Accident
Tout d'abord, il me faut raconter l'ascension
En un acrostiche pour dire la passion
D'escalader les montagnes, dans les parois
Grimpant sans hésitation, pas de désarroi.
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A voir & croire la victoire étinceler
Le danger n'est pas écarté, tout peut encore
Arriver, le risque guette encore le corps.
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Il a neigé,
Les routes ne sont pas dégagées.
Il a neigé,
des gens sont naufragés.
Il a neigé,
Sur des autoroutes submergées.
Il a neigé
Des véhicules endommagés.
Il a neigé
Sur des aéroports en danger.
Il a neigé
Au détriments des usagers.
Il a neigé
& les gens deviennent enragés ...
Quelques
fois,
La
voix morne & triste
De
l’existence
HURLE
Avec
violence
&
passion.
Rimes
en vie.
Insipide saveur de la vie
Qui sans cesse m'a poursuivi
Estompant toutes mes envies
Qui restent alors inassouvies
& je me retrouve asservi
Sans avoir aucun préavis
Insidieux parfum d'eau de vie
Qui devrait me rendre ravi
Cette existence qui me convie
Je n'ose franchir le pont-levis
& reste alors sur le parvis
Sans désir & je survis.
Toujours
seul.
Toujours seul avec sa souffrance
Que l'on porte dans nos errances
A fuir tous les regards
Solitude qui nous égare
Méandres de la dépression
Peu importe la compassion
Les paroles réconfortantes
Dans cette vie où plus rien ne tente
L'existence semble être un leurre
Toujours seul avec sa douleur.
Mélancolie.
Une espèce de douce folie
Qui rallie
Dans une espèce d'indifférence
& sans raison apparente
Avec une certaine délicatesse
Peur & tristesse
Comme compagnons ordinaires
Comme deux partenaires.
Emanations.
Il émane d'elle
Une douceur énergique
Idyllique
Le feulement d'ailes
D'ange
A heurté mon âme
Qui s'enflamme
A chanter ses louanges
& son regard
A laissé mon esprit
Épris
A son égard..
V Vénus, habillée de
son manteau de fourrure
E Et à la main, son
long fouet comme parure
N Nue dessous, bottée,
symbole d'autorité
U Utopie de charme
faite de volupté
S Séverin attend,
prosterné, impatiemment
A A genoux, Votre
venue, celle des tourments
L Lanière
cinglante propice à son délice
A Arrache gémissements
durant son supplice
F Faîtes-moi souffrir,
Maîtresse, demande-t-il
O Offrant son corps à
la morsure versatile
U Urticaire de cravache
pourtant souhaitée
R Rêve de douce
torture à être fouetté
R Roué de coups par
cette Femme si cruelle
U Universelle de beauté
et sensuelle
R Réduit à néant par
Vénus dominatrice
E Etrillé, cuir cruel,
fourrure tentatrice.
Piédestal
de mon âme.
Sur le piédestal de mon âme
La place était vacante
& tu t'y es installée
Avec ta beauté éloquente
Tes talons aiguilles
Scintillent
& transpercent mon cœur
De sillons de bonheur ...
Haïk-nue
Narquoise ingénue
Uppercut sans retenue
Elle est toute nue
Noyade ténue
Utopie qui m'exténue
Et qui s'atténue
Nu a sa venue
Unique bien qu'inconnue
Egérie menue
Ni déconvenue
Us & coutumes obtenus
Elle s'insinue
Nœuds, bien maintenue
Ultime circonvenue
Emue détenue ...
Être
une fille
J'aimerais tant être une fille
Que cette idée est affolante
Porter des tenues affriolantes
Juchée sur des talons aiguilles ...
J'aimerais tant être une fille
Que cette idée est saugrenue
Et me promener toute nue
Voir le désir dans les pupilles ...
J'aimerais tant être une femme
Ô que cette idée est rebelle
J'aimerais pourtant être belle ...
J'aimerais tant être une femme
Cette idée est contre-nature
Cette envie portant me torture ...
Cambrure
La cambrure de ses pieds
& me prend à rêver
D'être entravé
Devant ses doux orteils
Qui m'émerveillent.
Le
soleil fond
Le soleil fond
Dégradé rose & orange
& la nuit s'arrange
En toile de fond
Sur une moitié de ciel
Qui s'agrandit
& s'arrondit
Quartier résidentiel
Des sommets qui s'éclairent
Doucement déteignent
Puis s'éteignent
Dans la nuit claire.
Ses
hauts, ses bas.
Avec ses hauts et ses bas
Qui rythment mon célibat
Cliquetis de pacotille
De ses talons aiguilles
La vie m'ennuie
Trop longue nuit
& la mort nue
Est venue
Ses charmes offerts
Quitter l'enfer.
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