| SUR LE LAC Sur le lac ont plané tous les oiseaux Les oiseaux bleus, les oiseaux blancs Les oiseaux noirs les oiseaux d’or De mes rêves… Ils ont plané, oui, bien au-dessus et bien au-delà Du lac d’Esparron de Verdon… Le lac d’Esparron ! Havre pour poètes. Courant de verte transparence. Courant pour joueurs et baigneurs affamés D’eau vive, de plongées en apnée, Ou bien encore de cueillette patiente des mannes poissonnières Aux fraîcheurs gratuites et aventurières… Le lac d’Esparron ! Eaux vertes et azurées d’un ciel se mirant Dans le va-et-vient lent des temps, temps endormis ou Bruyamment réveillés par les jeux vacanciers… Comme ils ont plané, plané – par delà le lac – Tous les oiseaux de mes souvenirs familiers ou animaliers… Comme ils ont plané, et planent encore Au-dessus des lents remous des vagues douces ou follettes Que le réel magnifie dans l’illusion de la mémoire. Coule, coule le temps Comme coulent les lenteurs obsédantes De ponctuelles exaltations. Coulent les eaux du Lac d’Esparron de Verdon. Elles content –ces eaux là- des histoires ancestrales de ruisseaux morts. Des histoires de chevrières, Des histoires familiales et animalières D’un passé révolu, éteint. La « Perle du Verdon » vogue, vogue sur le lac. Je regarde. J’écoute. J’essuie une larme. Je vais continuer mon voyage intérieur -apnée dans les profondeurs de moi-même- Bien au-dessus de ma conque protégée et bénie Par les oiseaux De mes rêves. 8 juillet |
Jean Rousselot a écrit :
Tant en France qu'à l'étranger,
de nombreuses expositions, distinctions et prix, jalonnent une carrière
dont d'éminents critiques ou romanciers ont rendu compte.
Créés dans le cadre d'une vie
familiale fervente, poèmes, peintures, gravures, monotypes, aérographies
et modelages témoignent d'une grande liberté d'expression. Voguant du
rêve à la réalité, sur des voies intuitives et contemplatives,
l'artiste peint en visionnaire. Transparences. Éclats d'âme à fleur
de coeur. Tout est jaillissement. Insolite. Lumière.
Ses oeuvres content des rêves d'harmonie
et de beauté."
Et voici le texte de Charles GILBERT que,
journaliste au "courrier de l'ouest", - hélas
aussi décédé - , avait écrit pour la couverture de son recueil
maintenant épuisé : "la voie de transparence".... :
"Poète ? Oui, sans aucun doute! Mais
Rêva REMY est aussi peintre et journaliste.
Beaucoup de talents multiples l'animent
depuis qu'elle a découvert l'art sous toutes ses formes. Son parcours
littéraire a, insensiblement, rejoint son chemin pictural au long des
années jalonnées d'expositions personnelles à Paris, à Madrid, à
Tokyo, et Kyoto, à Seoul , aux U.S.A etc.. Ses toiles et
ses monotypes, comme ses gravures, figurent en bonne place dans des
collections privées et publiques. Plusieurs des bijoux et une
plaque de cheminée qu'elle a créés ont été édités par le Club
français de la médaille, à la Monnaie de Paris.
Travail intense, donc, passionné dans
tous les domaines, et maintes fois récompensé en France et à l'Etranger.
Rêva Rémy a reçu la médaille de
vermeil de la ville de Paris , pour l'ensemble de son oeuvre. Et bien
d'autres
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Dis-moi, le chat ...
Dis—mol, le chat.
Le chat si doux; si libertin,
Dis-moi, le chat
Ce qui t’appelle au grand matin
Quand tu dévales les collines
Grimpes aux arbustes et te promènes
Sur les toits..
Dis—moi, le chat,
Que penses—tu tout ronronnant
En te frottant, câlinement
Contre les mollets d’un gamin
Ou contre le creux d’une main.
Dis—moi, le chat,
Le mystère de ton destin
Je suis le Maître de mon coeur
Je suis la brise d’un sourire
Je suis le sage qui frissonne
Le philosophe qui respire
Et le joueur qui se pourlèche
A la lueur des formes claires
Qui me protègent dans mes rêves
Et, me conduisant aux souris.
Aux oiseaux, aux ormes, aux étoiles
M’enseignent les candeurs perdues
Les évasions en ciel d’aurore
Les envols dans les astres fées
Où des chatons cavalcadeurs
Hument des fleurs
Tandis que moi, tout doucement, je dors
Tranquillement sur des coussins
Ou les pierrailles des chemins..
Et si le parle en miaulant
C’est à l’astre divin que j’offre
Tous mes amours, chez les humains”..
Liberté ?
N'est pas libre qui veut dans ce monde en folie
publicitaire
sexuelle
religieuse sectaire
et déshumanisé, si souvent...
Les gouffres monétaires se creusent.
Les emprunts délirent.
Les exaltations financières
aussi.
Et le citoyen de standing moyen
est un isolé, un insatisfait observant avec effroi
la consommation effrénée des affamés de marques
d'argent et d'or
et d'illusions de bonheur.
Mais... qu'est-ce que le bonheur ?...
11/01/06
Ta main tendue
Une main tendue...
Un regard compréhensif,
Un murmure,
Une lumière de tendresse
et le coeur frémit et s'adoucit...
Un soupir.
Un cri dans la nuit.
Une espérance détruite.
Un silence douloureux.
L'âme regarde l'être en errance
avançant vers la conquête florale
de lumières à découvrir
dans le temple intérieur de l'être capable
-enfin ! -
de contempler ses vérités, ses doutes,
ses beautés.
Conquête de soi.
Conquête des lumières d'Amour
flottant autour de nous...
2/12/05 .... 3 h 30
Un Trait
Un trait rouge griffé sur le drame
d'une radiographie noire...
Un trait blanc fusant vers le mystère
d'un coeur endormi..
Est-ce une étincelle
de bonté
qui brillera bientôt sur un coeur
en attente de paix, d'illumination ?
Un trait rouge griffant le rêve...
Un trait blanc s'élançant à la conquête des étoiles
dispensatrices d'harmonie...
Rêve ou Réalité ?...
11/12/05
Les regards animaliers
Les regards animaliers comme les regards humains
sont des étincelles du Courant Divin.
Ils nous observent.
Nous les observons.
Nos vibrations s'épousent.
Et nous montons un échelon de plus
-pas à pas -
sur l'échelle de Jacob.
Les regards animaliers et les regards humains
projettent sur le monde les ondes mystérieuses
de ce Foyer d' Amour qui est, peut-être ,
ce dieu mystérieux que l'universalité des songes
voudrait parfois magnifier...
31/12/06
Complainte
Les joies sont des fées consolatrices.
Les souffrances sont des épines stimulantes.
Les éclats de rires sont des trésors sculptant
des forces neuves.
Les morsures du mal nous font percevoir
la faiblesse des hommes
-et ses grandeurs aussi -,
quand les crucifixions quotidiennes hissent les malades
- par-delà eux-mêmes -
dans des mondes intérieurs où des musiques d' ames
-très très douces-
content et racontent les complaintes
et les berceuses de nos enfances.
La souffrance est un levain.
Le coeur offert est un magicien
30/8/04
Laisser flotter
Si rien ne vient perturber ton cheminement sur la voie
des sérénités à conquérir
tu pourras -enfin apaisée- dormir,
dormir et rêver des sublimes réalités
sommeillant au coeur
de l'immensité
de la vie.
Laisse flotter les voiles de la barque des songes
où des anges oiselés nichent avant leurs envols
dans le grand bleu des ciels d'automne.
Le rêve éveillé est aussi une sorte de sommeil
endormeur des souffrances...
Rêve ! Rêve !
Le rêve éveillé saura aussi t'emporter dans ses océans
de beauté et d'espérance.
Alors, ta vie sera largement offerte
aux ondes de l'éternité
immaculée...
30/8/04
L'aventurière
l'aventurière des songes va - encore et encore -
s'éveiller à d'autres rêves.
L'aventurière des songes a domestiqué sa vision intuitive
et s'aventure, bras ouverts et mains nues
dans un monde où l'impalpable devient presque
réalité vivante.
Ce n'est rien qu'un son.
Ce n'est rien qu'un roucoulement d'eau pure qui coule
coule
d'une source inconnue mais pourtant si vivante,
d'une source si proche et pourtant invisible à l'oeil nu.
L'aventurière des songes
en respirant l'air du grand large
sent et entend vibrer en elle, goutte à goutte,
les clapotis que font des voix d'enfants blonds
dans les cavernes d'une terre en mal
d'éblouissement,
de renaissance,
de liberté,
et d'immensité d'amour
ensoleillé...
6-10-04
Chaque
année apporte ses espérances
Et les prénoms des saints aux sonorités si diverses
Nous parlent des êtres aimés,
Des êtres que l’on veut fêter en leur souhaitant
Toujours plus de joie,
De bonne santé,
De bonheur , de réussite,
Et de tendresse dans les cœurs.
Que dansent les étoiles !
Que rayonne le soleil !
Visages illuminés. Rencontres réconfortantes .
Musiques de joie , d’espérance.
L’oiseau des Lumières, tel un ange venu
D’un ciel immaculé
Protège et murmure en vibrations ailées :
CONFIANCE.
COURAGE. FERVEUR.
Bruissement
d'eau trouble
Face au miroir reflétant les eaux troubles
Des cœurs
J’ai dormi les yeux ouverts
Dans cette vie où tout s’égare
J’ignore, encore, la voix d’or des auréolés
De la souffrance illimitée.
J’ignore, encore, le clapotis
Des sanglots des eaux mortes pour avoir trop roulé les détritus.
Je
me berce d’illusions, de souhaits, de songes voulus positifs.
Face à notre univers en mal de folie, de luxure, d’égoïsme, d’orgueil
J’ai
dormi les yeux ouverts.
La loi du silence m’enfonce et m’enferme
Dans mes stress.
Est-ce
là la panacée pour trouver la joie ?
LA JOIE.
L’ONDE
DE LA JOIE…
Les yeux fermés ?
15-06-03
La
lumière blanche
La
lumière blanche, en étincelles de cristal
Avait des reflets d’or pâle
C’était comme un
feu de saint Jean
Sans
pourpre ni vermillon….
Un feu de Saint Jean pour des cœurs
Enfin assagis, calmes, doux.
Des cœurs que, pourtant,
Le langage des humains blessait.
Des cœurs que, pourtant,
Des musiques cataclysmiques torturaient.
Mais des cœurs propulsant ,dans l’univers,
Leurs forces vives, argentées et bleutées,
Bleutées
comme les toits des temples de Corée,
Des temples perdus
Dans les inaccessibles montagnes
Des rêves….
La lumière blanche, en étincelles de cristal,
Vibrait et calligraphiait
Dans l’infini du ciel
Des mots d’Amour.
Au vent de mai ...
Bulle de rêve et main blessée
Sur
un socle de bois brisé
Au vent de Mai .
Les feux de Saint Jean sont passés
En grandes lames affamées
Sur
les rives de mes années
Mes années musclées au parfum
Des vents de Mai.
Pour
clouter de feu le portail
Où j’entrerai un soir d’automne,
S’il
me reste encore cet espace
Ce rire clair à fleur de cœur
Métallisé,
Sur le clavier de mes désirs,
Des notes blanches sous mes doigts,
Des notes pourpres sur mes lèvres
Électrisées,
La fulgurante certitude
D’avoir sondé l’immensité
Du gouffre qu’en moi-même j’ai
Démystifié,
J’entends soudain la voix des cloches
Tintinnabuler dans l’air clair
D’un dernier matin frémissant
Du vent d’aimer
Je sourirai
Pour mieux voler !
Compteur de Rêva :
Compteur Général :