TERA

 

Aujourd'hui 

Aujourd'hui quoiqu'on en dise
Elle est passé la belle époque
Ou les hommes vivaient
Parce que la vie les y invités

Aujourd'hui quoiqu'on en dise
Il est bel et bien mort
Le bistro de la Jeanne
Ou l'on refaisait le monde

Aujourd'hui quoiqu'on en dise
Les pavés ne parlent plus
Les rues sont bien mortes
Plus de joie dans les avenues

Aujourd'hui quoiqu'on en dise
Les hommes ont bien changeait
Ils ne portent ni chapeau ni casquette
Les têtes se ressemblent toutes

Aujourd'hui quoiqu'on en dise
Les auteurs se sont taillés
Ils ont prient leur jambes à leur coup
De peur de ne plus se reconnaître eux-mêmes

Aujourd'hui quoiqu'on en dise
On s'en rend bien compte
Mon cœur se fait gros
Et je commence à pleurer 

..........

Le cri de l’oiseau 

Je suis dans cette terre
Un oiseau de terreur
Une peur brûlante
Dans un ciel plâtré

Je suis dans cette humanité
Un ventre vide et plein
De la douleur des incompréhensions
De la gloire d’un passé amer
Je suis le vautour réincarné

Je pèse une larme
Qui me fait si mal
Je pèse ma souffrance
Plus qu’infinie dans sa consistance
Indéfinissable terrassement
Des âmes toutes découpées

Je vous préfère madame en fée
Dans une planète verte et enchantée
Sur un théâtre ou rien n’est à apprendre
Ou les voix coulent tel le ruisseau
Dans une belle rivière de tolérance

Je vous préfère madame, je vous préfère. 

© 

Écrire à l'auteur : extense12@yahoo.fr