| La marchande de glaces Chaque fois que l'été arrive et qu'il menace de faire chaud, toutes
les petites fées de QUELIPONT se regroupent sous le grand saule pleureur, en haut de la colline.
février 2007
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| Saveur d'amertume Tes yeux saveur d’étang De mousse et de lichen Laissent en moi un goût Délicieux d’écume. Panacée délicate de nos amours d’antan Liqueur âpre d’épices, de miel et de verveine Autant de souvenirs que ma mémoire déjoue Je t’aime et t’aimerai malgré mon amertume Dévoreuse du temps Lui Bras noués autour de son torse Bouche close Les yeux embrumés de ciel gris Souffre A subir trop de solitude Recroquevillé Au seul de son absolue Incertitude Elle Mains ouvertes Happe les nuages Dévore la pluie Suce les embruns Pour nettoyer l'univers De sa peur Lui adoucir le rivage. Renaissance Accroché aux branches de son sourire Le corps baigné de mousses odorantes Aux senteurs d’herbes séchées Aux odeurs du vent sauvage Amoureusement Il flotte A la chute de ses yeux glauques Lacs reposants Rafraîchissants Ilots paisibles Où il apprend L’Expir A se vider de sa terreur L’Inspire A se nourrir de sa plénitude Impression chocolatée Ses yeux pailletés Au long goût de noisettes Se mélangent A l'onctueux chocolat de son lourd regard Impression de saveurs liquoreuses Liquidités fondantes Allongements Harmonie de douceurs alanguies Tendresse Du coin des lèvres Ses mains scintillent A l'ombre de ses cheveux ...Là Où sa bouche picore De délicieux préludes. Sous sa langue pétillent De subtiles senteurs sucrées. Gourmande Elle se délecte Des rondeurs sirupeuses aux suaves parfums Des délices moelleux de ses lèvres pulpeuses... Bruissement d'eau Sous son voile, la cascade m’occulte tendrement. Transportée par son chant, je me laisse bercer. Sa musique m’emplit. Je m’endors doucement. J’ai fermé les paupières, totalement enivrée. Transportée par son chant, je me laisse bercer. Près du tourbillon blanc de l’écume impérieuse J’ai fermé les paupières, totalement enivrée. Je me sais habitée d’une radieuse lumière. Près du tourbillon blanc de l’écume impérieuse, Les herbes s’entrelacent au moindre coup de vent. Je me sais habitée d’une radieuse lumière, Et les fleurs de pommiers virevoltent en tournant. Les herbes s’entrelacent au moindre coup de vent Je me souviens de toi. De tes yeux bien trop tendres. Et les fleurs de pommiers virevoltent en tournant. Mon cœur se gonfle encore et ne veut rien comprendre. Je me souviens de toi ! De tes yeux bien trop tendres ! J’étreins le tronc rugueux pour absorber sa force Mon cœur se gonfle encore et ne veut rien comprendre. La sève monte en moi en transperçant l’écorce. J’étreins le tronc rugueux pour absorber sa force. Je n’ai plus peur de rien. Je pleure. Tout simplement. La sève monte en moi en transperçant l’écorce. Sous son voile, la cascade m’occulte tendrement. Je ne pourrai pas t'oublier Quand la mer sur la terre cent fois sera passée, Et qu’au fil des années nous nous serons perdus, Je penserai souvent à nos joies, nos fous rires… Le plaisir renaîtra, comme en rêve, mon aimé : Je retrouverai le goût du sentiment perdu, Et t’aimerai encore, comme un coup de tonnerre, Car jamais, non jamais mon amour, mon aimé, Je ne pourrai t’oublier. Oui, tu es à la fois la clémence et la foudre, Tu es l’enivrement d’un passé bien trop court Qui veut renaître encore, pour toujours, mon amour. A te perdre à jamais je ne peux me résoudre. Si le temps nous sépare, et qu’il veut m’effacer, Lutte encore, mon amour, lutte dans l ’Absolu Car même si l’orage écarte mes prières, Tu seras à jamais en mon âme incarné. Rien de ces chères années, ne semble superflu. Si à chaque printemps la vie te semble amère Souviens-toi que la mort ne peut pas séparer Ceux qui s’aiment si fort et que tout veut lier. Suicide Dans la magie des eaux calmes d’un étang oublié Au fond des âges, au bout de la nuit des temps, Le soleil nu se baigne, épuisé, radieux, Dans l’eau verte et sereine protégé des regards. Ma beauté douce et chaude, donne moi l’espérance Efface de mes cieux les souvenirs d’antan ! Pose sur mes yeux lourds et fatigués ta bouche, Lèche moi les paupières et fais naître l’oubli… Le soleil nu, velu, se baigne au cœur de l’aube, Il se sèche aux orties, paré de saponaires Et la fuite du temps sur lui glisse et repose La magie de l’eau verte le fascine et le calme Mon amour, ma brillance, ô Dieu des éphémères Dieu limpide aux yeux purs et aux lèvres amères ! Ta blondeur singulière et l’eau verte du ciel M’hypnotise, me soulève : et je me jette alors Dans les eaux d’endormance auprès des sagittaires… OARISTYS Ma vie, mon rêve, mon univers bleuté, cristallisé, Tu enroules puis déroules tes longs cheveux de brume et de vent Mon éternel amour , mon soleil de lumière Tu me soulèves et tu me portes vers l’ailleurs étincelant ! (Notre oaristys ressemble à la poussière des tombeaux que le vent éparpille Et notre soumission obédientielle à l’Absolu nous étreint à nouveau) Tu es chaud comme le feu de la Terre Léger comme le vent et souple comme l’eau Tu as la couleur du miel Un regard de fond d’étang, de mousse Comment ne pas s’y noyer S’y laisser mourir Pour retrouver le calme Oublier la souffrance La presque mort… Mon rêve transparent, ouatiné, ma tendresse Mon éternel amour, mon soleil de lumière Soulève-moi et porte- moi solide et fière Dans l’univers blanc, loin de la détresse, Loin des buveurs de sang ! |
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| A me nourrir de toi Posée Toute douce Goulue Inassouvie Au large rebord de tes cils Je bois l’eau De ta vie J’aspire ton amour Je dévore ton âme Fais croquer sous mes dents les tourments qui t’affolent Séduite Par ta passivité Les sens affolés Par ton abandon Rassurée Par ton consentement Calmée Par ton inertie A laper ce nectar, viendra la saoulerie Pour que me submerge Comme une vague immense La perte de l’indicible Que commence l’errance L’oubli de mon nom Le déni de mon image… J’étancherai ma soif Jusqu’à la déraison A longues gorgées suaves Par de lourdes rasades englouties A me barbouiller le menton A me souiller la gorge Sans prendre garde A la sauvagerie de mon attitude Au dépeçage orgiaque de mes excès lunaires Pitoyable bête traquée, je déchiquette et me nourris Les tempes enfiévrées, absorbant tout de toi A en vomir mon âme Ecoeurée, nauséeuse Gourmande et amoureuse Jusqu’à mourir de toi Ah Que me prenne la folie Et que me noie l’oubli ! Je savoure le pétillement suave de ton regard vert Et m’enivre de toi, jamais repue, ni satisfaite Avide de disparaître à jamais à la violence, à la tourmente Jusqu'à la béatitude Sous ma langue Je goûte la liqueur acre de tes prunelles Gueule arrondie Pupilles hagardes et floues Comme tète la louve chancelante Et me ressource Pour trouver la paix Les yeux noyés Tête penchée Tu me regardes Visage incliné Je suis en plénitude A la saveur de ton sourire. Janvier 2007
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| Tombe de Glace Non. Ne t´approche pas de ce miroir. Pas si près. Pas au point de plonger dans ses yeux pâles. D´effleurer ses lèvres de ta bouche. Ecarte- toi. Doucement. Et ne fais pas de bruit. Qu´il ne décèle pas ton image dans le tain que tu salis. Son corps est noué au mien Vois-tu ? Tu ne peux pas l`apercevoir Mais à l´eau du reflet Nos âmes se sont mêlées. Elles dansent Alanguies A la surface plane du non perçu des choses Au-delà des mots A peine audibles Juste Susurrés. Bribes de gestes Esquisses de regards enlacés. Etreintes tendres et alchimiques Posées pour l´éternité Gravées Enracinées Dans la profondeur liquide du diamant de son oeil. Non. Ce miroir n´est pas tien. Il doit être voilé, car c´est un sanctuaire. Ne viens pas le souiller de ton hideux sourire De ta silhouette profanatoire. C´est là qu'il se repose Eternellement mien Souriant Apaisant. Là qu´il m´enlace Pose ses lèvres sur ma nuque A la naissance des cheveux. Là que nos yeux se boivent à s'enivrer.
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Au coeur du silence Là Profondément ancré Cet amour douloureux Etale ses rhizomes S’enracine plus fort Repu De ton absence Silencieux il rampe Et m habite et me hante A m étouffer de toi A me voler la voix Nourri de tes oublis Gavé de négligence Je souhaite avancer Seule Le cœur broyé mais l’âme fière T’aimer sans rien te dire Pas même Combien je t’aime 18 janvier 2007
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| Le passage Afin que vite la douleur s’arrête Mourir Pour que plus rien d’elle ne reste Mourir Ne pas trahir ce qu’elle a de sagesse Partir Et passer au rouge Vers d’autres parcours… Les couteaux effilés progressent et s’aiguisent L’essence S’arroser Au jardin trop lourd d’un soleil écrasant S’enflammer Comme on se consume pour Un amour perdu Il est une île Un paradis perdu Il est De tous Le seul radeau possible Le seul aimé Le seul. Mourir Sans lui la vie n’a plus de palpé Fuir Une réalité trop hideuse Lui Chevalier protecteur Contre le mal ambiant Lui Parti protéger la princesse Ignore Notre douleur enfantine Piétine Notre peine Givrée de peur et d’abandon Elle ne peut ni pleurer Ni hurler Elle aime A l’infini elle aime A l’odeur du sucre de sa peau Elle l’aime Sa chair incluse dans sa chair ne saurait être séparée Que par sa propre pourriture. Août 2005 AMOUR DE PLAGE PICORÉE DE FRISSONS TA PEAU OFFRE SA SAVEUR A L AIGUILLE DE MA BOUCHE JE SOUPIRE A L ENVIE DU SEL DE TON TORSE TREMPE MON REGARD VERT GOURMANDE AU GOÛT DE TES PRUNELLES LARGES OCEANS CRÉMEUX LAGONS ENCHANTEURS ET SUCRES ...JE GOUTE AVIDEMENT AU PIMENT DE TA VIGUEUR ET T ÉPUISÉ TE BUVANT DOUCEMENT AMOUREUSEMENT GORGÉE DE TES SOUPIRS août 2005
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En mon éternité Toi L’être Au bout toutes Tes certitudes L’homme Au bout de tes doutes Toi Qui n’est heureux de rien Viens te reposer en mon ventre M’accueillir En tes branches moussues Que je t’aime Que tu sentes vibrer l’harmonie Au creux de nos âmes Recueillies Repose toi Arrête ta course Pose ton cœur Et regarde Combien je t’aime Et sens Aussi longtemps Que je serais Tienne.
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| Douleurs d'entrailles Toi Qui a noyé tes soupirs et tes enivrements Vingt ans Dans mes entrailles Comme on vient se rassurer Dans une tiède moiteur Comme on s'endort apaisé dans un refuge Un nid de douceur Un havre de paix Toi Qui a choisi d'implanter la paume de tes mains La dorure de ton regard Ta virilité soyeuse Dans ce ventre inconnu Toi Qui a semé ton amour en elle, A gémi Haletant sous ses douces caresses Je ne sais pas qui tu es J'ai perdu ton visage J'ai oublié ton nom Moi Le ventre vide Abandonnée dans les ténèbres Terrifiée J'ai oublié Celle que j'étais Perdu mon reflet dans le miroir Parce que tu m'as niée |
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Tendre maître de ses plaisirs Tes mains m'emportent...
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| Vous qui me provoquez… Vous qui me provoquez, qui voulez m’approcher, Me voilà devant vous ; venez et écoutez : Je suis l’illimité, je suis l’être absolu Je suis ce qui respire sans y être tenu. Je suis fait de passé, de présent, d’avenir, Ce que rien ni personne ne pourrait soutenir. Vous qui me provoquez, venez et écoutez : J’ai toujours été là, et je vous regardais : Je suis terre, sang et eau, je suis pourpre et tonnerre, Et je suis immobile, j’expose mon mystère. Devinez qui je suis, écoutez bien la fable : Je suis fait d’étincelles, de foudre, d’eau et de sable… Image du passé, mystérieuse effigie, Je suis proche et lointaine, je me ris de la nuit. Sous mes griffes je tiens l’être, mais aussi le non-être. Regardez, écoutez : vous devinerez peut-être… Inceste C’est moi ta sœur, ô frère Lune L’incestueuse et l’envoûtante Ta sœur mais pourtant ton amante C’est moi ton double ô, frère Lune… Dans les ténèbres sans un bruit, Quand vient le noir, tout doucement, En grand secret, sans un bruissement, Sous tes draps je suis chaque nuit… Je viens t’incendier de mes reins, De mes cheveux t’emprisonner, Te respirer, te faire brûler, Sous les frottements de mes seins… Je viens te boire et t’avaler Je viens t’épuiser pour renaître Passionnément de tout mon être Je viens mon frère te dévorer. Abreuvée de tes doux baisers A bout de souffle, au petit jour, Moi ta femelle, mon doux amour Loin de ta couche, je disparais…
Feu d'artifices
Bonheur pastoral
Abécédaire Amoureux
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| Enfermoir
Psychiatrique Si j’en avais le droit Je te ferais l’amour J’esquisserai vers toi les pas de l’espérance Te prendrais dans mes bras, caresserais ta bouche Si j’en avais le droit Tu le sais que je t’aime Je m'enroulerais autour de ton âme comme une liane me gaverais de ta substance plaquerais ma bouche contre tes lèvres Avidement Longuement Passionnément Et je t'incendierais Je t'enflammerais Je te ferais chavirer la raison Mon amour Mon tendre et doux amour … Empêche moi de te couvrir de ma chaleur Mon amour Repousse ma tendresse… Ne reviens jamais plus boire à l'eau de mes yeux Fais moi juste souffrir Par amour Offre moi la désespérance De te savoir choyé par la vie Je veux t'aimer absolument infiniment… j'enrage Je souffre Au-delà de ma folie Je voudrais voler jusqu'à toi Violer ta fenêtre et ramper en toi Puiser ta semence Pour mourir de délice Va Va mon amour Que je puisse me désincarner Et te surprendre Prendre possession de ton corps Et me frotter à ton âme Me frotter à t'enflammer Jusqu'à te posséder J'ouvrirai une- à- une les portes de ta déraison Pour que tu t'offres a moi Totalement Dans une extase infinie Je t'offrirais l'échange dans la fusion totale de nos êtres Dans l'inceste le plus pervers de notre gémellité Dans toute la splendeur de mon instinct de femelle Je viendrais à toi Et m'offrirais Cette offrande diabolique Formerait le creuset de notre Alchimie, Mon amour
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| CAEDES
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| michel |
Compteur Marion Lubreac :