| Angelo Coiffé comme un apache, Tout en muscles, Jamais lâche, Voilà notre Angelo. Être le roi du ciel, Baigner Dans la luminosité Du soleil En compagnie d’aigles, Voilà son rêve. Il s’est entraîné Pendant des mois Tiré par un U.L.M Parapentiste expérimenté, Il planait sans peine. Il voulait survoler l’Everest Et lâcher du lest Avec sa vie En Italie. Alors il s’est procuré Dans un zoo Des rapaces, Pour leur faire goûter L’infini, l’espace, La liberté. Avec beaucoup de patience Il les a dressé Mais les oiseaux sont tombés malades Il n’avait vraiment pas de chance. Le mâle est décédé Et la femelle était trop épuisée Pour pouvoir voler. Alors il est parti, seul Au-dessus du toit du monde à 8848 m. Il s’est battu Et a vaincu Par sa seule volonté, Les éléments Et les vents violents. Puis, à cette altitude Une ombre l’a accompagné Vers le Sud. Était-ce un aigle sauvage Ou son aigle défunt, Matérialisé, Venu , une dernière fois le saluer. Il n’en saurait jamais rien Mais ces images Resteraient, en lui A jamais, gravées !
|
|
||
| Bref passage Tous les enfants perdus Le cœur mis à nu Humiliés Piétinés Et rejetés Par les hargneux Les grincheux Tant d'égocentriques A l’ esprit satanique Qui se croient A chaque pas «Les maîtres du monde». Mais le temps File si vite Pour les innocents Sortons de l’ infernale ronde Par le chant Sans panique, Car chaque mot Est une bombe. Nous ne sommes que de Passage Que déjà est tournée la page Alors pourquoi ne pas nous aimer Sans juger Avec Humilité, Bonté Pourquoi ne pas montrer Le meilleur de nous-même Au lieu de toujours dévoiler La boue ... et la Haine.
|
|
||
| Communiquer On cherche à communiquer Avec de lointaines galaxies Et on ignore son voisin de palier. On est prêt à dialoguer Avec tous les pays Grâce aux ordinateurs Mais on est incapable d’observer Un être à nos côtés Et d’offrir un peu de son cœur. La religion nous a mit Sur un piédestal Et les scientifiques Vantent la grosseur de notre cerveau, Alors nous sommes devenus tyranniques Avec les animaux, Ignorants les limites. Ces bêtes sont dites inférieures Puisque incapables de prononcer Le moindre mot. Nous ne nous apercevons pas de nos erreurs, N’utilisant que 10 % de notre Q.I. L’intelligence a de multiples visages, Ainsi que les pays Ont divers langages. Le monde animal Utilise la télépathie, L’intuition et l’image. Le gorille Coco Se sert de milliers de mots, Du code secret Des sourds-muets. Elle nous a apprit Que les émotions Font aussi partie De sa vie. On cherche à communiquer Avec de lointaines galaxies Et on ignore son voisin de palier. On est prêt à dialoguer Avec tous les pays Mais on bloque son esprit Avec des partis pris. Allons-nous avancer Avec des idées arriérées, stéréotypées ? Cessons d’avoir peur Et ouvrons nos cœurs Aux insectes, aux oiseaux A tous les animaux. Chaque jour est une leçon, Apprenons Et grandissons !
|
|
||
| Gaïa Nulle entité Ne t’égale En beauté! De tout notre univers La plus jolie C’est la Terre. Elle nous abrite et nous nourrit De ses subtiles énergies; Par ces paysages irréels Où le fantastique se mêle au rêve Et où l’homme semble si frêle. Cascade de lumière Pureté de l’air, Dos argentés Des dauphins Ou des cétacés Qui dansent l’un des plus émouvant ballet D’amour et de paix. Dans l’ignorance De notre chance Nous marchons aveugles et sourds A tous ces chants d’amour. Nulle entité Ne t’égale En beauté! Sur les ailes multicolores Des papillons ou des fées Je voudrai encore Déposer un baiser. Mon cœur s’ouvre, S’ouvre, A l’infini Alors je découvre L’explosion de la vie, Avec l’émerveillement Et la joie d’un enfant Pour le vol transparent Des libellules Ou pour un élégant Renard blanc. Non, je n’ai pas peur du ridicule Et je chante, Je chante, Avec toute ma dévotion Sous l’emprise de ta séduction Car j’ai compris Que mon amour Pour toi, ma planète Me grandit Que chaque jour est béni Et que chaque seconde doit être Une fête !
|
|
||
| Graines de lumières Je suis partout sur la Terre Où jaillit une étincelle d’amour Et de lumière Dans les yeux Des gens heureux Dans ce regard qui pétille Et les jupes qui vrillent Dans ces âmes qui s’émerveillent Et qui à la beauté s’éveillent Dans la joie d’un enfant Qui fait des bulles Je suis partout sur la Terre Où jaillit une étincelle d’amour Et de lumière Dans le galop Des chevaux Ou le ballet des otaries Dans chaque souffle de vie Dans le vol des oiseaux Et l’ivresse de l’infini Fuis donc toutes les ombres De ton monde Et viens me retrouver Comme un illuminé Bois comme un assoiffé A la beauté Vois toutes les graines de lumière Que j’ai semé Sur la Terre.
|
|
||
| La Prière du chat (vestale) Je lis en toi Bien plus que tu ne le crois Et au-delà de ton apparence J’entend ces mots couteaux, Je vois ces bras Qui se transforment en lances. Je suis là Pour qu’en toi Ne meure pas le feu De ton cœur, Pour que les bougies dans tes yeux S’allument aussi pour tes frères et sœurs. Je suis une des Vestales Du monde animal. Vous couvrez de tendresse Vos chiens et vos chats Et ils adorent cela Mais toutes vos maladresses, Vos mesquineries, Vos médisances et jalousie Engendrent bien des détresses. Trop d’Inquisition Et de suspicions Maladives Créent des situations Explosives. Vos cœurs Alors s’habillent de gris Et tout en vous se terni. Alors on s’use et on vieillit Où on est la proie de la maladie. Toutes ces forces négatives Que vous croyez envoyer aux autres Vous reviendront tel un Boomerang. Seules les pensées positives Peuvent vous sauver Vous qui pensez être si parfaits Et qui avez en faîte L’âme si peu en paix, Si peu en harmonie Avec tout ce qui vit. Je suis chat Et je vois tout cela. Je vois ces cœurs Qui se ferment Aux humains, aux arbres, aux fleurs, Aux graines d’amour qui germent… Pourtant si vous vivez dans la Foi Alors, multiplié par trois Le Feu vous élèvera Et vous grandirez, Vous vous rapprocherez Enfin…vraiment de moi !
|
|
||
| La rivière d'amour Donner de l’amour A chaque regard Et sans aucun fard Oublier son cœur lourd. Vivre chaque instant Comme si c’était la première fois, Avec la curiosité d’un enfant. Ignorer les vieilles lois, Les vieilles habitudes Qui deviennent des servitudes Qui nous rendent aveugles et sourds. Envoyer de l’amour A cet arbre qui tend ses bras. S’unir à cette antenne céleste Et il vous renverra Votre énergie multiplié par trois ! En faire autant Avec un chat Une jument ou un goéland Et tel un adolescent Recevoir une joie Extra-terrestre Qui vous fera pleurer Et bégayer . Pas besoin de se droguer Pour être illuminé ! Hors des sentiers pédestres Qui sont usés par trop de pieds Se cachent d’autres réalités, D’autres vérités… Essayer Expérimenter, Aller de découvertes En découvertes. S’offrir C’est guérir, Grandir. S’unir à la terre Et rester ébahis Devant la puissance De son énergie. Comprendre enfin l’Univers L’inanimé et l’invisible Sont aussi vivant Que le monde visible. Alors essayons, Expérimentons, De chaque jour, Vivons pour la rivière d’amour !
|
|
||
| Le grain de beauté Quel regain d’activité! Elle lavait, repassait Et oubliait Cet étrange grain de beauté Que ce matin, elle avait remarqué. Il y a tant de choses à faire dans une maisonnée Et tant de choses à astiquer! Mais qu’avait donc cette chienne Qui ne cessait de la suivre Comme une hyène! Un petit grain de beauté Là, sur sa cuisse Semblait l’intriguer. Mais qu’avait-elle donc à tant insister Et sans cesse y poser son nez ? La bête ne la quittait pas d’un pas Et soudain mordit plusieurs fois L’endroit Que sa maîtresse Voulait ignorer. Chaque jour Son manège recommença Jusqu’à ce que l’être aimé S’arrête de travailler, Surprise, étonnée, déconcertée. Croisant par hasard Son regard, La femme ressentit Ce débordements de sentiments Un flot d’énergie Sans économie Plongeant Les yeux Dans ses yeux, Elle lui souffla : J’ai enfin compris Ce que tu me dis. Dès le lendemain Elle consulta Un médecin Qui lui affirma : Il faut absolument enlever Ce grain de beauté !
|
|
||
| Le téléphone Mondes invisibles Paraissant si lointains Et pourtant si proches. Énergies subtiles A portée de main Comme une broche Accrochée à ta veste. Préconitions, prémonitions, Ne jouent pas avec ta raison. Une planète bleue et verte Où tant d’esprits fermés Ne savent plus rêver Et expérimenter chaque jour leur vie Avec ou sans télépathie. Un geste en suspens Au-dessus d’un téléphone Et tu apprends, Tu apprends comme un enfant A te défier des hommes. Des hérissements le long de ton dos T’avertissent de ces ondes négatives Qui s’amassent telle une foule dans le métro. Tu as bien reçue la missive Et tu te méfies De celui Qui t’attend Impatiemment Au bout du fil Car tu sais à présent Tant de choses Sur ces mondes subtils Paraissant si lointains Et pourtant si proches, Si…accessibles !
|
|
||
| Le tigre Il paraît que les hommes Peuvent mourir d’effroi Quand ils me voient. Il est vrai qu’à cette pensée Je suis content de moi. Mais cette espèce Est la pire des espèces, Car elle ne tue pas pour seulement manger Mais aussi pour s’approprier Des pays entiers Sur la terre, Grâce aux guerres. Nous les tigres, Nous sommes traqués Pour notre peau. Nous sommes soi-disant, protégés Mais notre vie n’est qu’un long calvaire. De fuites En fuites De balles en plombs, Ici bas, c’est l’enfer Alors que là-haut Il n’y a que le pardon. J’ai dévoré des humains Qui m’ont fait mener une vie de chien. Leurs cœurs n’étaient habités par rien D’autre que l’envie Mais la richesse de l’âme est immatérielle. C’est la seule richesse Que je connaisse… Je sais que sous le ciel Le peuple animal Donne plus d’amour En un seul jour Que cette bête peut banale Qui ne se complait que dans le mal. Cette bête pourrait vraiment Mourir d’effroi Si elle voyait toute la noirceur Dont elle nourrit son cœur !
|
|
||
| Les mains de lumière Il a posé ses mains de lumière Sur ton corps éthérique Toi qui vivais l’enfer Tu as entendu les plus jolies musiques. Il a posé sur toi, ses mains de lumière Et le mal s’est envolé Avec les elfes et les fées Vers l’immensité de l’univers. Qui est-il chaman ou magicien Tu n’en sauras jamais rien. Il parlait à des entités invisibles Comme à un être humain Dans ce monde visible. Jamais tu n’oublieras L’intensité de ce regard là, L’infinie douceur de ces mains de lumière Chassant la douleur et le cancer. Tu voyais déjà la mort Mais ses mains se paraient d’or Et les anges dansaient autour de lui Sur de sublimes symphonies. Des lasers multicolores Émergeaient de ses mains, encore Pour laver, purifier ton corps Et le rendre tellement plus fort. Il murmurait à ton oreille : « La vie est pleine de merveilles, Ne te complais plus dans le Négatif Et vis par le Positif ». Chaman ou magicien, Tu n’en sauras jamais rien Mais sous ses mains la guérison N’est plus une illusion. Par ces subtiles énergies, Tu te retrouves aujourd’hui, grandi Par le Pouvoir de ces mains Qui ont changé ton destin.
|
|
||
| Tous frères Tu aurais pu naître Dans la peau D’un Indien ou d’un noir. Tu aurais pu être Un poisson dans l’eau, Un loup ou un loir. Alors pourquoi tant de haine Pour tout ce qui bouge, Tout ce qui vit. Pourquoi faire de la peine A ceux qui voudraient Vivre dans l’harmonie Et la Paix. Pourquoi ces mots, Comme des couteaux, Cette agressivité Envers la Nature, La Beauté, Cette envie de tout dominer. Tu aurais pu naître Dans la peau D’un Indien ou d’un noir Ou encore être Une aiguille dans l’eau Un aigle, un loir. Nous sommes tous Frères Sur la Terre !
|
|
||
| Nicole CASTILLO Site de l'auteur : http://perso.wanadoo.fr/filondor Tous droits réservés. |
|||
|
|