle me fait vivre et mourir à sa cadence.

ma respiration manque d'air
mes poumons ne vont plus de paire
j'en ai perdu mon sourire...
De ne plus rien espérer de l'avenir.

Aïe ! j'ai mal
j'ai le corps lacrymal
j'hurle dans ce silence de mort...
que c'est l'hiver dans mon corps !

Au secours mon âme !
Retrouvez-moi belle dame !
j'étais jolie avant cet hiver là!
C'était l'été indien, avant, en moi.

 

 

Le manoir des ondes

Le manoir des ondes...
Celles qui passent, sondent
Et qui vous transpercent le corps
Sans se passer de votre accord.

Le manoir des ondes...
Aux trois cygnes révélateurs
D'un immense bonheur
Joué en quelques secondes.

Le manoir des ondes...
Perdu dans un autre monde
S'offre à nous comme une partition
Où ma musique écrit ton Nom.

Le Manoir des ondes...
Veille et réveille le fleuve endormi
Et nos deux corps se fondent
Dans un seul cœur, un seul esprit.

Le Manoir des ondes...
Vibre au son de notre ronde!
Do, ré, mi, fa, sol, la, si...
Et si... nous nous aimions ainsi?

24/10/2005





L'instant d'après...

 

Que ferai-je l'instant d'après...
après lui avoir... tendu la main, caressé le visage de tant de rires de mots, confié mon regard plein d'étincelles, suggéré de s'asseoir, imposé de boire un verre d'eau, inspiré confiance, parlé de vive voix, touché, effleuré, senti enfin?

Que ferai-je l'instant d'après...
après... tous les "je t'aime" au quotidien reçu par lui , toutes les peurs entendues par lui, toute la sincérité émanant de lui, toute l'honnêteté et la véracité de ses propos?

Que ferai-je l'instant d'après...
après nos échanges de mots, de cœur, d'esprit et peut-être de corps ou peut-être pas je ne le sais encore?

Que ferai-je l'instant d'après... 
après... lui, moi, après lui et moi, après lui sans moi, après moi sans lui, après tout quelle importance si tous les deux nous savons nous aimer intelligemment sans se faire de mal, s'aimer simplement sans que rien ne se passe mais être si heureux d'être là ensemble... 
s'aimer simplement comme cette évidence qui embaume mon ventre depuis le début et qui me tient chaud, s'aimer si fort au point de pouvoir se dire adieu sans heurts sans pleurs sans regrets et rester l'ami de l'autre toujours?

Que ferai-je l'instant d'après...
après je repartirai... pensive... excessive... mais avec la certitude du cœur d'avoir fait le bon choix... lui ! et j'attendrai, j'attendrai dussé-je m'en priver. Mais jamais il n'y aura de place pour la tristesse et la souffrance parce que ce sera de ma décision de l'aimer à jamais comme il entend que je l'aime!

Alors...

Que ferai-je l'instant d'après... je bousculerai mon intelligence de cœur et approcherai tout doucement mes lèvres sur les oreilles du destin et je lui susurrerai : merci de m'avoir offert cette rencontre elle était belle, forte et je n'oublierai jamais cet instant… après.

2005 

 




Prépares-toi !!!

Qui m'émeut, me remue...

Prépares-toi à mes larmes,

Elles sont fêtes et jouissives.

Je suis nue de tant de désir!


Qui me sourit, m'enchante...

Prépares-toi à mes rires,

Ils sont enfantins et innocents.

Je suis belle de tant de plaisir!


Qui m'aime, m'envole...

Prépares-toi à mon amour,

Il est chaos de ravissantes visions.

Je suis miel de tant de gourmandises!


Qui me sait, m'adore...

Prépares-toi à ma beauté,

Elle est injurieuse de tant de douceur.

Je suis vivante de tant de soupirs!


Qui me mérite, me comprend...

Prépares-toi à mes regards tumultueux,

Ils sont respiration innée de mon âme.

Je suis libre de tant d'évocation!


Qui me parcoure, me goûte...

Prépares-toi à ma saveur câline,

Elle est fruit de mes sens en éveil toujours.

Je suis exquise de tant d'envie!

2005

 


Mes lignes d'écriture

Je voudrai être en l'air
M'éloigner de la terre
Être cet oiseau de beauté
Qui, sur ton épaule, voudrait se poser...
Pour une rencontre intime,
Pour un amour légitime.

Je voudrai être de ton espace
Dans lequel, tu me rendrais grâce,
m'envoler dans ton esprit
Qui, de ton cœur, a tout pris...
Pour une histoire sans fin,
Pour un très long chemin.

Je voudrai courir dans ta voix veloutée
Être une fleur que tu aurais inventée
Dans l'espoir, qu'un jour tu me humes
Comme ce corps, que de ton être, tu parfumes...


je voudrai m'enflammer légère et gracieuse
Et t'enlacer féminine et voleuse
T'ensorceler de cet amour étrange
Fluide comme l'eau claire de la source des anges.

Je voudrai être le frisson de ta peau
Et oser en toi, le baiser de trop,
Celui qui referait vibrer tes sens
Et redonnerait, à ta vie, ma chance.

je voudrai être ton océan de lumière
Suffire à ta soif, à ta faim, à ton univers,
Être l'essence même de ton âme
Et entendre à jamais...
"Je vous aime Madame"

2005

 

 

le courage de l'amour

Je n'aurai plus le courage d'aimer
Après toi, plus rien ne peut compter.
T'aimer à peine sans t'aimer trop,
toujours se taire sans crier trop

Je n'aurai plus le courage d'aimer
Si de moi, tu ne veux rien garder
j'entre dans ce silence qui m'épouvante
de n'entendre plus que le tien qui me hante

Je n'aurai plus le courage d'aimer
si je libère ton cœur et ta pensée.
je n'aimerai plus jamais autant
ma vie sans toi sera sans moi, tout autant.

Tu n'auras plus le courage de m'aimer
et en chemin tu me laisseras continuer,
fatigué de mes chaînes et libéré de mes peines, 
Mais qu'auras-tu fais de nos mains qui se tiennent?

2005

 

 

Lui

Il est au cœur de mes pensées...
Ces pensées, même, qui remplissent mon cœur!
Il est la pulsation du soleil...
Ce soleil, même, qui me réchauffe le corps !
Il est le souffle de rimes étranges...
Ces rimes, même, qui m'envolent l'esprit !
Il est l'immensité d'un océan d'amour...
Cet océan, même, qui m'immerge l'âme !
Il est la couleur de mon horizon...
Cet horizon, même, qui fait briller mes yeux !
Il est le peintre de mes désirs...
Ces désirs, même, qui m'emportent dans la magie céleste !
Il est l'écrivain de sang de ma passion...
Cette passion , même, qui coule dans mes veines !
Il est le regard de ma métamorphose...
Cette métamorphose, même, qui s'exprime séant !
Il est ma peau, mes pas, ma loi...
Cette loi, même, qui me dicte, inlassablement, l'amour de lui!

2005

°°°°°°°°°°°

 

Mes mains...

Elles contiennent mes phrases,
S'animent de mes émotions,
Délivrent des messages
Que la bouche, elle, sait taire.

Elles renvoient aux souvenirs
Me prêtent force et tendresse,
Parlent de mes envies,
Divulguent toutes mes pensées.

Elles ne vous laissent jamais indifférent,
Elles sont le regard de mon âme,
Elles vous révèlent à mon attente,
Elles, si tièdes, dans l'amour.

Elles entreprennent le voyage de l'esprit
Courent, de mille doigts, sur les pages,
S'agrippent à la plume qui les envolent,
Et donnent le meilleur ou le pire d'elles-mêmes.

Elles susurrent leurs rêves dans un songe de lettres
Volent au silence son entendement,
S'expriment de la plus belle légèreté
Glissent sur les lignes du miroir sans teint.

Elles vibrent de leurs propres ailes,
S'ouvrent d'un cœur, méconnu de vous,
Les paumes relevées vers ce ciel même,
Qui leurs offre son bleu et son immensité.

Elles brisent les tabous, libres de penser,
Savourent leur pouvoir à être sans foi ni loi,
Jurent n'être qu'elles-mêmes quand l'écriture les prend...
Mes mains sont ainsi dire... et dire est moins parlant.

 2005



De chair, de sang... et d'amour.

Trois sœurs voulaient aller...
D'un même pas, d'un même cœur,
Offrant des sourires cavaliers
Aux voies entendues de leurs peurs.

Trois sœurs fuyaient l'insupportable,
D'un même élan, d'un même cri,
S'offrant des instants impalpables
De toutes les rigueurs de leurs vies.

Trois sœurs jouaient le dernier acte
D'une même voix, d'un même corps,
Déclamant la tirade d'un pacte,
Signé à l'encre de leurs efforts.

Trois sœurs gantées de magie noire
D'un même désir, d'un même soupir,
Voulaient traverser ce couloir,
Interminable de martyre.

Trois sœurs de chair, de sang et d'amour,
Noyaient leurs regards dans ces yeux fiers
Fascinés d'c'qu'ils donnaient en retour
De pensées, de paroles et d'actes volontaires.

Trois sœurs se juraient de triompher
Du silence subi de leur mère
Force était de savoir tout donner,
Dussent-elles y passer leur vie entière.

2005
Dédié à maman.

 

 

Impair et manque !

Qu'il tente un frisson
par manque de raison !
Qu'il fonde sur ma peau
par manque de mots !
Qu'il m'enveloppe d'autant de jouissance
qu'il manque d'assurance !
Qu'il me parcoure de mille doigts
par manque de gestes courtois !
Qu'il s'enivre de mon parfum
par manque de doux embruns !
Qu'il me pénètre goulûment
par manque de comblement !
Qu'il m'aime de trop de folie
par manque d'amour interdit !
Et un jour, elle ne manquera pas
de l'aimer plus qu'il ne l'aimera...

 


Dany 

Elle avait écrit sa dernière lettre
Dany,
Elle avait pensé que peut-être
Dany,
Coucher ses maux sur du papier
Lui enlèverait les regrets
Qu'elle ressassait dans ses pensées.

Elle avait écrit pour ne pas crier
Dany,
Elle avait pensé se confier
Dany,
A celui qui prenait soin d'elle
En lui demandant des nouvelles
Qui la rendait toujours plus belle.

Elle avait écrit jusqu'au bout de la nuit
Dany,
Elle avait cru que jamais on oublie
Dany,
Alors vingt cinq pages plus tard
Elle a brûlé ses cauchemars
Qui s'immisçaient dans sa mémoire.

Elle a toujours voulu la vie
Dany,
Personne n'a jamais rien compris
Dany
Tous les efforts qu'elle a pu faire
N'ont rien changé à son enfer
Ce qu'elle en a ri pour mieux se taire.

Et puis un jour, elle est partie
Dany,
Le cœur léger pour tout bagage
Ses sens libérés des nuages
Qui avaient blêmi son visage.

Dany d'hier et d'aujourd'hui



 

 

Souvent !

Je manque de vous... souvent,
Je vous attends... souvent,
Mais vous n'avez plus le temps
De me perdre dans votre temps.

Je rêve de vous... souvent,
Je vous vois partout... tout le temps
Mais vous, vous êtes absent
pour un cœur trop bruyant.

J'espère de vous... souvent
Quelques lueurs de sentiments
Mais de vous, tout s'attend,
Patiemment, tout le temps.

Dis, Ami ! tu m'entends ?
Je suis cet être aimant
Qui garde, en son cœur, tout le temps...
Celui qui lui manque... souvent.



Les âmes virtuelles

J'ai lu un défilé de mots et de sourires
J'ai lu un défilé d'être aux ailes déployées,
Les âmes s'évadent et s'envolent,
Plus rien ne les arrête, elles vivent enfin !

J'ai lu des cœurs qui s'emballent dans les rires,
j'ai lu des corps torturés se dépasser,
Ils n'existent plus que des âmes folles
Plus rien ne les arrête, elles chantent enfin !

J'ai lu l'humour des amours en peine,
J'ai lu des histoires du nord et du sud,
Des âmes de délire qui explosent
plus rien ne les arrête, elles y croient enfin !

J'ai lu tout ce sang de larmes rire des déveines,
J'ai lu tous ces espoirs et leurs incertitudes,
Ô grandes âmes, qu'il est bon qu'elles osent
Si plus rien ne les arrête, elles rêvent enfin !




Molière et la couleur des hommes

Un jour parmi tant d'autres
Un jour comme les autres
il est arrivé le petit du tapissier du roi
il est arrivé Poquelin quand Molière allait de soi

Un homme parmi tant d'autres
Un homme comme les autres
voulait naître de son théâtre
voulait naître comédien, et pour cela, combattre.

Un Auteur parmi tant d'autres
Un Auteur comme les autres
jouait la comédie humaine
jouait les hommes et leurs déveines

Une comédie parmi tant d'autres
Une comédie comme les autres
lui faisait jouer les travers des hommes
lui faisait perdre la face en somme

une vie parmi tant d'autres
une vie pas comme les autres
L'a privé de précieux amis
L'a privé de Racine, Corneille ou Lully!

une ironie parmi tant d'autres
Une ironie pas comme les autres
Qui, se jouait du malade imaginaire
Qui, a vu s' effondrer Molière

Une Armande parmi tant d'autres
Une Armande pas comme les autres
dut supplier Louis XIV, le roi
dut supplier, qu'en terre consacrée, Molière soit.

Une nuit, parmi tant d'autres,
Une nuit, pas comme les autres,
Nous fûmes dépossédés sans aucune prière,
Nous fûmes dépossédés de "la langue de Molière"

2005

 



Au Nom de ...

Où m'emportent mes Pas?
Où m'envole ma voix?
Où se précipite mon destin?

Qu'ai-je fais qu'il ne fallait pas?
Qu'ai-je dis qui ne s'entend pas?
Qu'ai-je couru trop vite, trop loin?

Quelle douleur me prend l'âme?
Quelle mémoire gémit dans mes mains?
Quelle savoir n'épargne pas mon ventre?

Qu'ai-je ces angoisses qui me désarment?
Qu'ai-je ces rêves jamais atteints?
Qu'ai-je ces maux jusqu'au fond de mon ventre?

Suis-je sûre qu'il me fallait naître?
Suis-je sûre de l'épouse que je devais être?
Suis-je sûre de la mère qu'ils auraient voulue peut-être?

Mais bon sang!
Au Nom de qui?
Au Nom de quoi?
Suis-je de cette vie...
Expliquez-moi!

2005




Ailes ou... moi

Elle rêve d'un pavillon de lumière
Où la douceur de vivre est son quotidien,
Tout l'univers secret d'un bel hiver,
Tout l'esthétisme d'un été en chemin.

Elle rêve de dessous, sans dessus dessous
Comme un compte d'amour, tout de volupté.
Elle languit, féline, d'être tout contre vous
Mendiant vos caresses, ici bas, suppliées.

Elle rêve de contes de pluie et de lune
Comme dans les écrits d'Akinari Veda
De légendes merveilleuses et opportunes
Qui déguisent la réalité de ses faux pas.

Elle rêve, tout le temps, de vous manquer souvent!
Comme les nuages et le soleil manquent à la terre.
Elle prie, souvent, de vous voir tout le temps
Comme l'arc-en-ciel qui s'offre en passerelle fière...

de la tendresse et de l'amour tout le temps, toujours.

2005



 

Corps accord

Incertain regard
pour des écrits vains
j'ai en ma mémoire
seulement tes mains

Celles qui m'arpentent
de douceur de soie
Celles qui me hantent
si privées de moi.

jouissance extrême
brûle mon corps de froid
j'aime cette bohème
j'aime qu'on m'aime comme ça!

Il n'est d'écrits vains
que l'amour renvoie.
Tu verras demain...
Tu sauras sa voix.

Et il te dira,
Ses rêves les plus fous,
Et il te dira
le plus fort s'ra Nous!

2005




Entre ciel et terre...

Que peuvent signifier, en moi, ces doux soupirs?
Je n'ai, un jour, pensé qu'existe ce doux désir!
Maintenant, à nous deux, respirons ce ciel bleu
Et gardons sous nos pas la terre de ces cieux.

A me voir, ainsi... si belle et délicate,
A te voir, ainsi... si précieux et acrobate,
Il ne peut être, au monde! un tel bain de plénitude
Celui là, seul, peut faire un berceau de certitudes.

Le poète, que je suis, a visité tes yeux
Et plongé dans ton âme au parfum sulfureux
Ainsi, à ma guise, j'erre sereine sur ton corps
Rendant l'harmonie plus ineffable encore...

Mais que peut signifier, en toi, toute cette ivresse ?
A mon endroit, tu n'es plus qu'amour et caresses...
Sans doute est-ce la magie de ce doux mystère
D'être seuls, tous les deux entre ciel et terre.

2005




Si...

J'entends, ô triste sire!
Tous vos travers
Qui dépasse ce que l'on peut en dire,
Qui dépasse l'amer.

J'écoute, ô misérable fauteur!
Tous vos choix
Qui ne sont que terreur
Dans l'éclat de votre voix.

Je vous juge sans droit
mais vous m'y avez contraint,
Je ne peux être de vos lois,
Je ne fléchirai point.

Je vous fuis forcément,
Point là de mansuétude!
Vous êtes au manquement
Ce que je suis à la certitude!

Je vous hais, ô misérable fou!
D'être parmi ceux qui m'ôtent ma foi,
D'être parmi ceux qui me privent de vous,
J'aurai pu vous aimer, alors pourquoi?


09/03/2005



 

De vous à Moi...

De vous à Moi, madame
Confiez-moi votre âme.
Qu'avez vous enfoui vos sentiments ?
Votre teint est miné de tant de tourments.
Faut-il lire dans vos yeux noirs ébènes
Combien votre foi a le cœur qui saigne ?
Qu'attendiez-vous à force de trop de naïveté ?
Si ce n'est affronter un semblant de sincérité.
Pardonnez-moi de si peu m'attendrir sur votre sort...
madame! Quand cesserez-vous de vous méprendre encore ?
N'est-il point temps pour votre  gente personne
De vous offrir à celui, qui pour vous, s'abandonne ?
De vous à moi, madame !
Que me faites-vous souffrir toutes vos larmes !?!
Vous aimez, fût un temps, n'eût rien d'éphémère
Si vos yeux, en ces jours n'eût perdu leurs lumières !
Je ne saurai avouer tout l'amour que je vous porte,
Votre âme blessée ne sent plus les cœurs qu'elle exhorte.
Vous appartenir, aujourd'hui, serait pure offense
vos mains sont pleines de tant de souffrance.
Nul, à jamais, ne pourra, désormais vous étreindre
De vous à moi, madame, puis-je, cette loi, enfreindre.
Je vous conjure de croire encore à l'amour ici-bas,
Madame, voyez en ma personne cette inclinaison là.

 

 

 

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daniellefabre.l@free.fr

 

Compteur Danielle Linard 
 

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