
DEBOUT LES JEUNES
(C'est votre tour...)
A vous les bâtisseurs de notre nouveau monde.
Comme nous auparavant il faut vous atteler
Et oeuvrer le présent pour que tourne la ronde
Il vous faut travailler.
Cherchez bien les sillons qu'on a tracé pour vous.
Même s'ils ne sont pas droits ils existent pourtant.
Ils se sont façonnés grâce aux veines des fous
Qui croyaient à leur temps.
Votre avenir est beau au sein de ce royaume.
Sachez le regarder autrement qu'on l'a vu.
Ecoutez votre coeur qui bat pour que les hommes
Ne se trompent enfin plus.
Pensez-vous qu'une pierre est posée par hazard
Au fond de ce ruisseau pour que l'eau éclabousse
En clapotant dessus envoyant son nectar
Et faire pousser la mousse ?
Pourquoi le saule toujours a poussé près de l'eau ?
Est-ce à la grâce de l'homme qu'il doit d'avoir la chance
D'être souvent les pieds à coté d'un ruisseau
Est-ce donc une évidence ?
Ecrire en un Grimoire
(sur le Net et ses pages)
J'aurais aimé pouvoir tel Hugo que j'admire
écrire en un grimoire pour que vous puissiez lire
longtemps après ma mort les mots qui se bousculent
et vous charmer encore de mes conciliabules.
Oui mais pour qu'ils paraissent éternels à vos sens
il faut que je les laisse et c'est une évidence
sur un support capable de traverser les âges.
Quoi de plus apréciable que le Net et ses pages?
Encore me fallait-il trouver parmi les sites
rimant de vers subtils celui que l'on visite.
Celui chez qui l'on vient pour l'amour de cet art
pour y trouver serein des amoureux à part.
Ces rimeurs du français ayant le phrasé leste
qui savent encore rêver sur un vieux palimpseste.
Ceux qui connaissent toujours ce que veut dire écrire.
Ces narrateurs d'amour. Ces gens que j'aime à lire.
D'abord j'ai promené ma plume poétique
sur mes pages créées de manière agnostique.
J'ai même fait un forum où viennent encore parfois
des amis des beaux psaumes y déposer l'émoi.
Et un jour attardé par mes pas sur vos pages
mon coeur fut accroché par tout vos clavardages.
J'avais trouvé enfin le site où je pourrais
grâce à l'alexandrin à des autres parler.
lorsque ma tête a faim de parler poétique
je dévore dans son sein vos rêves alphabétiques.
Et c'est pourquoi je laisse ma plume quelquefois
ma plume à ses faiblesses et vos pages sont là.
Je reviendrais encore je reviendrais souvent
afin de vous parler et accessoirement
déposer un poème au détour d'une page
ou parler d'anathèmes en de longs bavardages.
En vers la lecture
Sans rien faire émerger du fond de mes pensées,
Lentement je m'évade au bout d'un crépuscule,
Où se trouve l'Eden de mes rêves cachés !
Et je plonge en mon âme. Mon regard s'est éteint.
Plus rien autour de moi ne pourra m'ébranler.
Ma contemplation m'a transporté si loin,
Que pour en revenir il faudra m'éveiller !

NUIT
HIVERNALE
(Comme tout est calme quand l'homme dort)
Dans la fraîche épaisseur d'un manteau hivernal
Cette nuit de janvier adoucit sa noirceur
Grâce au linceul de neige qui doucement s'étale
Recouvrant peut à peut le monde et sa laideur.
Plus rien n'ose bouger ; la nature endormie,
Le vent ; même le vent a cessé de gémir.
La transformation du monde qui blanchit
A aussi maîtrisé le souffle du zéphyr.
Seul cet azur d'hiver semble encore éveillé
Pleurant son blanc duvet de ses larmes de froid.
Un ange tombé du ciel est venu se poser
Recouvrant de ses ailes les traces de nos pas.
Et dans le matin calme, alors que tout s'éveille
L'horizon embrasé allume un cierge d'or
Sur chaque plume blanche de l'ange qui sommeille.
Chut ! L'homme est endormi ! La nature rêve encore !
POÈME EN ALLITÉRATION
(essai de poésie)
Pourquoi parler pouvoir puisque pauvre poète
Puisant pour parvenir par pensées palpitantes
Afin d'annihiler l'armure analphabète
Aux autres attirés aux alcôves accueillantes,
J'irai puiser mon encre aux ciels des pluies d'automne
Pour y tremper ma plume afin de vous noyer
Dans d'immenses chagrins provoqués par les hommes
Déversés sur ces pages où mon coeur vient pleurer,
Je promènerai mon âme aux jardins que j'admire.
Là où la poésie m'aide à trouver la force
De découvrir mes rêves enfouis sous mon écorce
Et d'écouter mon coeur jouer sur notre lyre.
Pourquoi parler pudique puisqu'un panégyrique
Peut parfois psalmodier présomptueusement.
Mes mots malentendus mis maladroitement
Me mettent malheureux, miteux, mélancolique.
POUR LA PAIX
(Afin qu'elle devienne priorité indispensable)
Il existe chez l'homme une soif pour la paix
Qui par la liberté peut s'étancher.
Reliant en profondeur notre âme à l'univers
Elle clame avec ardeur que nous sommes frères.
Elle dévoile souvent le meilleur de nous-même
Quand dans un cri d'amour, en un poème,
Elle peut restituer nos richesses intérieures.
Puisse-t-elle toujours construire notre bonheur
POUR LA
SAINT-VALENTIN
(Amour caché Amour dévoilé)
Quand l'amour nous réunit,
Ce germe en mon âme a toujours grandi.
J'aime imaginer,
Qu'il aurait donné le jour,
À l'arbre sacré qui nourrit l'amour.
C'est à chaque branche
Qu'en secret je vais puiser,
Des fruits qui étanchent, ma soif de t'aimer.
J'aime cet Eden
Ou parfois plein d'allégresse,
Tu brodes à ma peine, des perles de tendresse.
Que jamais ne vienne !
La mort qui balaiera tout,
Asséchant les veines d'un Amour si doux.
Je ne pourrais vivre,
Car mon cœur serait trop lourd.
On ne peut survivre le cœur sans Amour.
Alors laisse-moi,
Te chérir à ma façon.
Si tu ne vois pas mon affection,
C'est qu'elle est en moi
Bien cachée dans ce jardin,
Que j'ouvre pour toi, pour Saint Valentin.
PRIÈRE
DE FÊTE DES PÈRES
(Oh! Mon petit Papa Pierre)
Toi, maladie atroce qui a rongé sa vie
Laissant de la colère au fond de mes entrailles
Tu n'as pas laissé vivre le père que je chéri
Ouvrant cette lézarde au creux de mon poitrail.
Moi, le quinquagénaire je combats aujourd'hui
Afin que d'autres jeunes ne te rencontrent pas
Et je crie aux poivrots que s'ils préfèrent l'impie
Ils peuvent laisser l'enfant en dehors de tout ça.
Où es-tu maladie quand cet être aviné
Parce qu'il se sent fort grâce au venin qu'il boit
Ayant pris le volant puisque tu l'as grisé
Se voit tuer cet enfant. Où es-tu cancrelat?
Toujours je combattrai cette affection vicieuse
Qui se glisse sournoise et s'installe en seigneur
Au fond de ces personnes les rendant malheureuses
Maladie dégueulasse. Tu leur fermes le cœur.
Mais c'est le mien qui s'ouvre aujourd'hui et je gueule
Afin que tu m'entendes. Oh ! Mon petit Papa Pierre
Qu'en cette fête des pères tu sois un peut moins seul
Mais crierais-je assez fort pour t'offrir ma prière ?
SOIR DE GALA
(Noël pour nos aïeuls)
Cette nuit de Noël a réuni nos cœurs
Autour de cette table ornée de victuailles.
Mais avant d'entamer l'abondante ripaille,
Laissez moi retenir cet instant de bonheur.
Vous, parents des parents des enfants qu'on festoie
Avez su nous donner grâce à votre expérience,
La joie de ce repas que l'on prépare d'avance,
Le plaisir d'être unis en ce soir de gala.
Nous, parents des enfants que l'on fête en ce jour,
Comme vous auparavant avons organisé,
En ayant dans le cœur souvenance d'un vieux jouet,
Ce festin de Noël qui se veut plein d'amour.
Vous, enfants des parents, en ce soir de banquet
J'aimerais par ces mots installer dans vos cœurs,
Cette parcelle d'amour qui fait notre bonheur,
En nous rapprochant tous autour de nos aînés.
Regardez vos aïeuls lorsque sera venu,
Votre tour de parents au sein de vos familles.
En voyant dans leurs yeux ces lumières qui scintillent,
Je sais que vous aussi vous en serez émus.
N'oubliez donc jamais de convier les plus vieux.
Car le plus beau cadeau en ce soir de Noël,
Nous vient de leur tendresse qui nous est éternelle,
Pour que nous connaissions le plaisir d'être heureux !
SOUVENIRS
(à ma gentille grand-mère)
Il fera jour bientôt, je sens
L'odeur de café m'envahir.
Des sentiments d'adolescent
M'entrainent dans mes souvenirs.
Car cette senteur matinale
Réveille en moi ces jours "Grand-mère".
Ce rendez-vous dominical
Où j'allais voir ma mémé Claire.
Quand j'arrivais tôt le matin
Tout essoufflé d'avoir couru
Pour faire plus vite le cour chemin
Qui la séparait de ma vue
Elle m'attendait toujours fidèle
Tout en sourire et dans ses yeux
Il y avait cette étincelle
Provoquée par l'amour heureux.
Dans ses jupons je me jetais
Je sens encore dans mes narines
L'odeur de lessive qu'elle sentait
Mélangée à sa brillantine.
Alors de ses deux mains tremblantes
J'en frissonne encore d'y penser
Elle caressait mes joues brûlantes
Qu'elle voulait toujours embrasser.
Et aujourd'hui c'est à mon tour
Devenu un grand père moi-même
D'offrir à trois p'tits bouts d'amour
Un peut de ces moments suprêmes.
Lorsqu'ils sont là et que résonne
De leurs cris joyeux ma demeure
Je veux des gros baisers qui sonnent
Dont ils me remplissent le coeur.
SUR LE VIF
(Ecrit le 07 avril 2005)
Au fil de mes pensées j'écris ces quelques vers
Directement depuis le site où je me trouve
Pendant que mon épouse face à l'écran de verre
Regarde un feuilleton que je réprouve
Hier entre nos murs la gaieté rayonnait
Puisque les tous petits de nos enfants chéris
Étaient venus remplir la maison de pépé
De leur joie tapageuse et de leurs cris
La vie est ainsi faite lorsque nous vieillissons
C'est avec le soleil du coeur de nos familles
Que notre vie s'égaille emplissant la maison
Des rires de nos garçons et filles
Aussi si vous avez parfois des divergences
Qui ne peuvent se régler que par colère et cris
Ne laissez pas ternir car il est une chance
L'amour qui vous uni
VERS UNE FIN DE
PROMENADE
(Pour clore cette lecture)
A l'heure où je repose la pointe de ma plume,
Près du papier couché sur ma table de bois,
Je cherche vainement, mais mon esprit s'embrume
L'idée qui fera naître un vers qui ne vient pas.
Lassé d'écrire ainsi des mots qui se bousculent
Sans rien faire émerger du fond de mes pensées,
Lentement je m'évade au bout d'un crépuscule,
Où se trouve l'Eden de mes rêves cachés !
Et je plonge en mon âme. Mon regard s'est éteint.
Plus rien autour de moi ne pourra m'ébranler.
Ma contemplation m'a transporté si loin,
Que pour en revenir il faudra m'éveiller !
Compteur Gerard Sandifort :
Compteur Général :