Le temps semble suspendu pas même un souffle de vent
Je suis comme dans une salle placée au premier rang
Assise sur la terrasse devant la toile du ciel
Une émotion intense rend l'instant irréel
J'ai la gorge si serrée devant tant de beauté
Que j'aimerais m'envoler vers cette immensité
Le long de mes joues coulent des larmes de bonheur
Lorsque le firmament revêt toutes ses couleurs
Scintillant de paillettes cette voûte enchantée
Rehausse la beauté de cette belle nuit d'été
Puis la lune frileuse se couvre lentement d'un voile
Et viennent à mes oreilles le doux chant des étoiles
Jeux de couleurs
J'étais dans un long couloir NOIR
A la recherche du BLEU des cieux
ROUGE comme un coquelicot
D'avoir couru vers un point BLANC
Menant vers le VERT de l'espoir
Pour ne trouver qu'un GRIS affreux
MARRON était la couleur de l'eau
Du vase où une ROSE se fanait lentement
Une ORANGE dans une corbeille D'OR
S'ennuyait parmi les PRUNES bien mûres
Entourés de quetsches au ton VIOLET
Soudain un rayon JAUNE apparut sur le mur
C'était le reflet de la lune parée d'ARGENT
Qui jouait sur le papier peint FUSHIA
Le canapé BEIGE avait l'air fatigué
Dans la pièce flottait l'odeur du LILAS
Dans la nuit où se trouve l'ARC-EN-CIEL
J'écrirai sur la mer
J'écrirai sur la mer à l'encre de l'écume
Les plus beaux de mes vers auréolés de brume
Glisseront sur les vagues mes phrases passionnées
Décorées de ses algues parfumées d'air iodé
Sur la grande page bleue seront mes mots d'amour
J'y dessinerai tes yeux et ta peau de velours
En ferai une copie dans l'espace du ciel
Pour toi l'homme de ma vie? mon ange sensuel
Le corps abandonné et bronzant sur la plage
Tu penseras rêver? découvrant le message
Ta gorge se serrera sous la forte émotion
Une larme glissera sur ta douce toison
Lorsque le soir viendra te prendre par la main
Alors tu le suivras dévoré d'une faim
De venir m'enlacer goûter à mes caresses
En baisers passionnés emporté pas l'ivresse
J'écrirai sur la mer
Ici ? finit l'enfer ?
N'ouvre
pas la lumière.
N'ouvre pas la lumière car cette nuit je dors
Je voyage dans l'univers des vivants et des morts
Réveille-moi doucement lorsque l'aube pointera
Pour me faire revenir du monde de l'au-delà
J'essayerai de garder gravés dans ma mémoire
Ces moments merveilleux inscrits dans un grimoire
Voyage fantastique d'un univers étrange
Là où rien ni personne jamais ne vous dérange
J'inscrirai sur les pages de mon cahier intime
Toutes les émotions qui tout à coup m'animent
Arracherai les feuilles couvertes de soupirs
En ne laissant que celles taguées de mes délires
La plus douce des morts
Paupières qui se lèvent sur un regard azur
Où naviguent mes yeux verts dans cette mer si pure
L'air se remplit de sons faits de tous nos soupirs
Quand enfin s'illumine la nuit à nos sourires
Ta bouche doucement comme le ferait un aimant
Attire soudain mes lèvres vers toi mon bel amant
Et flotte dans la chambre le parfum de ta peau
Ta peau que je caresse d'une plume d'oiseau
Peu à peu mon esprit dérive dans ce présent
Le passé s'est enfui et l'avenir est absent
Puis lorsque ma poitrine se colle contre ton corps
Je ressens dans mon être la plus douce des morts
Femme fleur
Il y a des fleurs partout
Mais ne les cueille pas
Certaines sont fragiles
Elles pourraient s'abimer
Si l'une d'elles te plait
Ses pétales graciles
Au toucher délicat
Seront te rendre jaloux
Il y a des fleurs partout
Tu hésites voilà
Le choix n'est pas facile
Une seule, l'aimer
Il faut te décider
Là tu deviens fébrile
Tu y vas de ce pas
La désigne tout à coup
Il y a des fleurs partout
Mais si tu l'aimes vraiment
Celle-là vaudra le coup
Que tu deviennes son champ
L'aile d'un ange m'a effleuré
Puis doucement s'en est allée
J'ai effacé toutes les images
Qui n'étaient juste que des mirages
Puis j'ai soudain ouvert les yeux
Et regardé le bleu des cieux
La tête pleine de délires
Sur mes lèvres un beau sourire
J'ai secoué mon grand manteau
Se sont échappés tous mes maux
Le cour léger comme une plume
Talons qui claquent sur le bitume
Le coeur emplie d'une mélodie
Qui tantôt pleure qui tantôt rie
Emportée par un flot de joies
M'en suis allée droit devant moi
Sillonnant toutes les provinces
A la recherche de mon prince
Doucement, délicatement
Doucement tes effluves s'échappèrent dans le temps
Les minutes effleurèrent tes lèvres délicates
La nature retient alors son souffle pour ne pas te décoiffer
Peu à peu des images vinrent à pas de géant
Sorties de ta mémoire enveloppées de ouate
Comme un film tourné à l'envers l'histoire semblait recommencer
Délicatement le papillon caressa de ses ailes la rose fragile
Et le temps suspendu semblait prendre la pose
Une à une toutes tes cellules s'imprégnaient de cet étrange moment
L'instant était fort que les fleurs coquines au soleil exhibaient
leurs pistils
Tes mots même muets racontaient tant de choses
Que rien au monde n'aurait pu m'éloigner de ce lieu je vins à toi
doucement.
Tu l'emmènes dans tes rêves
Lentement les nuages
Disparaissent de ton ciel
Toi qui est en otage
D'une image sensuelle
La douceur du printemps
Attise tes envies
Peu à peu tu ressens
Un désir qui prend vie
Tu aimerais lui dire
Là ce que tu attends
Avouer tes délires
De ceux qu'ont les amants
Mais tu n'oses parler
Car tu es trop méfiant
Ton cour toujours blessé
Voudrait un pansement
Puis lorsque tu la quittes
Qu'elle reste connectée
Uns sensation t'habite
Que tu aimerais chasser
Au seuil de ton sommeil
Elle y pose les pieds
Elle est ce grand soleil
Qui éclaire tes journées
Et lorsque tu t'endors
Sur tes lèvres son baiser
Tu l'emmènes alors
Dans tes rêves passionnés
Prince Ksenio
Prince entré dans ma vie non par la petite porte
Mais celle qui grande ouverte attendait votre venue
Laissons faire le destin pour le reste qu'importe
La flamme qui nous anime nous pousse vers l'inconnu
Nos phrases qui s'entrecroisent en échanges charnelles
Comme l'ombre et le lumière qui sans cesse se côtoie
Et charge l'atmosphère d'une onde sensuelle
Telle une douce caresse sur une robe de soie
Nous savons tous les deux que ce ruban de route
Que nous emprunterons ne sera qu'éphémère
Mais nous préférons ça qu'à regretter somme toute
De ne pas l'avoir pris et garder l'âme amère
Le trouble qui nous habite est bien sûr partagé
Nous l'avons ressenti lors de nos longs échanges
Inutile de le nier un feeling est passé
Entre deux adultes qui sont démon et ange
Ce n'est qu'un rêve
Il y a dans mon ciel gris quelques touches
de bleu
Lorsque mon ciel est bleu restent des taches de gris
Mais le plus important est qu'il soit lumineux
Surtout lorsque se baigne mon regard dans vos yeux
Le temps semble arrêté au seuil de nos envies
Quand je sens cette flamme brûlant de l'intérieur
Je sais que près de vous j'ai envie de dire oui
Oui à cette perception qui vient du fond du cour
Une émotion se crée en intimité rare
Qui soudain veut éclore comme la fleur au printemps
Lorsque nous nous taisons se parlent nos regards
Le silence s'installe mais il n'est pas gênant
J'aimerai avancer vers vous ma main tremblante
Juste du bout des doigts effleurer votre joue
Dessiner le contour de vos lèvres gourmandes
Ensuite l'égarer sur votre nuque votre cou
J'imagine votre bouche se poser sur ma peau
Les caresses de vos mains sur mon corps en attente
Une émotion intense nous emmenant en bateau
Sur une mer sensuelle aux vagues incessantes
Je sais que ce n'est qu'un rêve mais j'adore rêver
Nous sommes une fiction tous les deux nous l'acceptons
Mais une chose est sûre. et ça vous le savez
Notre histoire est belle car nous nous comprenons
Lorsque je danse, lorsque j'écris
Lorsque je danse
Que je balance
Le rythme de mes pas
M'emmène loin là-bas
Dans mes pensées sauvages
Aussi belles qu'un mirage
Où soudain j'aperçois
Une ombre qui est toi
Toi qui toutes les nuits
Dans mes rêves prends vie
Alors je ris alors je pleure
Alors je vis alors je meurs
D'amour entre tes bras
Mon dieu que j'aime ça
Lorsque je danse. pendant des heures
Lorsque s'enfuient. soudain mes peurs
Tout contre moi tu es là
Et même bien au-delà
Lorsque j'écris
Je crée la vie
Elle devient plus belle
Mon âme étincelle
Quand se ferment mes paupières
Je ne vois plus que cette mer
De ton regard si bleu
Qui m'a pris à son jeu
Et je sens ton odeur
Qui fait battre mon cour
Quand serré contre moi
Je t'imagine roi
Alors je ris alors je pleure
Alors je vis alors je meurs
D'amour entre tes bras
Mon dieu que j'aime ça
Lorsque j'écris. pendant des heures
Lorsque s'enfuient. soudain mes peurs
Dans mes textes tu es là
Et même bien au-delà
Dès lors plus rien ne m'arrête
Je danse je fais la fête
Je n'ouvre pas les yeux
Pour te garder un peu
Et c'est dans ma mémoire
Que j'écris notre histoire
A l'encre sensuelle
Cet amour immortel
Amoureux d'une fiction
Vous êtes une graine et moi la pluie
Qui doucement vous fait sortir de terre
Au moment où les rêves s'ennuient
Et que le printemps chasse l'hiver
Qu'il est doux de vous savoir confiant
Attendant de lire mes messages
Quand l'impatience soudain vous prend
De mes poèmes pas toujours sages
Peu à peu toutes vos émotions
Refont surface vous bouleversent
Nous entretenons cette liaison
Faite de mots et de genèses
Peu à peu un trouble se crée
Et vient se poser en questions
Seriez-vous en train de tomber
Juste amoureux d'une fiction.
Petite femme
Petite femme fragile qui n'a plus de repères
Tu te dis que la vie est souvent une galère
Qu'elle met sur ton chemin trop d'obstacles à franchir
Qui ralentissent tes pas puis t'obligent à courir
Petite femme égarée sur la route de la vie
Cherche une porte d'entrée mais aussi une sortie
Dès le déclin du jour elle guette dans le noir
Deux étoiles qui brillent dès qu'arrive le soir
Petite femme perchée sur ses talons aiguilles
Faisant naître chez les hommes un regard qui brille
Ton allure sensuelle leur donne des envies
Lorsque toi si naïve alors tu leur souris
Petite femme paumée qui cherche le mot aimer
Dans les yeux de l'amant que tu viens de rencontrer
Princesse délicate au charme sensuelle
Les anges de la nuit te protègent de leurs ailes
16/01/2006
Là où pointe l'astre d'or
Quand je ferai couler de ma vie cette galère
Où elle s'enfoncera dans une mer d'oubli
Emportant avec elle mes multiples chimères
Dans les remous profonds des terreurs de mes nuits
Je ressusciterai dans une nouvelle femme
Qui saura profiter des plaisirs d'ici-bas
Les goûtant pleinement sans aucun état d'âme
Avec délectation alors se gavera
Puis je sillonnerai mon chemin dit de vie
Vers une destinée qui est toute tracée
Pas besoin de radar pour guider mes envies
Sachant pertinemment vers quoi alors j'irai
En hauts talons et robe plus féminine encor
Mes pas seront légers mon sourire charmeur
Tout droit vers l'horizon là où pointe l'astre d'or
Sur l'autel des désirs je poserai mon coeur
Y trouverai-je le tien.
Ballade du poète solitaire
De ton regard perçant
Derrière tous ces ans
Tu regardes ta vie
Souvent tu la maudis
Tu attrapes ton manteau
Files en courbant le dos
Emporté par la nuit
Dans ton monde infini
Ombre tu te mêles aux gens
Les regarde patiemment
Tous ces êtres qui passent
Non jamais ne te lassent
Ils sont source d'histoires
De joies et de déboires
Et dans tous tes écrits
Revivent là aussi
Tu entres dans un bar
Pour chasser ton cafard
Où devant un café
Enrobé de fumée
Tu espères chaque fois
Entendre enfin la voix
De ta chère disparue
Dire je suis revenue
Renouveau
Lorsque la longue nuit gardienne de mon cœur
Délassera le ruban liant mes sentiments
Qui petit à petit iront vers la lueur
Grisés par le désir d'un renouveau troublant
Attendant ce moment comme une aube naissante
Alors je m'ouvrirai telle une fleur à la vie
En noyant dans l'oubli toutes les choses blessantes
J'étalerais mes pétales aux doigts des tes envies
Toi celui qui soudain saura me prendre au jeu
Jeu de la séduction d'un sourire enjôleur
D'un regard passionné me brûlant de son feu
Pour laisser à mes pieds la cendre de mes frayeurs
Je donnerai libre cours à cet amour nouveau
S'infiltrant dans mes veines telle une perfusion
Dans laquelle coulerait un élixir de mots
Fait d'un mélange au goût de fruits de la passion
Prince
de la nuit
J’ai
rencontré un ange qui avait ton regard
Quand
j’étais égarée une nuit dans le brouillard
Alors
très lentement il déploya ses ailes
M’emmena
avec lui vers un lieu irréel
L’endroit
où je me trouvais était vraiment magique
Que
la moindre des choses paraissait féerique
Une
mélodie bizarre venue on ne sait d’où
Emplissait
les ténèbres pour s’immiscer en nous
De
vagues formes blanches dansaient sous les étoiles
Elles
semblaient en transe en agitant leurs voiles
Et
moi je te cherchais les yeux illuminés
Je
savais que mes pas vers toi me mèneraient
Soudain
tu apparus toi prince vêtu de sombre
Ton
teint couleur de lune tes yeux en perles d’ombre
Sur
mes lèvres tu posas le plus doux des baisers
Dans
le coffre de mon cœur tu y laissas ta clé
L'aube se dérobe...
L'aube se dérobe et laisse entrevoir les prémices du jour
Emporte avec elle les brumes de la nuit en soupirs d'amour
Ton regard se cache derrière tes grands cils doux comme la soie
Perdu dans tes rêves tu souris aux anges entends-tu ma voix
Mes yeux qui caressent ton corps dénudé brusquement s'innondent
Laissent s'échapper toutes ses émotions qui soudain abondent
Je n'ose bouger. ni même respirer le cour en mal être
De ses doux moments tellement intenses prêt à disparaître
L'aube se dérobe comme je vais le faire de notre liaison
Gravant dans mon cour en lettres de sang notre folle passion
Tu sais bien mon ange cette chienne de vie ne fait pas de cadeau
Le mien c'était toi mais notre aventure nous met dos à dos
Aussi je m'en vais sur la pointe des pieds tel un ange gracile
Dont le corps s'enfuit mais laisse près de toi son âme fragile
Celle
qui reste
Quand
il arrive un jour
Que vienne sans prévenir
La mort à un détour
Du carrefour de l'avenir
Qu'elle sépare à jamais
Un couple très uni
En venant amputer
Du tout… une partie
Et laisse celle qui reste
Brisée comme un pantin
Qui demande sans cesse
A prendre le même chemin
Alors tout doucement
Il faut la consoler
L'aider dans ces moments
Et être à ses côtés
L’entourer
de tendresse
Soulager
sa détresse
Avec
elle reconstruire
Aussi
son avenir
L’ange
noir
Il
charge d’obscurité le soleil de ta vie
T’obliges
à soupçonner même quand tu souris
Te
cachant de ses ailes il couvre ton horizon
Fait
résonner le vide qui règne dans ta maison
Tu
n’as plus de repères tes pas ne mènent à rien
Tes
nuits deviennent enfer jusqu’au petit matin
Où
devant ton miroir tu l’aperçois alors
Son
regard te fixe mais tu espères encore
Aussifermant tes yeux tu veux qu’il disparaît
Afin
de retrouver celle que tu aimais
Mais
lui reste bien là guettant tes moindres gestes
Et
tu n’as qu’une envie le fuir comme la peste
Soudain
tu réalises que cet ange dément
N’est
seulement que l’ombre, l’ombre de l’ange blanc
Dès
lors le noir s’efface faisant place au soleil
La
vie semble plus belle dans ton monde qui s’éveille
J’ai
effleuré un rêve
J’ai
effleuré un rêve juste du bout des doigts
Attisée
par la fièvre qui sévissait en moi
Il
a la forme étrange d’un amour impossible
Et
cela me dérange s’il devient invisible
J’ai
caressé ce corps rien qu’en le devinant
Sans
faire des efforts alors le dessinant
La
douceur de sa peau est dans mon souvenir
Provoque
dans mon cœur des milliers de soupirs
Sur
ma bouche s’est posé l’ombre de ses baisers
De
ceux que l’on n’oublie pas et qui font chavirer
Son
parfum flotte encor dans la chambre endormie
Dont
la porte est fermée de peur qu’il ne s’enfuit
Je
m’échoue sur la grève de son regard si pur
Qui
me noie toute entière de sa couleur azur
Et
me laisse dériver au gré de la passion
Emportée
par les flots de toutes ces émotions
J’ai
effleuré un rêve les paupières fermées
A
l’aube qui s’éveille pour ne pas l’effacer
Plage
d’amour
J’ai
posé mes pieds nus sur un chemin de rêve
M’en
suis allée vers toi comme la mer vers la grève
Où
j’adore m’échouer sur ta plage d’amour
Faite
tel un sable chaud au toucher de velours
Emportés
par les vagues de notre passion commune
Nos
mains tout doucement apprivoiseront les dunes
De
nos corps alanguis enivrés des désirs
Dans
un flux et reflux escortés de soupirs
Lorsque
s’apaiseront les vagues déferlantes
Dès
que se calmera cette chaleur ardente
Alors
dériverons sur les flots de l’ivresse
En
protégeant nos vies d’un voile de tendresse
Un
homme boit son destin
J’ai
jeté dans le vent mes désirs les plus fous
Croqué
à pleines dents la vie par tous les bouts
Je
sens naître en moi une nouvelle femme
Un
bien être m’emplit et attise la flamme
Qui
brûle au fond de moi faisant vibrer mon cœur
En
pénétrant mon âme de sa douce chaleur
J’ai
jeté dans la mer les cordes qui me liaient
Les
vagues tourmentées les ont toutes noyées
Me
voilà libérée libre de mon avenir
Sur
mes lèvres s’est formé le plus beau de sourire
Je
me sens plus légère mes pieds ne touchent plus terre
Irais-je
au paradis ou irais-je en enfer
J’ai
jeté dans le ciel des milliers d’étoiles
Écrit
en lettres d’or sur sa grande toile
Qu’importent
les mirages s’ils nous font rêver
Sur
l’océan de sable un ange est passé
Une
oasis renaît dans le désert lointain
A
l’eau de ses yeux verts un homme boit son destin
J'écoute dans le vent
J'écoute dans le vent l'écho de ta chaude voix
Me murmurer je t'aime dans un éclat de toi
Aussi douce à mon cour qu'une belle mélodie
Qui éveille peu à peu la bouche de mes envies
Mes pensées qui s'échappent vont cogner à ta porte
Emplies de cet espoir de ranimer une morte
Ouvre vite mon amour ressuscite mon âme
Sors moi de cet enfer qui me brûle de ses flammes
Tu ouvres en grand la porte de toutes nos envies
Ferme celle de la chambre où tu m'as accueillie
Quand soudain devant toi je laisse tomber mes voiles
Mettant mon corps à nu.dans tes yeux mille étoiles
Sur le lit des soupirs où nous sommes échoués
Je sens mon corps renaître au goût de tes baisers
Mes joues se recolorent au contact de ta peau
Lorsque tu es près de moi je revis à nouveau
L’eau
de jouvence
J’ai
jeté tous mes maux, mes regrets, mes chagrins
N’ai
gardé que tes mots, tes baisers, ton parfum
Mes
pensées pleines de toi frappent alors à la porte
Du
recueil des souvenirs tapissé d’images fortes
Les
paupières baissées sur mes yeux inondés
De
larmes de bonheur qu’elles veulent conserver
Laissent
donc mon regard se reposer enfin
Dans
ce bain de bonheur d’un bien-être divin
Oh !
Doux chant de mon cœur qui berce mes oreilles
De
paroles d’amour celles qui émerveillent
Chaque
phrase ressemble à un mets velouté
Qu’on
aimerait consommer jusqu’à satiété
Et
mon corps entièrement en sevrage de toi
Te
réclame dans un cri qui s’étouffe en moi
Reviens
vite mon ange car le temps est arrêté
Pousse
donc les aiguilles au cadran du mot aimer
Et
tous deux réunis par cette passion intense
Nous
boirons l’élixir de cette eau de jouvence
Automne
couleur de feu
J’ai
plongé mon regard dans un océan bleu
Effleuré
de ma main l’ovale d’unvisage
Repoussé
doucement une mèche de cheveux
Qui
un peu comme toi ne semblait pas très sage
Toi
tu me contemplais de cette mine gourmande
Que
je connaissais bien et qui me transcendait
Dans
tes yeux il y avait une telle demande
Que
nul autre que toi,ne pouvait
exister
Alors
j’ai capturé dans un très long baiser
Toutes
ses phrases merveilleuses s’échappant de ton cœur
Tels
des gants de velours tes mains me caressaient
Chaque
partie de mon corps devenait île de bonheur
Nous
nous sommes échoués comme la vague mourante
Sur
cette plage d’amour épuisés et heureux
Le
ciel qui rougissait à cette nuit naissante
Donnait
à cet automne ses tons couleur de feu
Ciel en reflet de lune
Ciel en reflet de lune fardé de poudre d'étoiles
Mon regard vient se perdre sur cette immense toile
Comme des cheveux d'anges quelques légers nuages
Glissent allègrement avant de faire naufrage
Ils sont semblables aux âmes égarées dans la nuit
Qui à la moindre alerte s'affolent et s'enfuient
Je reste pendant des heures sans jamais me lasser
A regarder ta voûte où s'égare mes pensées
Une émotion intense fait déborder mon cœur
Remplissant tout mon être d'une onde de chaleur
Mon amant qui se réveille me cherche dans le lit
Puis vient vite me rejoindre contre moi se blottit
Nous sommes si émus par ton immensité
Que le plus beau cadeau alors à te donner
C'est que tu sois le témoin de notre nuit d'amour
Nous laissons donc ouverts les rideaux de velours
Afin que ton regard nous couvre de caresses
Dans cette chambre berceau de notre nuit d'ivresse
09/02/2006
Tu
es poussière d’étoile
Tu
es poussière d’étoile dans ce monde infini
Face
à la grande toile que l’on appelle la vie
Ici
dans ce désert toi la douce oasis
Avec
tes beaux yeux verts tes lèvres couleur cassis
Tu
attends patiemment sans te voiler la face
Qu’arrive
le moment de regarder la glace
Traverser
le miroir pour enfin pénétrer
Dans
un lieu où le noir est banni à jamais
Et
tu souris aux anges aussi douce que la soie
Aimant
le mot étrange qui te donne des émois
Tu
avances prudemment sur la pointe de pieds
Toujours
en évitant tous les fils barbelés
Qui
accrochent au passage juste pour te retarder
Le
délicat voilage dont tu t’es enveloppée
Et
le cœur débordant d’un infini amour
Tu
t’en vas droit devant là où pointe le jour
Contrastes
Vous êtes le froid j’incarne le chaud
Moi le soleil vous nuit sans lune
Dans vos yeux verts le monde est beau
Vos caresses sont comme des plumes
Je suis de glace vous devenez feu
Flocon de neige brasier ardent
Qui me tempère et calme le jeu
De nos ébats tellement puissants
Vous êtes la mer moi votre plage
Algue mouillée sur sable doré
Lorsque vous n’êtes pas très sage
Je vous calme d’un très long baiser
Je
suis la vie vous êtes ma mort
La distance qui nous sépare
Renforce notre désir encore
D’une rencontre ou d’un départ
Tous ces contrastes nous attirent
Moi en automne vous en été
Car nous partageons nos délires
C’est cela qui nous a rapprochés
Tu
rêves de voyages…
Tu
rêves de voyages pour enfin t’évader
D’un
lieu où tu n’as pas trouvé le mot aimer
Tu
te sens amputé de l’amour de ton père
Qui
t’a beaucoup manqué toi la chair de sa chair
Et
tu pars maintenant dans une grande croisade
Celle
des sentiments qui te rend presque malade
Tu
imagines donc de vastes étendues
Où
tu rencontrerais ta belle inconnue
Celle
pour qui tu serais l’homme le seul le vrai
Qui
dans les moments durs saurait te rassurer
Elle
deviendrait un ange qui de ses grandes ailes
Toujours
te protégerait par des gestes maternels
Aussitrès sensuelle elle serait un refuge
Pour
t’abriter et fuirle pire
de tes déluges
Dans
ce monde cruel où tu ne trouves pas ta place
Toi
qui aimerait tellement te regarder en face
Afin
de retrouver juste ton identité
Auprès
de cette femme que tu voudrais aimer
Tous
deux main dans la main devant un océan
Le cœur à l’unisson vous oublieriez le temps
En
faisant des projets de parcourir le monde
Et
vivre tous les deux sur une terre féconde
Le
saut de l’ange
Le
ciel était si noir qu’on aurait dit qu’il touchait la terre
Les
nuages gonflés d’ondes négatives et amères
S’entrechoquaient
dans un curieux combat
Dressé
sur la bord de la falaise les cheveux offerts au vent
Ton
allure de rebelle défiait les caprices du temps
Ton
regard dur s’égarait tout là-bas
Bras
en croix la chemise plaqué contre ta peau
Par
la pluie qui commençait à tomber à grands seaux
Tu
regardais le vide avec cet air que tu avais tellement d’étrange
Un sourire étira tes lèvres
mais ce sourire était glacial
Car
dans ta poitrine tu sentais battre ce cœur qui te faisait si mal
Alors
fermant les yeux tu te décidas enfin de faire le saut de l’ange
Tu
volais dans les airs léger libre comme un oiseau
Jamais
dans toute ta vie tu n’avais été aussi beau
Longtemps
ton corps flottât puis peu à peu s’enfonçât dans la mer
Le
soleil déchira l’immense toile sombre d’une gerbe de flammes dorées
On
aperçût une ombre s’élevant dans les airs telle une âme libérée
Le
ciel était si bleu qu’on aurait dit qu’il colorait la terre
C’était juste le reflet
des tes yeux…
Le
bourgeon et l’arbre
Toi
tu es ce bourgeon sur l’arbre de ma vie
Qui
doucement prend forme sur une branche d’amour
J’aime
cette façon lorsque tu me souris
Et
déposes sur mes lèvres tes baisers de velours
Tu es si délicat que j’en
ai le cœur qui fond
Lorsque
ta voix m’effleure comme le souffle du vent
Et
fait bruisser les feuilles qui recouvrent mon tronc
Sur
lequel des frissons voyagent allègrement
Dans
nos tendres ébats tellement sensuels
Recouverte
du feuillage de tes nombreux rameaux
Profitant
pleinement de ces moments charnels
Je
reçois cette sève que tu m’offres en cadeau
Couleur
d’encre
J’écris
à l’encre rouge sur chaque flocon de neige
Un
récit de ma vie qui tourne comme un manège
Ce
manteau tacheté dont je me couvre alors
Loin
de me réchauffer frigorifie mon corps
Pour
calmer cette fièvre qui végète en moi
Dans
ce moment crucial d’avoir à faire un choix
J’écris
à l’encre noire sur chaque pétale de lys
Un
récit de tristesse qui vient qui part et glisse
Ces
morceaux délicats que j’effleure de mes mains
Les
jette dans le vent où se trouve mon destin
Pour
les voir s’envoler comme des papillons fous
Disparaître
à jamais happés dans les remous
J’écris
à l’encre bleue sur chaque page de ma vie
Une
ébauche de bonheur qui est là qui mûrit
Ces
feuillets restés vierges attendant patiemment
Que
s’inscrivent ces phrases dédiées à un amant
Pour
remplir de bonheur le vide de mon cœur
Et
goûter à nouveau la vie avec ardeur
Voyage
dans tes rêves
Comme
un souffle d’amour qui caresse ta peau
Je
viendrais dans tes rêves pour les rendre plus beaux
Ton
sourire sera comme une invitation
Pour
satisfaire alors le feu de ta passion
Vers
moi avidement s’ouvriront grand tes bras
Sur
tes lèvres gourmandes ma bouche se posera
Tu
seras mon amant le plaisir de la chair
Mais
t’attachant à moi tu perdras tes repères
Alors
je quitterai tes rêves tout doucement
En
laissant sur ton corps mon parfum enivrant
Et
ce jusqu'à la lie...
Entre vite mon cour approche viens me voir
Avance je t'en prie montres-toi sors du noir
Mets-toi dans la lumière n'aies aucune crainte de moi
Je ne suis pas une mégère mais douce comme la soie
Viens te baigner bébé dans l'eau de mes yeux verts
Pénètre franchement mon petit univers
Laisse tes lèvres quitter mes lèvres et s'égarer
Sur mon corps en attente des tes brûlants baisers
Parle-moi de tes rêves quelles sont tes envies
Ne pose pas de questions sur ta future vie
Vivons l'instant présent comme s'il était unique
Jetons très loin de nous cette enveloppe pudique
Pour goûter pleinement même les fruits défendus
Je t'ouvre mon éden tu es le bienvenu
De mon jardin secret je te donne la clé
Et nul autre que toi ne pourra y entrer
Nous vaincrons les démons qui habitent notre vie
Consommant notre amour et ce. jusqu'à la lie...