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Le
Lagon bleu
Il pleut...
Sur le lagon bleu,
La lumière glisse
Comme un supplice,
Le Jour sévapore
Quand tu tendors.
Il pleut...
Sur le lagon bleu,
Lespace se débat
Comme un combat,
La nuit prend le dessus
Quand le destin est couru.
Il pleut...
Sur le lagon bleu ,
Lor du ciel cesse sa danse
Comme une sentence,
La lune reste désormais seule,
Éclairant le corps sous son linceul.
Il pleut...
Sur le lagon bleu,
Le vent souffle désespérément
Comme un châtiment
Sur une histoire sans lendemain
Où tu nas plus eu de Matin.
avril
2000
Souvenances
Autant quelle sen souvienne,
Sa main effleurait la sienne,
Dans la gêne dun amour,
A laube de son premier jour.
Autant quelle se rappelle,
Ce quil aimait en elle,
Cétait cette façon de sourire
Quelle avait pour lattendrir.
Autant quelle se remémore
Ce quil aimait plus encore,
Cétait ce conte transcendant
Quil écoutait en sendormant.
Autant quelle y réfléchisse
Elle était le feu dartifice
De la candeur de ses yeux
Lorsquil était malheureux.
Mais un jour de septembre
Dans un nuage dambre
Il avait pris congé
Du seul être quil aimait.
Autant quelle se souvienne
Sa main effleurait juste sa peine,
Au nom dun Dieu absent,
Sur son visage de maman.
mars
2000
Vingt
ans, quarante ans... et entre temps ?
Vingt ans
Quarante ans
Et entre temps ?
Un mari, des enfants,
Vingt printemps,
Sans sasseoir sur un banc.
Laisser passer larmoyant,
Aux allures de guet-apens.
Le Soulagement
Dêtre encore Vivant
Aux travers des tourments.
Lengagement
Daller de lavant,
Tout en se retournant
Sur ses vingt ans.
Un conte de sang,
Naguère véhément...
A mes dépens.
Glisser sur le temps,
Judicieusement,
Jusquau raffinement
De ses quarante ans
Si florissants.
Le vieillissement,
Au rythme du vent,
Nest quune question de temps
Entre vingt et quarante ans.
29.09.1999
L'effluve...
Dans le creux de ma main,
J'ai senti son parfum.
De mémoire de senteurs,
L'expression du bonheur.
Jouissance abusive,
Volupté excessive,
L'arôme particulier
D'un amour éclipsé
Qui s'exhale serein
Dans le creux de ma main.
déc
2004
Rimosité
Un soupçon de candeur se renverse sur mon coeur,
Tel ce quartz bleu courant sur mon corps blond,
Tel cet arc-en-ciel qui me suggère tant de lueur
Jadis, en mon âme, aujourd'hui, en perdition!
Une étoile taquine la même lune que toi
Et mon regard, soudain, s'enflamme et s'illumine
Je n'ai d'yeux et d'ouïe que pour autant de foi
Qui m'envole, sereine, dans l'aura de la rime.
O dame de lettres sans ambition aucune,
Vous vous devez d'encenser l'élan de cet
égard;
Puissiez-vous, un jour, être à la hauteur
nocturne
De cette étoile sauvage, avide de tant d'espoir.
Dieu que l'air est calme sur de si beaux rivages,
Ma pudeur alarmée s'oppose à tant
d'orgueil
Mais je me couvre de fleurs, paresseuse d'être
sage
Et vis pleinement cet instant avant d'en faire le deuil.
14
déc. 2004 de nuit
Le bon vouloir !
Gardez-moi
Dans votre voix
Et vous vous souviendrez
Dun arbre à lettres
Qui écoulait ses jours
Sur une vieille page jaunie
Par le temps.
Une ancêtre qui aurait mal fini
Comme ces milliers de tranches fines
Noircies par lécrivain que jaurai voulu
être
Pour assouvir ma faim de mots.
Gardez-moi
Dans votre émoi
Et vous vous souviendrez
De mes humeurs vagabondes
Qui erraient dans lailleurs
Des âmes océanes
Privées de tant de sérénité
Que leurs maux abondaient
Dans la résonance de ma vie.
Gardez-moi
Dans votre foi
Et vous vous souviendrez
Du jardin de mes soupçons,
A lentrée de mon voyage,
Venus combler lénorme vide
De mes questions restées sans réponse !
Gardez-moi
Dans vos pas
Et vous vous souviendrez
De larc-en-ciel, pour vous, esquissé
Qui vous emmène sans vous prendre
Dans sa pluie de sentiments
Aux couleurs portées par le vent.
Gardez-moi
Dans vos choix
Comme une fontaine claire
Comme un temple de vérité
Sur la fenêtre de lumière
Quinsuffle mon écho.
Regardez-moi
Cantique des Plaines
d'après le livre de Nancy Huston cantique des
plaines
N’est-ce pas Paddon ?
Que les érudits te pardonnent
« Oh ! L’affreuse taxidermie universitaire »
Comme elle a su élever ta colère
« Pour avoir empaillé tes pensées vivantes… »
Qui seraient sorties tout droit de ton ventre
« Immobiles et mortes sous forme de dissertation… »
Pour toi, autant d’humiliation.
« Un penseur transformé en statue… »
Devant lequel, le professeur imbu
Ne daignait lever les yeux
Trop occupé à rester un dieu.
Ici, pas de discussion
L’heure est au crayon rouge, voix de la raison.
Il avait griffé sur toutes tes idées
Sans attendre le « pourquoi ? » dont tu rêvais.
Alors tu étais resté seul, « farci » de diplômes
« Préférant la compagnie muette des grands hommes… »
Comme Descartes, avec qui tu aurais divisé
Ou Socrate, dans l’Athènes où tu le sais en paix
Et pourquoi pas Goethe dans un débat exaltant
Ou simplement rejoindre Sand au château de Nohant.
Ainsi les années filèrent, d’abord dans le chaos et pis
L’indicible descente du Corps, de l’Ame et de l’Esprit.
Puis tu t’es relevé pour être le professeur,
L’enseignant qui enseigne au crayon correcteur
Ton corps s’activait sans que le cerveau suive
Mourant de faim pour qu’il ne puisse poursuivre
Toi, Paddon, tu as eu si peur que tu te fis violence
Tu as tout plaqué, souffrant d’incohérence.
Que la vie parfois réserve de vaines tentatives
Qui conduisent souvent à l’inévitable dérive.
Mais lorsqu’enfin retentit le cantique des plaines
Le corps, l’âme et l’esprit se reprennent
Ainsi les vraies valeurs, dans toute leur noblesse,
Apprennent à l’être humain ce qu’est la vraie sagesse
Cœur coquelicot
Pauvre coquelicot,
Aux pétales de maux,
Au cœur si noir...
De désespoir.
Etre cueilli
Comme un cri,
Comme une fleur
Qui a peur
D’autant de légèreté,
D’autant de beauté.
Petit coquelicot
Sauvage de trop,
Croît dans nos chants
Et meurt dans le vent
Comme pour se défendre
De pouvoir s’éprendre
De la main cavalière
Qui l’enlève à sa terre.
Sans explication aucune
comme on prive la nuit de sa lune.
Joli coquelicot
N’a-t-on pas les mots,
N’a-t-on pas les gestes
Que ton âme ne conteste ?
Essaies d’imaginer
Que tu puisses être aimé,
Toi, mon gentil coquelicot
Si souvent à fleur de peau,
Qu’il s’envole pour qui le cueille...
Juste par orgueil.
Envie !
J’ai envie de toi
… avec moi !
Rien que nous deux
… heureux !
Juste un instant
…infiniment…
Une envie saine
… sereine
De longue durée
… préméditée…
Une envie pure
… mûre…
Un terrible besoin
… d’être bien.
Une envie sublime
… intime…
Une envie grandiose
… l’apothéose…
Une envie caresse
… sans cesse…
Une envie troublante
… gênante…
Une envie discrète
… secrète…
Alors… chhhhut !
Et la Langue Française est Née !
Le petit monde de la langue française
Ouvre ses portes en maternelle,
Car avant, que de fadaises !
De charabia transmis pêle-mêle.
Hourra ! s’écrit le petit bambino.
Suffit ! la langue du nouveau né.
Bienvenue à tous les gros mots,
Ca, ça fait rire les grands benêts !
Comment ? Comment ? dit le papa,
C’est à l’école que t’apprends ça ?
Mais Ouiii, Mais Ouiii, dit le petit,
J’en connais plein car j’ai grandi ! ? !
Et la maman, les bras au ciel,
N’a jamais rien entendu de pareil.
N’ont-ils jamais été à l’école ? ?
Jusqu’à présent, c’était très drôle.
Mais la surprise vient au primaire,
Quand la maîtresse, très en colère,
Le prie fermement de s’asseoir
Devant l’immense tableau noir.
Aahh ! savoir enfin le B.A. BA
Et pouvoir compter jusqu’à trois
Il ne jure plus… qu’en belles promesses
Pour faire plaisir à sa maîtresse.
Dix ans, n’est-ce pas un sacrilège ?
Pour l’envoyer dans un collège.
Tiens, bizarre, il se sent si vieux ! ? !
La vie trop dure le rend soucieux.
Mais, faut-il vraiment tout savoir ?
Les maths, le français… et l’histoire.
Quand il ne planche pas sur la physique,
Ou la chimie trop symbolique.
Là, il rêve d’un retour éminent
Sur les genoux de sa maman
Où il peut penser à sa guise
D’un temps béni qu’il idéalise.
Et si les contes faisaient leurs comptes
Nous n’en sortirons pas indemnes,
La pierre nous rappelle, même,
Que nous avons vite oublié ceux
Rêvant de paix au coin du feu.
« Morts pour la France », dit-on sans fin,
Moi, je dis Morts sûrement pour rien.
Car enfin, faillait-il s’entre tuer
Pour avoir le droit d’exister ?
Le sacrifice n’est qu’illusoire
Et sûrement pas porteur d’espoir.
Avez-vous entendu le conteur
Dans son message du malheur ?
Non, ce n’était pas son choix,
Mais un jour, le temps fera,
Mais un jour, le temps dira,
Et il se suspendra.
Dédié à André RICROS,
auteur du livre « Entre deux feux »
Evidence ? ! ?
Une larme de cœur
Couchée sur ma joue,
A l’instar du bonheur,
S’enfuit sur mon cou.
Refusant corps et âme
De m’abandonner à toi,
Refusant, qui m’en blâme ?
De m’offrir cette joie.
Un cri de frisson
M’embrase tout le corps,
Stimulant l’émotion
Que je cache au « dehors ».
Refusant coûte que coûte
Le baiser de l’Amour,
Refusant, qui en doute ?
De t’aimer pour toujours.
Fernande !
Oh ! Fernande, ma Fernande,
Qui déambule sur les mots,
Telle une sarabande
Comme un poisson dans l’eau.
Oh ! Fernande, ma Fernande,
Qui chante textes et poésies
Comme on en redemande
De ta musique tout en écrits.
Oh ! Fernande, ma Fernande,
Qui ne te connais pas,
Perd le plaisir et l’offrande
D’entendre un cœur qui bat.
Oh ! Fernande, ma Fernande,
Lumière si peu éphémère
Que le temps se suspende…
Pour qu’enfin elle s’éclaire.
Flocons d’Avril
Jolis flocons d’avril,
Le mois de mon péril,
Surgissent comme par magie
Dans le Noir de ma nuit.
Neige souriante d’un printemps,
Où les oiseaux, en se cachant,
Chantent le bonheur,
Le rêve et la douceur.
Mes épaules nues se parent,
Dans un nouveau départ,
D’un immense manteau blanc
Perlé de flocons soupirants.
Mes yeux se ferment
Sur un passé requiem,
Jusqu’à l’étourdissement
D’un cœur trop ruisselant.
Un trait s’étire… enfin
Sur mes souvenirs chagrins.
Je vis comme une renaissance
Après vingt deux ans d’absence.
Votre vie m’a tant privé de la mienne,
Je ne crois pas que j’en revienne.
Mais pour la première fois,
Les flocons d’avril embellissent ce mois.
Je vous ai aimé tellement,
Que le monde sans vous,
C’est le monde sans moi.
Je n’existais qu’à travers vous !
Et si comme vous, je n’existais pas…
FRAGILE !!!!
Fragile,
Inquiète,
Elle se faufile
Comme une miette…
D’espoir…
Pur,
Clair
Qui se murmure
Comme pour se taire
De trop y croire.
Fragile,
Délicate,
Elle va tranquille
Comme une sonate
De carillons…
Libres,
Songeurs
Qui s’équilibrent
D’une lueur
D’hésitation.
Fragile,
Digne,
Infantile,
Maligne
Comme elle est belle
De tous ses sens
Ainsi soit-elle
Dans votre résonance…
Fragile…
Comme cette pluie d’Avril.
01/07/2004
Goutte d’Eau
Une goutte d’eau
Roulait sur ma peau :
Caressante,
Filante,
Jusqu’au bout de mes doigts
Qui n’en finissaient pas
Une goutte d’eau
Roulait sur ma peau :
Rondelette,
Coquette,
Jusqu’au bout de mon nez
Qui, de froid, rougissait.
Une goutte d’eau
Roulait sur ma peau :
Translucide,
Perfide,
Jusqu’aux creux de mes reins
Qui la capturaient bien.
Une goutte d’eau
Quoi de plus rigolo…
Quand elle vous chatouille le dos
Et glisse sur vos fesses
A toute vitesse.
Une goutte d’eau
Qui n’en finit jamais
De vous obséder ;
Et vous passe sur le corps
En se passant de votre accord.
Et ça c’est trop fort !
Histoires de Fées
Une fée de Feuilles,
Sans orgueil,
Passe, malgré l’’ hiver
Tout en vert.
La fée Soleil
Se réveille,
Malgré la vilaine pluie
Et le temps tout gris.
Eh ! bien Moi, dit la fée Flocon
Qui tourne toujours en rond,
Si je vêts mon manteau blanc
Je deviens l’’ amie des enfants !
Et…Pourquoi donc, me direz-vous,
Y-a-t-il des fées partout ?
Mais… Pour vous rendre plus gais…
Car les saisons, telles des fées,
Chantent à tous les temps
Qu’il soit gris, vert, bleu ou blanc !!
Dédié à Amandine.
Idylle
Entendez, toutes ces pensées,
Monsieur, elles vous sont destinées.
Chaque syllabe à l’eau de rose,
A votre endroit, se recompose.
C’est bien vous, cette aura sublime,
Ce bel augure qui me ranime,
Moi, chancelante à votre écoute,
Etourdie par un vent de doute.
Tous mes souhaits se nourrissent de votre amour,
Que j’entends comme un mets de chaque jour,
N’en déplaise à toutes vos belles courtisanes,
Notre passion semble qu’elles vous condamnent.
En vous accordant toute ma tendresse,
Sous la sombre sérénité d’autres caresses,
Rempli de vous, je tressaille de tant de conscience
De n’appartenir qu’à un seul être d’espérance.
Vous aimer, sans fin, toujours et encore,
Sentir votre baiser cheminer sur mon corps,
O Amour, lisez-moi de tous vos doigts
Et posez , sur ma bouche, votre cœur en émoi.
Nul ne sait mon sort, sans vous ici bas,
Je ne verrai plus rien, plus rien ne me verra
J’habiterai, sûrement, au plus profond des ombres,
J’irai aussi loin qu’une étoile dans la pénombre.
Ma vie, dans son mystère, renferme ce secret,
Cet amour éternel dont je ne peux parler,
Austère office, religieusement entretenu,
Comme un chemin de larmes, de vous , inconnu.
Impossible n’est pas humain…
Ouvre-toi du cœur que tu peux,
Entends les contes de ton imaginaire,
Laisse entrevoir le bleu de tes yeux
Qui coure dans l’ébène de ton âme solitaire.
Enchante-toi d’un sourire de lune,
Vibre aux éclats de tes veines amoureuses
Eclaire-toi d’un chuchotement de plume
Qui s’agite séant et majestueux.
Libère-toi de cette fleur de peau,
Sais la noblesse, en toi, cultivée,
Habite ce parfum, jadis, espéranto
Qui apaisait les larmes des peines du passé.
Fleuris de cet amour au doux dessein,
Embaume-toi de l’essence de la vie.
Ris d’être de ces anges qui ont faim
De lumière dans le cœur, le corps et l’Esprit.
Susurre tes pas et la voix de ton âme,
Insuffle la bonté d’un regard importun,
Rends aux gestes simples leur valeur et leur charme
Qui dansent en toi comme la vérité de chacun.
Offre aux cœurs pâles des couleurs lointaines
Songe des espaces clairs, pour eux, impudiques
Livre des maux qui n’effleurent pas la peine
Et hume ce bonheur, pour eux utopique.
15.06.04
Isa
Passante du sans souci
Au regard d’autrui
De l’énergie à outrance
Devant l’intolérance ;
Des rêves plein la tête,
Elle est ainsi « Fête ».
Passante du sans souci
Sur le trottoir de sa vie
C’est à grand pas d’espoir
Qu’elle embellit son histoire.
De l’optimisme tout le temps
Et pourtant, et pourtant…
Passante du sans souci ! ?
Qui vous l’a dit ?
Qui vous l’a dit.
En hommage à une Dame hors du commun.
Jamais Deux sans Toi
Ô rêve insensé qui traverse mon esprit !
Soulagé d’idées folles et de multiples envies.
S’écarte du droit chemin, sans indignation aucune,
Pourvu d’une force qui brave nos lacunes.
Ô rêve insensé qui apaise nos tourments !
Héroïque par sa foi d’être si évident,
S’emporte dans la passion sans effort aucun,
Puisque, désormais, Deux et deux font Un.
Ô rêve insensé, reviens les pieds sur terre !
Convertis ta vérité en un souhait si sincère.
Choisis ce partenaire qui envahit notre émoi.
Donnes le jour à « Jamais Deux sans Toi ».
Je l’aime ! ! ! !
Je l’aime !
Tant et tant,
Tout le temps,
Le matin,
L’après-midi,
Hier,
Demain
Et aujourd’hui…
Et cette nuit !
Sans vous parler
De mes pensées
Toutes les heures
Tous les quarts d’heures,
Je n’ai plus une minute
Qui ne se le dispute ! ? !
Le temps est trop court
Pour tant d’amour…
D’ailleurs encore ce matin ! ? !
Et… aujourd’hui…
Alors demain…
Je prendrais…
Je prendrais
Un nuage de mon enfance
Qui passait clair et innocent
Par dessus mon adolescence
Qui, aux jours d’un printemps,
Ressemblait à mon père
Et… aux jours de colère
A un lion
Un beau nuage de réflexion
Je prendrais
Cette année d’avril
Où disparurent les autres mois
Et celui dont j’étais la fille
Pourquoi pas…
Je prendrais
Un torrent de souvenirs
Où ne coule que le chagrin
De l’avoir vu sortir
Sans le moindre lendemain.
Je prendrais
Notre vie d’amertume
Pour voir sourire ma mère…
Et sensible comme ma plume
Je lui rendrais mon père.
Krista… et Moi
On n’entre pas dans ma vie
On entre dans ma peau.
On ne devient pas mon amie
On devient mon écho
On ne possède pas mon cœur
On possède mon âme.
Bienvenue Madame.
La vieille…
« Elle avait la belle peau… »
Disait la Vieille,
« Ses cheveux roulaient sur son dos »
Se rappelait-elle.
« …Et de longues jambes fines,
Comme la Mistinguette,
Couvertes de bas bleu marine,
L’avaient rendue coquette… »
Elle ne laissait voir que son visage
Qui s’éclairait dans un sourire,
Et lorsqu’elle traversait le village
Les hommes, pour elle, voulaient mourir.
Elle susurrait les jolis mots,
En Dame d’Amour qu’elle était
Et quand les gens l’aimaient de trop
Ses mains s’envolaient d’un baiser.
Dans le miroir de sa vie ?
Elle ne pensait qu’à ces regards
Même beaucoup trop vieillie,
Elle resterait dans leurs mémoires.
« Elle avait vraiment la belle peau »
Se rappelait-elle.
Même qu’aujourd’hui, sur son dos,
Ses cheveux blancs courent comme immortels.
L’Âme Sœur ?
Je cherche un frère de douleurs,
Avec les mêmes cicatrices,
La même histoire de pleurs,
La si profonde injustice.
Qui peut comprendre, sinon lui ?
Qui peut entendre, sinon lui.
Je cherche un frère d’espoir,
Avec les mêmes horizons
La même lueur dans le regard
Les réponses aux questions.
Qui peut m’aider, sinon lui ?
Qui peut me porter, sinon lui.
Je cherche un frère d’allégories,
Avec les mêmes rêves,
La même sage folie,
L’inextricable trêve.
Qui peut me soulager, sinon lui ?
Qui peut m’aimer, sinon lui.
Je cherche un frère de Vie,
L’Âme sœur du cœur,
La bonté de l’esprit,
Mon espace de bonheur.
Le corps en mains
J’ai écris avec mes larmes,
Le corps enflammé de douleurs.
Les mains tremblantes, la mort dans l’âme,
J’ai eu, de la vie, tellement peur.
J’ai écris pour mes passions,
Le corps enflammé de désirs.
Les mains encrées dans l’illusion,
Je me faisais seulement plaisir.
J’ai écris pour dire « je t’aime »
Le corps enflammé d’espérance.
Les mains tendues vers l’homme même
Pour qui, j’ai eu si peu d’importance.
J’ai écris pour ne pas taire,
Le corps enflammé de remords.
Les mains crispées dans ma colère
D’avoir, dans mes maux, quelques torts.
J’ai écris pour mon équilibre,
Le corps enflammé de non-dits.
Les mains « fourmis » pour être libre
Car où je vais moi, va pas la vie.
J’ai écris en désespoir de cause,
Le corps enflammé par le dédain.
Les mains criaient leur overdose,
Toucher le cœur, ça, ça tue bien.
J’ai écris jusqu’à l’indécence,
Le corps enflammé d’oppression.
Les mains glissaient sur la souffrance,
Que se soit à tort ou à raison.
J’ai écris, enfin, l’’ histoire
Des corps brûlés de sentiments,
Des mains qui lisent les regards,
Et qui s’envolent sur papier blanc.
J’ai écris, tout cela, pour vous dire
Que mon corps s’enflamme chaque jour
Et que mes mains ainsi transpirent
Sur un crayon brûlant d’amour.
Le Facteur
Lorsqu’en quatorze
Il est parti …à l’appel du glas
De l’église au loin là-bas
A sa belle, il avait promis,
Jour après jour, des pages d’écrits.
Mais rien n’est venu, sinon les larmes,
Au fil des nuits, au son des armes
Sa guerre à elle, est dans l’attente
Elle feint l’espoir en combattante
Reviendra-t-il vers son destin,
A la croisée de leur chemin ?
Ses yeux se brisent comme du cristal,
Lorsqu’ enfin seule, près du canal,
Elle s’autorise des jours heureux
Dans ce futur qu’elle sait pluvieux.
Coûte que coûte, elle l’ attendrait
De lui, quelques nouvelles elle souhaiterait…
Il avait un complet bleu le bon facteur
Comme cette enveloppe dont il était porteur…
Le Mal de Mère !
Vogue le bateau de la Vie,
Puis un jour : la galère,
Le Mal de mère…
Colérique, Hystérique, Panique
A bord de ses principes,
Le self-control en fuite :
Sentiments d’impuissance,
D’intolérance,
Le gouvernail s’affole,
Elle ne remplit plus son rôle…
Le vent souffle sur son équipage,
Les vagues à l’âme s’accentuent davantage,
Il lui faut abandonner le navire,
Son mal de mère empire…
Le S.D.F.
Il était S.D.F.
Il vivait d’un pont,
D’un ciel ou d’un carton.
Il était S.D.F.
Il souriait aux questions,
Aux réponses… à cette brusque attention ! ?
Il était S.D.F.
Il errait, malgré le vent,
Sa nuit ne ressemblait pas au printemps.
Il était S.D.F.
Ami du litron destructeur,
Du froid et de la peur.
Il était S.D.F.
Et sans cette boue bénie,
L’hiver ne serait pas sa vie.
Il était S.D.F.
Soi disant sans esprit ni culture,
Il s’adonnait à la littérature.
Il était S.D.F.
Parce qu’il se croyait indigne
« De l’art le plus élevé de la Ligne ».
Il était S.D.F.
Mais il a toujours su, au fond,
Que sa culture lui ouvrait un horizon.
dédié à Yves LEROUX
Le Souffle du temps…
Comme un souffle de plume,
Comme un battement d’ailes,
S’envole l’amertume…
De n’avoir su aimer qu’elle.
Jouisseur du dernier instant
Que lui donne le temps…
Comme un vent de couleur,
Comme un hâle bénéfique,
S’éclipse la douleur…
Qui n’est plus si tragique.
Jouisseur du dernier instant
Que lui donne le temps…
Pour lui, il n’y avait pas de hasard,
Il n’y avait que des rendez-vous.
Pour celui-là, il ne saurait être en retard,
Même, si elle le suppliait à genoux.
Jouisseur du dernier instant
Que lui donne le temps…
De si longue haleine pour lui
En future longue peine pour elle,
Le souffle du temps a giflé leurs vies
Sur un simple battement d’ailes.
Le subconscient de ma conscience
Il m'a dit bat toi,
Pour elle, ne penses pas à toi!
Elle ne se relèvera
Que si tu es en joie.
Tu n'a pas le droit
D'avoir peur comme ça,
Ta vie n'en dépend pas,
Tandis que la sienne s'en va.
Elle a besoin de Toi,
Pour ne plus avoir froid.
Emmènes la là-bas...
S'envoler hors des draps.
Elle aimerait, je crois,
S'éclairer de ton sourire et de ta voix.
Tu sais être au delà,
De ton étrange état.
S'apitoyer n'a pas
De pouvoir délicat.
Tu l'envoies au trépas
Au lieu d'y donner le choix.
Rends lui cette présence là
Qui te manques déjà.
La vie est un combat
Pour laquelle, on se bat
Si tu souris, elle sourira
Et un miracle se produira.
Le Violon
Le violon passe par ma bouche,
M’effleure, me caresse, me touche.
Je trésaille sur la moindre note,
Troublée par ce joli vent d’escorte.
Sensiblement mes doigts s’envolent
Et dans ma voix, un si bémol.
Curieuse, cette musique douce,
Qui d’un voyage, vous éclabousse
Dans un océan de tendresse
Aux vagues d’un souffle de finesse.
C’est comme un bel envoûtement
Dans le plus pur enchantement.
Ayez les yeux clos dans l’élévation
Pour ne ressentir que le son du violon.
L’échiquier
De toi, j’attends tout,
Sur mon échiquier ...tu es le fou,
Tellement fou de moi,
Que tu deviens mon roi.
De toi, j’attends tout,
Sur mon échiquier ...tu es le fou,
Tellement fou d’amour,
Que tu me délivres de ma tour.
De toi, j’attends tout,
Sur mon échiquier ...tu es le fou,
Tellement fou sans peine,
Que je deviens ta reine.
De toi, j’attends tout
Sur mon échiquier ...tu es le fou ,
Tellement fou de liberté
Que tu te conduis en cavalier.
De toi, j’attends tout,
Sur mon échiquier ... tu es le fou,
Tellement fou d’attention ,
Que je ne suis plus... tout à fait un pion.
Les Cendres de l’Amertume
Il est de ces regards
Qui émettent des sons,
Tant et si bien
Que se lit le désespoir.
Il est de ces liens
Qui lâchent par insouciance,
Tant et si bien
Qu’il n’existe plus rien.
Il est de ces vies
Qui se cassent la figure,
Tant et si bien
Que c’est la déchirure.
Il est de ces regrets
Qui vous giflent le cœur,
Tant et si fort
Que s’enfuit le bonheur.
Il est de ces espoirs
Qui traversent l’esprit,
Tant et si bien
Que tout s’éclaircit.
Et puis un jour serein
S’étendre.
Tant et si bien
Qu’il ne faut plus comprendre.
Et puis un jour…
La nuit :
Adieu les soucis,
Flambés, les regrets.
Léger comme une plume
S’en aller,
Laissant dans la brume
Des petites vies blessées,
Remplies d’amertume…
Balance
Elle a ses yeux si souvent embués
Et tant de grâce dans sa sensibilité.
Elle peut avoir plein de bleu à l’Ame,
Et embellir tous ses pleurs de femme.
Elle est un arc-en-ciel de sentiments « cristal »
Et s’offrir, pourtant, en être philosophale.
Elle cache un tragique passé en sa mémoire
Et son deuil ne vêt pas toujours le noir.
Elle redouble d’audace pour masquer ses peurs,
Et son rire trop fort est, parfois, un leurre.
Elle trahit, souvent, ses pensées éclectiques
Et nous renvoie à sa légèreté anarchique.
Elle est, sans doute cette emblème de l’énigme
Et ne se dévoile qu’à ses élus intimes.
Elle est, enfin, un de ces signe d’air zéphyr
Et souffle, souffle…plus qu’elle ne respire.
Brrrr…
Novembre est dans ma poche,
L’hiver est proche.
Allons Chandails,
Au travail !
Évadez-vous de vos armoires ici-bas,
Et jetez-vous sur moi !
Des milliers de frissons
M’exécutent à l’unisson.
J’aspire à plus de chaleur,
Quand le froid me fait peur.
Rien ne serait plus beau
Qu’un bon vieux tricot…
De laine épaisse pour préférence
Afin d’oublier ma transe.
Je jure, foi de frigorifiée,
Qu’un bel hiver ne vaut pas l’été…
Quoique…s’il faisait trop chaud,
Je n’aurai de cesse pour un peu d’eau ! ? !
Mais alors, faut-il se battre à tous les temps ?
Été comme hiver, automne comme Printemps.
1999
Que rien, ne nous a étonné,
Si ce n’est la mer meurtrie, blessée
S’enfonçant dans la noire marée.
C’était en quatre vingt dix neuf
Sur le pont neuf de mes pensées
Comptant les guerres, voire terre trembler
Jugeant de mal en pis le progrès
Et dernière tempête de l’année
Plongeant l’ homme dans son obscurité.
C’était en quatre vingt dix neuf
Sur le pont neuf de mes pensées
Dans ma cuisine, les yeux fixés
Sur les mille et une idée
Qui nous feront nous réveiller
Dans un siècle de beauté.
C’était en quatre vingt dix neuf
Sur le pont neuf de mes pensées…
Dis... toi ?
Jettes-toi un sort,
Dis-moi qu’tu mords,
Qu’tu veux m’avoir
Dans ton histoire.
Plantes-toi devant moi,
Regardes-moi,
Passes pas ton chemin,
J’suis ton destin.
Adules cette femme
Qui prend ton âme,
Invites ton corps
A plus d’folklore.
Danses avec Moi,
Enveloppes-moi,
Perds-toi d’amour
Mon troubadour.
Sois l’plus heureux
Je suis ton vœu,
Une gourmandise,
Un vent de bises.
Jures-toi, que jamais,
Tu n’as aimé
Un être comme ça,
Et qu’il est bon... de m’aimer moi,
N’est-ce pas ?
Paysage flamboyant
Dès lors, qu’apparut ce ciel de fièvre,
Je ne pus me défendre de ma grâce un peu mièvre.
Le ravissement, soudain, me tint si perplexe !
Etais-je devenue déesse, habillée de complexes ?
Dès lors, fallait-il que ce lit de nuages
Ombrage, d’autant, la lumière de l’image ?
Fallait-il que ce souffle, si somptueux et rebelle,
Emporte, outrageux, les étoiles de ce ciel ?
Dès lors, ce pourrait-il que mes sens se consument ?
Forts de trop de peine qu’engendre ce que je hume.
Implose, alors, en moi, ce désir onctueux…
De me fondre de l’âme du paysage duveteux.
Dés lors, deviendrai-je courtisane des Anges,
Troublée de cet aura provoquant et étrange ?
Qui m’envolerait, serein, dans cette flamboyance
De couleurs claires obscures s’offrant telle une danse !
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